‹ Traité philosophique de médecine pratiqueChapitre 25 sur 61 · Nous avons ouvert récemment le cadavre d’une · texte numérisé non relu

Nous avons ouvert récemment le cadavre d’une

ptysir7erminëë de 28 ans qul nous avait présenté les symptômes d’une par la mort. phtfiisie pulmonaire très-peu avancée^ et qui succomba le

cinquième jour d’une hémoptysie très-abondante contre laquelle tous nos efforts ne nous conduisirent qu’à une suspension des accidents pendant une journée. Les bronches du poumon droit , depuis leur origine trachéale jusque dans les ramifications du troisième ordre seulement ^ étaient remplies de sang vermeil demi-coagulé. La muqueuse bronchique était d’un rouge peu foncé ^ les vaisseaux capillaires sanguins, qui rampaient dans l’épaisseur des tuyaux bronchiques et qui sont surtout évidents sur la surface externe de ces tuyaux quand on les isole, étaient très-gorgés de sang. Le sommet des deux poumons contenait une assez grande quantité de tubercules, la plupart disséminés, d’un très-petit volume , et tous crus ^ quelquesuns seulement offraient un commencement de ramollissement. Les vésicules pulmonaires et même les petites bronches au-dessous des tuyaux aérifères du troisième ordre , contenaient une assez grande quantité de sérosité qui était à peine colorée. La base du poumon droit conservait un volume considérable , et laissait suinter par la pression une assez grande quantité de liquide séreux*, elle était évidemment œdémateuse. Le cœur, les gros vaisseaux, étaient sains , mais presque vides de sang.

Nous crûmes, quand cette malade devint hémopty- , sique, que l’hémorrhagie provenait de quelque vaisseau ouvert dans quelque petite excavation tuberculeuse dont la présence nous semblait présumable , bien qu’il nous fût impossible d’en constater les signes directs^ mais c’était

' Epît, de curandis hom» morbis, class. ord. iii, § 603,

DES HÉMOPTYSIES. - l45

par exhalation sur la muqueuse aérifère que le sang s’était extravasé. Sa présence à la surface de cette membrane, l’injection prononcée des vaisseaux bronchiques^ la teinte rougeâtre de la muqueuse, l’infiltration oedémateuse de la base des poumons à un degré prononcé , telles étaient les lésions anatomiques qui caractérisaient cette maladie après la mort. On ne peut douter que la diminution du volume des poumons, par suite de la dégénérescence tuberculeuse

de leur sommet , n’ait contribué à rendre la mort de la

malade plus facile.

263. Toutes les fois que nous avons examiné les bronches de sujets morts après avoir eu très-récemment des hémoptysies qui n’étaient pas le plus souvent la cause de la mort, nous avons remarqué les mêmes désordres-, mais nous n’avons jamais reconnu de vaisse MX variqueux sur la muqueuse des voies bronchiques.

Le sang extravasé dans les bronches d’un certain Volume ne pénètre pas dans les rameaux aérifères inférieurs, c’est vers les grosses bronches que ce fluide versé se répand. L’œdème pulmonaire peut s’expliquer par le degré de congestion considérable de tout l’appareil vasculaire du poumon droit.

264. L’hémoptysie est très-fréquemment liée à des maladies du parenchyme des poumons ou à des affections qui produisent des obstacles à la circulation dans le cœur ou les gros vaisseaux^ les ouvertures de cadavres révèlent l’existence de ces lésions. Mais les désordres qui se lient immédiatement à l’extravasation du sang sur la surface de la muqueuse bronchique sont comme après l’hémoptysie idiopathique , l’injection des capillaires de cette membrane, sa teinte rouge plus ou moins prononcée, la présence du sang coagulé dans les bronches, l’existence d’une grande quantité de sérosité sanguinolente dans les dernières ramifications aérifères qui correspondent aux bronches qui sont le siège de l’hémorrhagie, etun certain degré d’infiltration séreuse du poumon,

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