MEMBRANES MUQUEUSES
depuis un long temps, souvent comme hémorrhagie supplémentaire de la menstruation , sans avoir déterminé un état d’épuisement considérable, malgré la grande quantité
Terniinaisoii et suites des gas- Iro - hémorrhagies.
Rapports de la gastt O - hémorrhagie avec d’autres maladies.
de sang rejetée à des intervalles peu éloignés; c’est que^ dans ce cas^ comme dans toutes les hémorrhagies chroniques, une plus grande activité dans la réparation est l’effet indirect que ces hémorrhagies exercent sur l’organisme, (57 et 125.)
332. La gastro-hémorrhagie aiguë se termine le plus souvent par la guérison; il n’en est pas de même de la chronique , sans doute, parce qu’elle est le plus souvent symptomatique de lésions de tissu des plus graves. Cependant cette maladie aiguë ou chronique détermine quelquefois la mort par l’épuisement plus ou moins rapide qui résulte des pertes de sang. Les hémorrhagies de l’estomac qui sont instantanément mortelles (323) sont très-rares,
333. Souvent, après la gastro-hémorrhagie, les malades conservent des douleurs d’estomac; ils ont de la difficulté de digérer, de la soif, des éructations acides, des douleurs vives à l’épigastre après les repas, et en un mot des symptômes de dyspepsie ou de gastrite, qui sont quelquefois les prodromes de nouveaux accidents hémorrhagiques, et présagent ainsi la récidive de la maladie.
334. La gastro-hémorrhagie aiguë est souvent idiopathique; elle est néanmoins quelquefois symptomatique; ainsi elle est le symptôme dominant le plus tranché d’une fièvre hémorrhagique des plus meurtrières , la fièvre jaune. Nous l’avons vue se montrer comme symptôme de la gastrite aiguë et du catarrhe gastro-intestinal.
335. La gastro-hémorrhagie chronique est presque toujours symptomatique.
336. La gastro-hémorrhagie complique les maladies dont elle est un symptôme habituel et insolite (345, 347? 348, 36o); mais elle est assez fréquemment jointe à d’autres hémorrhagies, M. Lallemand a rapporté un exemple
DES GASTRO-HÉMOERHAGIES.
d’hémorrhagie double par la muqueuse gastrique et par les voies urinaires ^ •
337. Il n’est pas très-rare d’observer l’épistaxis pendant les prodromes des hémorrhagies gastriques ; de même qu’on voit assez fréquemmentchez despersonnes qui ont été affectées plusieurs fois de cette hémorrhagie , des épistaxis suppléer aux pertes de sang par l’estomac dont l’organisme semblait avoir contracté l’habitude. Schmidtmann a observé une gastro-hémorrhagie alternant avec une hémoptysie
Art. II . Altérations des organes dans les gastro-hémorrhagies.
338. Les lésions constatées à la dissection des cadavres après les gastro-hémorrhagies se rapportent directement à l’hémorrhagie elle-même ou à des altérations morbides dont elle a été l’effet plus ou moins éloigné.
33g. Les premières consistent dans la présence dans État du san? l’estomac de caillots de sang, de consistance variable de- ^ puis celle du cruor à peine coagulé jusqu’à celle de caillots fibrineux stratifiés, les plus solides. Ces caillots présentent souvent à la fois la coagulation à différents degrés. On trouve souvent aussi du sang dissous et mélangé à du mucus filant visqueux. Des grumeaux sanguins plus ou moins volumineux se trouvent quelquefois en même temps dans l’œsophage, où ils ont pénétré après la mort *, on en trouve # aussi ordinairement dans les intestins. Là le sang extravasé est brun noirâtre , mélangé à la bile et aux fèces , ayant souvent une consistance comme poisseuse.
340. La surface interne de l’estomac est presque toujours État de la tmi. séparée des caillots sanguins par une couche de mucus vis- gastn-
queux d’une teinte rouge ordinairement peu foncée. La muqueuse gastrique ne présente le plus souvent au contact de ces produits de l’hémorrhagie aucune apparence de lé-
' Annales de La Société de méd, de Montpellier , t. xx, p. 259. Summa obs» med, , vol. m, cap. 1, cas. iv, p. 19.
État des vaisseaux après la mort produite par une gastrohémorrhagie.
siori morbide^ à peine si elle est teinte par la matière colorante du sang; dans quelques cas cependant, elle présente une rougeur manifeste due évidemment à la congestion vasculaire, comme le prouve l’état d’injection des capillaires (35o). La surface de la muqueuse des intestins grêles est au contraire toujours plus ou moins teinte dans les parties déclives qui sont adjacentes aux couches de sang coagulé.
Les auteurs ont indiqué dans l’épaisseur de la muqueuse gastrique, après la mort par hémorrhagie de l’estomac, une sorte d’imhibition du sang qui en pourrait être exprimé par la pression. Cela s’est présenté à F. HoJBfmann, à P. Frank , à Portai. Nous n’avons rien vu de semblable dans les dissections que nous avons pratiquées dans ces circonstances ; la muqueuse de l’estomac , examinée avec le plus grand soin, ne présentait aucune apparence d’érosion superficielle ou de congestion inflammatoire des faisceaux vasculaires superficiels qui auraient fourni immédiatement le sang extravasé.
Quelquefois on trouve aussi , comme l’a constaté une fois P. Frank ^ , toute la surface interne de l’estomac ecchymosée et livide : l’hémorrhagie , dans ce cas , au lieu de s’opérer dans la cavité du viscère, s’était infiltrée dans le tissu de l’organe.
341* Lorsque l’hémorrhagie de l’estomac a été trèsconsidérable , les gros vaisseaux artériels et veineux sont vides de sang. Cette vacuité ne s’étend pas le plus souvent au système veineux de la veine-porte, qui n’est pas beaucoup plus pâle que dans l’état ordinaire.
542. L’hémorrhagie de l’estomac, comme toutes les autres hémorrhagies , est nécessairement liée à un certain degré de congestion des vaisseaux de l’estomac ; mais l’on n’en trouve le plus souvent plus de traces après que l’extravasation sanguine a déterminé l’évacuation de ces vaisseaux et la mort du malade. Dans les cas où la mort arrive
* E-pit, de car, hom^ morbiSf lib, v, p. 31, $ 612,
DES GASTRO-HÉMORRHAGIES.
avant que la sortie du sang n’ait ainsi modifié l’état delà circulation de l’organe , on trouve une congestion sanguine très considérable de ces vaisseaux. Ainsi Kœmpf trouva sur le cadavre d’une personne morte avec une hématémèse les artères gastriques gonflées par un sang noir b
543. Les altérations qui dépendent d’états morbides dont l’ hémorrhagie a été l’effet plus ou moins immédiat se rapportent à des obstacles à la circulation des appareils artériels et veineux auxquels appartiennent les vaisseaux de l’estomac ^ ou à des altérations dans la structure des tuniques de l’estomac , ou des gros vaisseaux voisins ou propres à cet organe.
544* Parmi les obstacles à la circulation constatés sur les cadavres de ceux qui ont succombé après des hématémèses ^ il faut placer en première ligne les compressions des gros vaisseaux de l’abdomen par des tumeurs. C’est ainsi que l’aorte se trouvait déprimée au-dessous de l’estomac par la présence d’un squirrhe considérable du pancréas dans un cas observé par van Doëveren C’était une tumeur squirrheuse du rein qui comprimait ce gros vaisseau chez un individu mort d’hématémèse et disséqué par Drouin. D’autres fois l’aorte ouïes grosses artères adjacentes à l’estomac étaient anévrysmatiques ^ et cette circonstance gênait le passage du sang dans le tube artériel. Nous avons constaté cette altération sur le sujet de l’observation suivante :
Une fille dë vingt-trois ans , d’une forte constitution , observation
• w 1* P*J * J- ’jjL J. 1 sur une hematé-
avait eu plusieurs rois des nevres intermittentes dans son ^èse mortelle pays. Elle était cependant bien portante depuis trois ans , * ry?me du tron^ lorsqu’elle vint à Paris en i853. Bientôt après elle commença à éprouver des douleurs obtuses à l’épigastre , qui revenaient par intervalles, et qu’elle soulageait souvent
* Cité par Tissot dans ses Obs, sur le morbus nîger (Collection des œuvres de Tissot. Paris, 1769, t. ii, p. 42, in-12).
Observât paifi, anat, Lug(i Bat, 1789, obs. i.
l84 HÉMORRHAGIES DES MEMBRAIXES MUQUEUSES.
en serrant plus fortement son corset. Toutes les fonctions s^accomplissaient d’ailleurs bien. Le 14 novembre i835, cette fille, qui était au deuxième jour de ses règles, ayant éprouvé une peur, fut prise subitement d’un étourdissement-, ses règles se supprimèrent, et elle eut un vomissement de sang qui se renouvela trois fois dans la journée. Le 1 5 et le 1 6 , elle eut des selles noires avec de légères coliques. Le 17 novembre, nous la trouvâmes avec les lèvres pâles, décolorées-, le pouls peu développé et fréquent-, elle se plaignait d’une douleur gravative profonde à l’épigastre-, elle nous dit qu’elle avait depuis long -temps des palpitations , quand elle montait les escaliers. Les battements du cœur se faisaient avec une force insolite, eu égard à la quantité de sang perdu par la malade. On percevait dans tous les vaisseaux un bruissement considérable au passage du sang. Le soir, elle vomit à trois reprises trois à quatre onces de sang noir -, elle buvait avee plaisir, à cause de la chaleur ardente qu’elle éprouvait â l’épigastre, la tisane glacée que nous lui prescrivions. Le i8, elle eut deux selles de sang noir-, elle se plaignait d’une vive douleur gravative à l’épigastre; nous prescrivîmes l’application de quinze sangsues sur cette région. Il n’y eut pas de vomissement jusqu’au 2 décembre, jour où la malade rejeta deux fois une petite quantité de sang. Le 4 décembre, elle vomit une demi-livre de sang très- vermeil. Depuis plusieurs jours elle se plaignait d’une vive douleur à la région du flanc droit, où l’exploration de l’abdomen ne nous fit reconnaître aucun état anomal appréciable. De la glace fut maintenue sur l’épigastre , et on donna des boissons à la glace. Le 5 , après une très- vive agitation qui dura plusieurs heures, cette malade tomba de son lit, et eut en même temps un vomissement de sang considérable , qui la jeta dans une syncope qui se termina par la mort en une demi-heure. Al’ouverture du cadavre, nous trouvâmes dans la cavité de l’estomac environ une livre de sang coa-
DES GASTRO-HÉMORRHAGIES.
{julë. Toute la surface de la muqueuse gastrique était tapissée par une couche de mucus épais, visqueux, coloré en rouge pâle. Sur le tiers de la longueur de Testomac, du côté du pylore, cette couche, qui revêtait la muqueuse, était d’un rouge foncé, et semblait contenir une beaucoup plus grande quantité de sang que sur le reste de l’organe. La muqueuse gastrique était complètement pâle sous cette couche de mucus, et présentait toutes ses qualités normales. L’examen le plus attentif ne nous a fait distinguer sur la surface interne de l’estomac et du duodénum aucune apparence de solution de continuité ; la muqueuse du duodénum était généralement rosée, et présentait des vaisseaux capillaires rouges injectés , en nombre peut-être plus grand que dans l’état sain. Quelques grumeaux de sang coagulé mêlé de bile se trouvaient dans le duodénum -, il y avait dans la dernière moitié de l’iléon une assez grande quantité de grumeaux noirâtres comme de la suie. Une injection d’eau a été poussée dans l’aorte , liée inférieurement au-dessus de l’origine des émulgentes-, ce liquide n’a point suinté dans l’estomac , ni dans le duodénum , ni dans l’œsophage. L’aorte était saine jusqu’à l’origine du tronc cœliaque*, en ce point, on voyait sur sa surface interne des inégalités jaunes, non indurées ; le tronc cœliaque, dilaté à son origine, présentait sa membrane interne dure et rugueuse : immédiatement au-delà de l’origine de l’artère gastrique, ce gros vaisseau était obstrué par des couches de sang coagulé stratifiées, qui remplissaient une tumeur anévrysmale du volume d’un œuf, laquelle se confondait avec le tronc cœliaque *, l’artère gastrique était libre et volumineuse , mais le reste du tronc cœliaque était oblitéré par la tumeur , qui était remplie de sang coagulé en partie décoloré *, il n’y avait aucune trace d’adhérence entre cette tumeur anévrysmale, l’estomac et l’intestin grêle , ni entre elle et les canaux cholédoques ou pancréatiques, lesquels étaient sains et ne contenaient pas de sang. Il n’y avait
Lésions produisent gaslro - héi ihagie sans tace à la ci lation.
186 HÉMORRHAGIES DES MEMBRAIVES MUQUEUSES.
aucune trace d’infiltration sanguine dans l’épaisseur des tuniques de l’estomac et des intestins grêles, ni dans le tissu cellulaire extérieur à ces organes. Le foie était sain et décoloré -, la rate était saine, mais non décolorée *, les viscères thoraciques étaient dans l’état sain le plus entier. Il y avait environ deux onces de sérosité limpide dans la cavité du péricarde ^ le cœur avait son volume et sa position normales dans toutes ses parties.
Il est évident, d’après les résultats de la dissection du cadavre , que l’hémorrhagie qui s’est faite à la surface de l’estomac a été le résultat de l’accroissement d’activité de* la circulation dans l’artère gastrique dès que cette artère est devenue seule le tronc de continuité de l’artère cœliaque, dont les autres branches ont été supprimées par l’anévrysme. La même chose est arrivée chez les sujets des observations que nous a vous citées d’après les auteurs , et dans lesquelles la circulation s’est trouvée suspendue mécaniquement dans des portions considérables de l’arbre artériel.
v545. L’augmentation de volume, l’induration et les hétérosarcoses survenues dans des viscères qui reçoivent leur eu- sang de troncs communs à l’estomac , ont été souvent constatées sur les cadavres après des gastro-hémorrhagies. Hortius a trouvé le foie tuberculeux après une gastro-hémorrhagie L J. -P. Frank a constaté sur le cadavre d’une femme morte d’hématémèse à Pavie la présence dans Festomac d’un caillot de sang de cinq livres , sans, aucune autre lésion de la surface de la muqueuse qu’une légère rougeur de cette membrane. Les intestins étaient distendus par une matière poisseuse agglutinée à la surface de leur muqueuse sur toute la longueur du tube digestif. Le foie contenait des tubercules en suppuration •, il y avait en même temps ' un épanchement considérable de sérosité noirâtre dans l’abdomen^. L’engorgement de ces viscères ne peut attein-
* Obs, mcd. , lib iv, p. 11, p. 335.
Epit, de curandîs kom, morbis^ lib. v, p. 11, §612.
DES GASTRO-HÉMORRHAGIES. 187
di’e un certain degré sans gêner la circulation dans la veineporte. Morgagni a trouvé dans un cas de cette maladie une tuméfaction de la rate qui était plus grosse que le foie et qui pesait plus de quatre livres et demie ^.Bang a recueilli une semblable observation*^.
546. Après des hémorrhagies de l’estomac , on a quelquefois constaté sur le cadavre la présence de l’obstacle à la circulation situé dans le tronc de la veine-porte ^ comme nous en citons un exemple dans le chapitre suivant ( 4^2 ). Les lésions qui se rencontrent alors à l’ouverture du corps consistent dans un état de dilatation variqueuse des vaisseaux courts, des veines mésaraïques et mésocoliques. Ces congestions sanguines qui impriment à tous les vaisseaux sanguins de l’estomac la disposition variqueuse, avaient évidemment frappé les anciens. Peu familiers avec le mécanisme de la circulation , plusieurs d’entre eux ont cherché dans ces veines l’origine immédiate de l’hémorrhagie.
347. Des solutions de continuité inflammatoires de 1’ es— Lésions detex -
. . . 1 • 1 t 1 . ture de l’estomac
tomac se trouvent quelquetois sur les cadavres des sujets qui produisent la qui ont péri d’hémorrhagie de l’estomac. Les auteurs en rhfgie.' ont rapporté des exemples *, presque toujours dans ces cas on a pu reconnaître que l’ulcération avait ouvert un vaisseau artériel ou veineux d’un certain volume. P. Frank parle d’une hématémèse après laquelle on reconnut qu’un petit os avait blessé les parois de l’estomac. Latour rapporte le cas d’une jeune fille qui mourut subitement après avoir éprouvé des envies de vomir et des douleurs à l’estomac pendant un certain temps. On trouva sur son cadavre l’estomac rempli de sang, qui provenait d’une érosion qui avait lacéré plusieurs vaisseaux de l’estomac^. M.Cruveilhier a rappelé une observation sur une hématémèse qui provenait de l’érosion de l’artère coronaire stomachique par un
* De sed, et causis morb, Epist. xxxvi, $ 11.
Diar, nosoc» Hafn 2, 407 , 408.
Uisf, pkil, et méd, des hémorrhagies ^ t. 1, obs, 162, p. 135.
l88 HÉMORRHAGIES DES MEMBRANES MUQUEUSES.
ulcère qui occupait la petite courbure de l’estomac ^ Goëp” pert a observéune hémorrhagie del’estomacproduitepar l’érosion de la veine coronaire stomachique gau ch eparune ulcération*^. Ces hémorrhagies sontsans doute symptomatiques. Il faut donner la même qualification aux hémorrhagies de l’estomac qui se renouvellent d’une manière clironique, et qui produisent les vomissements noirs des sujets affectés de squirrhe de l’estomac , et après lesquelles on trouve sur les cadavres tous les degrés et toutes les formes des carcinomes ulcérés des tuniques de l’estomac.
548. Enfin, après les maladies qui nous occupent, l’on a quelquefois constaté des ruptures vasculaires par suite de maladies des artères et des ruptures de vaisseaux appartenant à des parties voisines contiguës, et accidentellement devenus adhérentes à l’estomac. Ainsi Sauvage a rapporté l’observation d’un vomissement de sang qui provenait de la rupture d’un anévrysme de l’aorte dans la partie inférieure de l’œsophage. Ainsi Lieutaud rapporte avoir reconnu sur le cadavre d’une femme qui avait eu des hématémèses, que le sang provenait de la cavité d’un foyer qui avait son siège dans le foie , et qui s’était ouvert dans l’estomac après avoir contracté des adhérences avec ce viscère.
On a aussi trouvé, après les hémorrhagies de l’estomac , des fongus hématodes de ce viscère. Dalmazzone a décrit un cas de cette espèce dans lequel la tumeur fongueuse avait le volume d’une poire et s’implantait à la partie supérieure et postérieure de l’extrémité cardiaque du ventricule
Art. III.' Etiologie des hémorrhagies de Testomac.
549. Toutes les causes qui prédisposent aux liéinoiTliagies {yQ et sqq) peuvent favoriser le développement des
; Anat, patfi, du corps humain y\i\, x, p. vi, fig. 2,
^ In Rust magaz fur die gesammte, Heilk. B. 32, p. 508.
Dalmazzone sut vomito nero e melena siorie e reflessioni cou un cenno sulla gastritidCf in liepertorio med. ckirurg, di Torino; Ottobre 1824.
DES GASTRO-HÉMORRHAGIES.
gastro-hémorrhagies -5 mais parmi les causes prédisposantes qu’il faut considérer, comme propres à la maladie qui nous occupe, il faut mettre en première ligne des hémorrhagies de l’estomac elles-mêmes^ on ne voit guère en effet cette maladie n’attaquer qu’une seule fois la même personne; elle revient le plus souvent plusieurs fois chez ceux qui en ont déjà été affectés. Les maladies chroniques du foie , de la rate , qui déterminent un certain degré de gêne dans la circulation de la veine-porte, prédisposent évidemment aux gastro-hémorrhagies en favorisant la congestion sanguine dans les veines de l’estomac. Parmi les hémorrhagies supplémentaires auxquelles sont le plus exposées les femmes mal réglées elles sujets habitués aux hémorrhagies hémorrhoïdales, la gastro-hémorrhagie est une de celles qui s’observent le plus fréquemment. Il faut donc considérer ces circonstances morbides comme des causes prédisposantes particulières de la gastro-hémorrhagie.
35o. Il existe un assez grand nombre d’observations sur rh^gieTes^Xi des hémorrhagies de l’estomac survenues chez des enfans nouveau-nés, depuis le jour de leur naissance jusqu’au dixième ou douzième jour qui l’a suivie^. Nous avons eu occasion d’observer trois hémorrhagies gastriques chez des nouveau-nés. Une fois elle s’étendait à l’estomac et aux intestins grêles; dans les deux autres cas elle ne dépassait pas l’estomac. Ces trois enfants étaient nés sans grande difficulté. Sur deux qui ont été ouverts , nous n’avons trouvé de lésion que la présence du sang extravasé dans l’estomac et l’intestin grêle ; la muqueuse ne semblait pas plus injectée qu’elle ne l’est d’ordinaire chez les nouveau -nés, chez lesquels on sait que le réseau vasculaire du tube di-
‘ Fred. Hoffmann, De morbîs nig, Hipp^ § 9. — Brebis, de vomît a et secessu cruento in pueriito recens-nato leihali, in act, phys, med, acad» nat, curios, y vol, iv, nov. 1737. — Lafaurie^ Annales de La Soc, de méd, de Montpellier, t, xix, p. 79. — Billard, Traité des mal, des enfants, 1S28, p. 358.
igO HÉMORRHAGIES DES MEMBRANES MUQUEUSES.
gestif est très-développé. Ces enfants avaient , Tun quatre jours^ le deuxième six, et le troisième onze. Le foie, la rate et les autres viscères ne présentaient aucune lésion évidente. Nous avons aussi rencontré deux fois l’hémorrhagie gastrique très-peu considérable sur le cadavre de deux enfants morts deux ou trois jours après la naissance avec des phénomènes apoplectiques-, la congestion sanguine gastro-intestinale était excessive et hors de proportion avec l’hémorrhagie faible qui ne s’était manifestée par aucun symptôme pendant la vie.
35 1. L’adolescence est l’âge auquel cette maladie se montre le plus fréquemment chez les filles parles dérangements de la menstruation. Les femmes sont plus exposées que les hommes à l’hémorrhagie de l’estomac , comme elles le sont à toutes les hémorrhagies supplémentaires des menstrues. Les hommes sont suj ets à cette maladie vers l’âge mûr.
P. Frank dit qu’il n’a jamais vu la gastro-hémorrhagie survenir avant l’âge de la puberté, et qu’il ne l’a observée qu’une seule fois après l’âge de soixante ans.
352. Le grand praticien que nous venons de citer considérait comme prédisposés à cette maladie les hypochondriaques, ceux qui sont habituellement tristes, qui ont le teint pâle, jaunâtre et presque terreux, surtout lorsqu’ils se livrent avec excès à des méditations profondes, et qu’ils vivent dans l’inaction Les prédispositions que P. Frank signale ainsi nous semblent se rapporter spécialement aux maladies de la rate, du foie, et surtout aux maladies organiques de l’estomac, dont les hémorrhagies gastriques sont souvent le résultat.
353. La grossesse est une des causes prédisposantes les plus puissantes de^la gastro-hémorrhagie.
354. Schmidtmann a vu cette maladie chez un grand nombre de tisserands, chez lesquels il a aussi fréquemment observé des gastralgies. Il l’attribue à la gêne que produit
® Epit. de curandis hom* morbisj class. v, gen. iv, § 61A,