Parmi les accidents graves qui sont l’effet des hémor
DES HÉMORRÎiOÏDES.
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rhagies hémorrhoïdales , l’oligaimie est un de ceux qui se l’oiigaimie che^
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remarquent le plus irequemment , et doit lixer plus que daires. tous les autres l’attention des médecins. On l’observe surtout après les attaques qui se sont manifestées par de vives inflammations des tumeurs hémorrhoïdales qui ont nécessité des saignées réitérées , et après des attaques dans lesquelles le flux hémorrhoïdal abondant a coïncidé avec l’hémorrhagie infiltrée. Les forces sont rapidement brisées dans ces cas où, à l’influence immédiate des pertes de sang, se joint la débilitation que déterminent les violentes douleurs et l’anorexie, prolongée qu’elles entretiennent. Un régime alimentaire analeptique et même tonique, l’usage des eaux minérales ferrugineuses, les bains froids à l’eau courante ou joints à des douches sur toute la peau ou à des frictions sèches, qui appellent si efficacement une activité insolite dans tout l’appareil circulatoire capillaire qui préside à la nutrition , sont les ùneilleurs moyens pour réparer ces effets des hémorrhoïdes.
662. Parmi les accidents des hémorrhoïdes qui exigent Traitement
^ ^ fissures a la
un traitement direct, les fissures sont le plus douloureux. La dilatation de l’anus , en faisant cesser les conditions anomales desquelles elles sont l’effet, est suivie de la cicatrisation de ces petites ulcérations. L’incision du sphincter a évidemment ce résultat, puisqu’elle fait immédiatement cesser la constriction spasmodique de ce muscle et qu’elle permet de déplisser l’anus (SpS). C’est surtout à Boyer qu’on doit d’avoir introduit ce moyen de traitement dans la pratique -, il est constamment efficace , et il a l’avantage, en opérant immédiatement une déplétion sanguine locale, de dégorger les hémorrhoïdes dont il fait d’ailleurs aussi cesser l’étranglement; mais il a l’inconvénient d’exiger une opération chirurgicale très douloureuse, qui est même quelquefois suivie d’hémorrhagie grave. C’est pourquoi nous lui préférons le Iraiiement par la dilatation mécanique dont nous avons fait cormaatre les avantages il y a déjà plu-
des anus.
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sieurs années % et par lequel nous avons toujours réussi à guérir.
Si la fissure coïncide avec des hémorrhoïdes enflammées et douloureuses , la dilatation ne peut être pratiquée qu’après qu’on a dégorgé ces tumeurs par des émissions sanguines locales et que l’on a combattu l’extrême irritabilité de la muqueuse qui revêt ces tumeurs (65y). Si cependant l’on a à traiter des malades qui aient le courage dé résister à l’excessive douleur qui en résulte, la dilatation peut être encore employée dans ces cas; elle est rapidement suivie d’une diminution des accidents; car elle fait cesser les effets de la constriction spasmodique du sphincter, elle agit sur les tumeurs hêmorrhoïdales comme agent compresseur, elle maintient ces tumeurs rentrées , et enfin elle réduit les plis de l’anus qui entretiennent la fissure.
Quand la fissure coïncide avec des hémorrhoïdes flétries , il faut toujours recourir immédiatement à la dilatation de l’anus. On l’opère en introduisant une très grosse mèche de charpie ou un cylindre en caoutchouc; on augmente progressivement le volume de ces corps, de manière à dilater l’anus jusqu’à ce qu’il ne reste plus de rides sur le bord de son sphincter. Ce n’est qu’à ce degré que les accidents cessent et que la fissure se '^cicatrise. Nous avions autrefois l’habitude d’enduire le corps dilatant introduit dans l’anus avec une pommade dans laquelle entrait une forte dose d’extrait de belladone; l’expérience nous a appris depuis que ce topique était sans utilité ; ce moyen de traitement n’agit que mécaniquement.
Quand la fissure coïncide avec des tumeurs hémorrhoidales flétries , dont les replis entretiennent la sinuosité au fond de laquelle s’est formée la fissure, il faut les exciser (654)- Cette seule opération suffit souvent pour opérer la guérison de la fissure, ou au moins pour l’amener à des conditions telles qu’elle guérit même avec une dilatation très peu
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considérable. Si Ton ne fait pas cette petite opération , la fissure guérit et ne se reproduit pas sous l’influence continue de la dilatation forcée-, mais elle revient le plus souvent dès qu’on cesse l’usage de ce moyen.
663. Le traitement des hémorrhoïdes doit être souvent Traitement prophylactique des
prophylactique pour prévenir la manifestation de cette ^hémorrhoïdes. maladie chez les sujets qui y sont prédisposés, et pour pré- \enir les attaques violentes de ces hémorrhagies infiltrées chez les sujets qui en ont été déjà affectés , et chez lesquels elles sont imminentes.
Ceux qui sont prédisposés aux hémorrhoïdes , surtout parce qu’ils sont soumis à des causes qui font habituellement naître cette maladie (619), doivent s’imposer un régime alimentaire habituel très-peu stimulant, consistant principalement dans l’abstinence du vin , des liqueurs alcooliques , des boissons chaudes , excitantes , comme le café, le thé , etc. Il faut que ces sujets s’appliquent à éloig.ner toutes les causes qui peuvent favoriser l’hyperaimie (ies vaisseaux intestinaux , qu’ils entretiennent avec grand soin la liberté des excrétions alvines et des fonctions de la peau. Si quelques prodromes de la maladie viennent à' se manifester , il faut avoir immédiatement recours à des déplétions sanguines générales et locales; il faut administrer des lavements frais et prescrire des bains frais peu jirolongés, faire pratiquer des lotions fraîches sur le périnée, etc. Tous ces moyens sont aussi convenables pour j»révenir les attaqués trop intenses d’hémorrhoïdes, et pour inodérer l’mtensité de l’hyperaimie intestinale qui commence et détermine ces attaques.
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Définidoa
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