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En rattachant ainsi à une seule indication principale

* Post sanguinis missîonem^ si non redit et motus et mens, nihil spei superest ; si redit, sanitas quoque prospicitur» (De remed., lib. ni, cap. ii.).

prévenir ou faire cesser la congestion encéphalique, toute la prophylaxie et la curation des apoplexies, nous nous réduirions à un principe absolu, qui ne pourrait être mis en pratique sans danger, dans un grand nombre de cas , et qui serait sans utilité dans beaucoup d’autres. Mais la congestion encéphalique n’est elle-même qu’un résultat •, pour la prévenir et la faire cesser, il faut prendre les indications rationnelles dans l’action immédiate des causes qui la produisent, et les moyens de traitement dans les agents thérapeutiques dont on peut apprécier le mode d’action direct ou indirect sur la circulation encéphalique. En considérant les choses sous ce point de vue, les indications deviennent et plus nombreuses et plus complexes, puisqu’elles ne se

rapportent plus seulement à 1 état morbide dans lequel se trouve actuellement l’encéphale , mais qu’elles reposent aussi sur toutes les modifications qui se sont produites avant cet état morbide dans les appareils organiques qui ont sur le cerveau une influence d’organisation ou d’action plus ou moins prononcée. Elles s’établissent néanmoins assez facilement pour chaque cas particulier par l’appréciation de toutes les conditions qui se rapportent à l’action et à la nature des causes sous l’influence desquelles la maladie a été préparée ou déterminée.

97 1 . Les indications qui se rapportent d’une manière plus Indications qui

• . . rcsiiltcnt d.0 Cin.»

ou moins directe à I hyperaimie encéphalique et à ses causes fluence immé-»

. fT . . • rY' . • 1 diale de la lésion

immédiates ne peuvent aussi suinre au traitement dans cérébrale suries toutes les périodes de la maladie. L’encéphale subit dans lions, ses fonctions et dans sa texture des modifications successives qui deviennent elles-mêmes [lartie intégrante de la maladie, et fournissent ainsi des indications spéciales d’une grande importance. Ainsi, l’état de collapsus, de dépression de toutes les fonctions, qui caractérise le haut degré de l’apoplexie (67 7. devient par lui-même le principe

de rindication de stimuler et d’activer l’action des organes immédiatement utiles à la vie, indépendamment de la con-

DES HÉMORRHA.GIES INTERSTITIELLES.

îndications qui résultent de la lésion cérébrale consécutive à répanc'femcnt , considérée comme cause immédiate d'accidents.

Indications qui se déduisent des anesthésies et des paralysies apoplectiques.

gestion encéphalique qui constitue la maladie. Toute médication utile contre l’hyperaimie ou l’hémorrhagie cérébrale ne pouvant agir que par l’intermédiaire de l’action des organes de la circulation ou de rhématose, force est bien de rendre à ces organes une certaine énergie d’action, sans laquelle la vie ne se soutient pas au degré suffisant pour qu’on puisse agir sur la maladie encéphalique. C’est ainsi que des conditions morbides, bien que secondaires, peuvent être tellement prépondérantes qu’elles fournissent des indications thérapeutiques tout à fait opposées à celles qui résultent de la congestion encéphalique elle-même.

972. L’extravasation du sang et la dilacération de portions plus ou moins étendues du cerveau qui en est le résultat, le travail organique inflammatoire qui prépare la résorption du sang épanché et l’organisation des cicatrices, toutes ces conditions morbides fournissent des indications directes importantes et qui n’ont plus de rapport avec la congestion sanguine primitive hémorrhagique^ ces indications sont celles qui résultent du développement d’une phlegmasie dans l’organe pour y détruire les désordres d’une hémorrhagie. En analysant ici toutes les circonstances qui les modifient, nous anticiperions sur ce qui sera dit ailleurs sur la thérapeutique des encéphalites rigoureusement applicable à cette période des apoplexies.

973. Les effets des apoplexies sur les organes qui se lient au centre nerveux cérébro-spinal par les nerfs, c’est-à-dire les anesthésies et les paralysies, fournissent des indications spéciales qui sont encore plus éloignées de celles qui se raltaclient immédiatement aux lésions encéphaliques. Ces indications se déduisent de la nécessité de seconder le ré-

tablissement de l’action des organes quand l’incitation nerveuse se ranime, en prévenant les fâcheuses conséquences du repos forcé dans lequel les à jetés la maladie qui a suspendu leur action.

DES APOPLEXIES

974. La prophylactique des apoplexies ^ indëpendam- origine des

• i*/* • M. 1^* • indiCeitioris 19^

ment des indications que lui lournissent 1 imminence ou prophylactique raccomplissement de toutes les conditions morbides qui se rattachent à cette maladie comme prodromes ou comme phénomènes constitutifs , déduit aussi des indications spéciales des causes prédisposantes et déterminantes qu’il faut faire cesser, ou dont il faut au moins diminuer l’activité pour prévenir la maladie ou ses récidives. Ces indications sont simples quand il suffit d’intervertir ou de modifier l’action d’une cause extérieure accessible à nos moyens ; elles sont complexes et reposent sur l’appréciation souvent difficile de phénomènes physiologiques et pathologiques, quand il s’agit de causes inhérentes à l’individu , appartenant à sa constitution , à des idiosyncrasies ou à de véritables états morbides.

976. Les indications qui servent de base à la thérapeu- Nature des in-

• diccitions

tique rationnelle des apoplexies sont nombreuses , com- peutiques qui

-, . , , , appartiennent à

plexes et souvent pressantes-, la rapidité de leur succès- la cura tiont des sion, le danger imminent des malades ne permettent pas de les étudier longuement , aussi n’est- il point de maladies dont la curation exige plus de sagacité et de décision. C’est au lit des apoplectiques qu’il faut voir les tristes effets des hésitations et des erreurs de ces hommes à courte vue qui affectent de déprécier la médecine rationnelle qu’ils ne comprennent pas , pour lui substituer une prétendue médecine d’observation qui n’est que la négation de la science. C’est alors qu’on pourrait dire avec Ponsart que s’il n’y avait pas de médecins pour les apoplectiques , il en périrait beaucoup moins

§ I. Du traitement curatif des apoplexies,

976. La curation rationnelle des apoplexies n’admet pas Motifs de méthode de traitement expectante. De simples prodro- méthode de traî. mes apoplectiques, des coups de sang qui paraissent sans tant^dans^ïc^-

ration des apoplexies.

* Traité de l*apopleoàe dOS,

DES HÉMORRHAGIES INTERSTITIELLES.

Les émissions sanguines sont les principaux moyens de traitement des apoplexies.

gravité, se convertissent trop facilement et d’une manière trop inopinée en des apoplexies graves pour qu’on puisse les abandonner à eux-mêmes, ne fût-ce que pour un temps très court. On ne doit pas d’ailleurs compter sur l’efficacité des seuls efforts de la nature dans les maladies d’un organe comme l’encéphale , dans lequel la prolongation d’un état anomal de la circulation, qui ne détermine actuellement que des symptômes peu intenses , suffit pour faire naître en peu d’instants des désordres irréparables. Le succès n’excuserait pas l’imprudence de la pratique.

977. Parmi et avant tous les moyens par lesquels il faut satisfaire aux indications rationnelles du traitement des apoplexies, il faut placer les émissions sanguines et principalement les émissions sanguines générales.

Recommandées dès les temps les plus reculés pour la curation de ces maladies^, les saignées sont encore aujourd’hui le moyen principal de presque tous les praticiens ; par elles on satisfait à l’indication générale et presque toujours dominante de faire cesser ou au moins de diminuer la congestion vasculaire encéphalique pour guérir les apoplexies. Sauf les exceptions peu fréquentes que nous indiquerons, elles conviennent , en général, dans les prodro-

mes, à linvasion et pendant la durée des coups de sang, des apoplexies proprement dites et des paraplexies. L’état du système vasculaire, dans ces maladies, les conditions de pléthore dans lesquelles se trouvent le plus grand nombre de ceux qu’elles affectent, le mode d’action de leurs causes principales presque toujours dirigé sur les fonctions du système circulatoire, sont les sources principales de l’indication des émissions sanguines pour les combattre.

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