C. Proportion des principes constituans
Eau
Cruor
Albumine . . . .
Graisse phosphorée .
Chlorure de sodium .
Chlorure de potassium
Fibrine
Osmazome . . . .
Cruorine . . . .
Soude
Carbonate de chaux .
Phosphate de chaux .
Oxyde de fer. . . .
A. Substances organiques
a. Se séparant d'elles-mêmes .
a. Cruor
h. Albumine. ....
c. Fibrine
h. .Séparées par l'art ....
a. Graisse. ...
Osmazome c Cruorine.
(1) Schweiggcr, Journal fucr Chomic, t. LVIII , p. 481. 2) Loc. cit., p. 117, 297.
B. Substances inorganiques 7462
a. Substances solides 142.
a. Sels neutres 78.
b. Sels terreux 8.
c. Chaux 26.
d. Soude 20.
e. Fer 10.
• b. Eau . . 7320.
D'après Lecanu , les proportions ont été les suivantes dans deux cas :
A. " Substances organiques. 2068 2029.
a. Séparées d'elles-mêmes. . . . 2001 1925. «• Cruor 1330 1196.
b. Albumine. .... 650 694.
c Fibrine 21 35.
b. Séparées par l'art 67 104.
a. Matière grasse. . 24 43.
b. Matière huileuse . . 13 22.
c Matière extractive . 18 19.
d. Albumine et soude. . 12 20.
B. Substances inorganiques , . 7906 7943.
a. Substances solides 105 87.
a. Sels neutres 84 73.
b. Sels terreux et fer. . . 21 14.
b. Eau. . 7801 7856.
§ 685. Si maintenant nous reprenons les caractères chimiques du sang, nous reconnaissons en lui une combinaison d'une substance organique particulière avec des substances iuui-ganiques généralement répandues.
1. La matière organique pure se laisse réduire en oxygène, azote , carbone et hydrogène.
1° Ces élémens ne se rencontrent , dans le monde extérieur, que deux à deux , ou à l'état de combinaisons binaires, tandis que , dans le sang et ses matériaux immédiats , ils repré-
sentent une combinaison unique , quaternaire. L'azote ne se trouve dans aucune substance solide du corps terrestre , au moins dégagé, si ce n'est seulement dans l'atmosphère. On le rencontre dans quelques substances végétales et dans presque toutes les substances animales.
2° L'oxygène fait antagonisme aux autres substances élémentaires ; il se comporte envers elles comme élément électro-négatif , ce qui fait qu'il se développe au pôle positif de la pile voltaïque. En vertu de l'oxygène qu'elle contient , la substance du sang est un oxide ; mais les autres substances élémentaires l'emportent sur elle. D'après l'analyse donnée par Michaelis (1) , la proportion serait à peu près la suivante , terme moyen pour le sang artériel et le sang veineux ; carbone 52,015, azote 16,760, hydrogène 7,650, oxygène 23,575. L'hydrogène, qui, dans l'eau, est à l'oxygène comme 1 '. 8 (11,09 \ 88,91 ), y est dans le sang comme 1 '. 3 ; à quoi il faut ajouter encore l'azote et la grande quantité de carbone , pour donner à la substance du sang une prédominance de qualité électro-positive, en vertu de laquelle elle attire vivement une nouvelle quantité d'oxygène, et brûle en répandant une flamme claire. Mais le sang peut aussi se comporter comme élément électro-négatif quand il réagit sur des substances décidément électro-positives , ainsi qu'il arrive lorsqu'on le met en contact avec un alcali , tandis qu'il se montre électro-positif à l'égard des acides.
3° Les substances élémentaires ne sont pas combinées dans le sang en proportions définies , ou d'après les lois de la stœchiométrie, c'est-à-dire de manière que l'une d'elles représente l'unité dont les autres seraient multiples à certains degrés. Les lois arithmétiques qui, dans les corps inorganiques, déterminent la combinaison des elémens , sous le ;rapport de la quantité proportionnelle, ne trouvent donc point d'application
II. Sous le point de vue de ses matériaux inorganiques , le sang comprend en lui le cercle entier des substances terrestres, puisque, de chaque classe de corps, il s'y en trouve
(1) Schweigger, Journul fucr Chcmiv , t. III, p. 94.
un , qui représente les autres. Celte particularité semble appartenir essentiellement au sang , chez tous les animaux ; car, par exemple , Erman a trouvé dans celui du Limaçon des vignes du carbonate de soude , du chlorure de sodium , des carbonates et des phosphates de chaux et de fer (1).
4° La plus grande part revient à l'eau , qui résulte d'une combinaison de l'oxygène négatif avec l'hydrogène positif, tient les élémens en équilibre , et représente l'indifférence générale de la matière , en ce qu'elle n'est point combustible et ne joue pas non plus directement le rôle d'acide, mais reçoit bien plutôt en elle les substances étrangères , sans en altérer la qualité : elle n'a ni couleur , ni odeur , ni saveur ; sa cohésion change aisément , et elle se fait remarquer par l'égale facilité avec laquelle elle passe tant à l'état solide qu'à celui de vapeur : elle a une affinité d'adhésion pour un grand nombre de corps solides et de gaz * tantôt elle les admet entre ses propres molécules , et les fluidifie , tantôt aussi elle est admise entre les leurs , et devient ou solide ou gazeuse ; elle se décompose aisément , et se produit avec non moins de facilité. C'est de tous les corps le plus répandu à la surface de la terre , celui qui sert comme d'intermédiaire à tous les autres. C'est à elle que le sang est redevable de sa liquidité , de sa mobilité et de son aptitude à se décomposer.
5° La principale , parmi les substances douées de l'électricité négative que contient le sang , est l'acide hydrochlorique, qui se distingue de tous les autres acides par l'abondance avec laquelle il est répandu sur la terre , sa volatilité , la facilité avec laquelle il se décompose , et l'absence de l'oxygène ( en admettant que le chlore ne soit point une modification de celui-ci).
6° Dans la catégorie des corps animés de l'électricité positive , on distingue d'abord les alcalis , parmi lesquels la soude, qui est le plus répandu de tous dans la nature , se trouve aussi partout dans le sang , tandis qu'on n'y rencontre que cà et là des traces insignifiantes de potasse. Parmi les terres contenues dans le sang , figure la chaux , que son abondance
(1) Ahhandlunyen dcr Akadomio sw Berlin, 1816-1817, p. 210.
CONSTITUTION CHIMIQUE DU SANG. gi
sur le globe , sa haute excitabilité chimique , la facilité qu'elle a de se combiner avec l'eau , les acides et les corps combustibles , enOn son grand rapprochement des alcalis et des métaux , rendent si remarquable. Il n'y a que de faibles vestiges de magnésie.
Le métal du sang , le fer , paraît être le chaînon indifférent dans la série des métaux, puisqu'il réunit en lui, d'une manière spéciale , les propriétés de ces divers corps , ressemble aux métaux nobles par sa dureté , sa cohésion , sa contraclilité, sa fixité au feu , son peu de fusibilité , sa grande pesanteur , son existence fréquente à l'état natif , et aux métaux inférieurs par sa haute excitabilité chimique et sa propension à s'oxider; sous le rapport de l'électricité positive et négative , envers les autres métaux, il tient le milieu entre eux ; c'est en lui que le déploiement de l'antagonisme dans le magnétisme se manifeste de la manière la plus énergique ; c'est lui qu'on trouve le plus souvent combiné avec d'autres métaux ; enfin c'est le plus répandu de tous dans la nature , où on le trouve au milieu des roches les plus anciennes , notamment le granité , comme parmi les productions les plus récentes de la terre , les tourbes, ainsi que dans les météorites. Le sang ne contient que des traces équivoques de manganèse.
Enfin nous rangeons ici les corps combustibles qui se comportent bien comme élémens électro-négatifs à l'égard des alcalis, des métaux et de l'hydrogène, mais qui, en leur qualité de radicaux d'acides particuliers et de substances douées d'une grande combustibilité , appartiennent à la classe des corps animés de l'électricité positive. Au premier.rang se place le phosphore , qui paraît être un produit de la vie organique. On ne trouve que de faibles traces de soufre.
7° Tin coup d'œil reporté sur ces diverses substances, nous mène à quelques remarques générales. Les substances inorganiques paraissent être propres de deux manières à représenter, dans le sang, la classe de corps dont elles font partie ; d'abord par leur grande extension dans la nature , qui leur donne jusqu'à un certain point le caractère de l'universalité; ensuite par leur variabilité extrême et la facilité avec laquelle elles se décomposent, qui font qu'elles correspondent davan-
tage à la nature du sang. La plupart du temps , ces deux qualités sont réunies ensemble ; le phosphore seul est moins abondant que d'autres combustibles ; mais il les surpasse tous en combustibilité. Au contraire , la soude n'est pas plus décomposable que d'autres alcalis , mais elle est bien plus répandue. Le rapprochement qui existe entre ces substances et la substance animale s'exprime encore dans leurs combinaisons; ainsi , d'après Berzelius, l'acide phosphorique se combine avec la chaux dans des proportions très-diverses, et le phosphate calcaire paraît moins assujetti aux lois slœchiométriques que d'autres sels terreux. Le sang des animaux inférieurs semble contenir plus de carbonate que de phosphate calcaire, et, sous ce rapport, présenter un développement moins prononcé du caractère animal. Il paraît digne de remarque aussi qu'à côté de chacune de ces substances inorganiques se trouve un corps de sa classe , mais en petite quantité seulement , et jouant en quelque sorte le rôle de son ombre : on voit , en effet , la potasse avec la soude , la magnésie avec la chaux , le manganèse avec le fer , le soufre avec le phosphore.
A. Etat des principes constituans dît sang.
§ 686. Nous ne pouvons que hasarder des conjectures sur la question de savoir si les substances inorganiques existent dans le sang au même état que celui sous lequel on les en extrait.
I. Il n'est pas douteux que l'eau existe comme telle dans le sang , car les phénomènes de la dessiccation le démontrent (§ 673, 5°). La soude libre annonce sa présence dans le sang non décomposé et le sérum par l'altération qu'elle fait subir aux couleurs bleues végétales : d'ailleurs on ne saurait concevoir qu'elle y fût contenue à l'état métallique. Il n'est point admissible non plus que le phosphore soit pur dans le sang; mais s'il s'y trouve à l'état d'acide , celui-ci ne peut pas non plus être libre , et il doit être combiné avec une partie de la soude. Rien absolument ne nous autorise à penser qu'il y ait du chlore pur dans le sang , et nous savons , au contraire, que beaucoup de substances qui contiennent de l'acide hydro:
chloriqiie tout formé , s'introduisent dans l'économie animale. Il est donc très-probable que le sérum représente une dissolution aqueuse de soude , de phosphate de soude et de chlorure de sodium, combinés avec de l'albumine, d'autant mieux qu'on parvient à en extraire ces substances sans être obligé de recourir à des procédés chimiques compliqués.
IL Le fer et la chaux , compagnons caractéristiques du cruor et de la fibrine (§ 577, 4°) , présentent de plus grandes difficultés. Nous serions tentés d'admettre dans le sang une matière animale générale , qui représenterait , avec un excès de soude et de sels neutres, l'albumine, avec du fer, le cruor, et avec un excès de chaux , la fibrine ; mais nous ne pouvons convenir l'albumine ni en cruor ni en fibrine par une addition de fer ou de chaux , et le seul moyen de sauver notre hypothèse est de supposer que ces formes de la substance du sang résultent d'une combinaison organique spéciale de fer et de chaux produite par l'activité vitale. L'opinion qu'il se trouve là quelque chose de particulier a pour elle aussi que ces corps inorganiques ne manifestent leurs réactions ordinaires et ne laissent reconnaître leur présence qu'après avoir été dégagés de. la substance organique , soit que celle-ci ait été détruite par le feu, soit qu'elle ait été séparée , par exemple, à l'aide du chlore (§ 674, 4° ). Les hydrocyanates , la teinture de noix de galle , le sulfure de potassium , la baryte , l'acide oxalique, etc., ne font découvrir, ni dans le sang frais, ni dans une dissolution acide de cruor ou de fibrine , aucune trace de fer ou de chaux, et l'acide nitrique , qui s'empare de tout le fer et de toute la chaux contenus dans la cendre du sang , n'attaque point le charbon de celui-ci , même à la chaleur de l'<:bullition, de sorte que, quand on vient ensuite à réduire en cendres le charbon, il donne tout autant de métal et de terre que si on ne l'avait pas traité par l'acide nitrique. Ceci s'applique aux parties végétales comme au sang. Aussi Abernethy(l) pense-t-il que les substances inorganiques se forment seulement pondant la décomposition, et il s'appuie à cet égard d'une expérience d'après laquelle cinq onces de sang
(1) Chirurijische und phi/.iiolofji.icjic Vcrxuclie , p. 9(3.
irais auraient donné cent deux grains de cendres , avec six grains de sels , vingt de carbonate calcaire et peu de [fer , tandis qu'une égale quantité du même sang, qui avait été conservée pendant quatre mois , donna soixante et dix-huit grains de cendres , avec quinze grains de sels , quarante de phosphate calcaire , et beaucoup de fer. Krimer (1) dit aussi avoir obtenu une plus grande quantité de fer du sang putréfié que du sang frais. Cependant ces expériences auraient besoin d'être répétées avec soin pour qu'on pût en tirer des conclusions , et d'ailleurs on ne concevrait pas comment la production du fer et de la chaux pourrait résulter d'une addition de chlore. Mais* Rose (2) a démontré que la substance organique du sang enlève aux matières inorganiques contenues dans ce liquide la propriété d'être précipitées par les réactifs; il a fait voir que l'ammoniaque ne 'précipite point de fer d'une dissolution de cruor dans laquelle on a fait passer du chlore , à moins qu'elle n'ait été débarrassée de la substance organique par la filtration , que , dans le cas contraire , l'ammoniaque dissout la matière organique , et qu'alors celle-ci retient- le fer ; il a reconnu de plus qu'en a joutant même de l'oxide de fer au cruor j on ne parvenait à le découvrir ni par l'ammoniaque , ni par l'hydrosulfate d'ammoniaque , ni [par le tannin : enfin il s'est assuré que toutes les substances organiques solubles dans l'eau et non susceptibles de se volatiliser par la chaleur , comme la gélatine , le sucre de lait , le sucre , l'amidon et la gomme , s'opposaient à ce que l'oxide de fer et l'alumine fussent complètement précipités par les alcalis caustiques.
Le calcium est si oxidable qu'il serait bien difficile que la chaux existât à l'état métallique dans le sang. L'affinité de celte terre pour les acides ne permet guère non plus qu'elle s'y trouve à celui de pureté , et probablement elle y est à l'état de sous-phosphate calcaire.
Quant à ce qui concerne le fer , Fourcroy et Vauquelin admettaient que le sang le contient à l'état de sous-phosphate ,
(1) Fersuch ètner Physiologie des Blutes, p: 281.
(2) PoggendoWÏ, Aimalcn ikr i'hijsik, t. LXXXUI, p. S2.
CONSTITUTION CHIMIQUE DU SANC. g5
dissous dans le sérum à la faveur de la soude , attendu que cet alcali enlève au phosphate de fer une partie de son acide et le convertit en sous-sel. Mais la fixité de l'acide phosphorique au feu devrait faire que tout l'oxide de fer fût phosphaté dans la cendre , ce qui n'est pas. Aussi d'autres prétendent-ils que le métal est combiné avec un acide décomposable par le feu , et que Denis dit être encore de nature inconnue (1). Treviranus (2) regardait comme tel son acide hématique, auquel il attribuait de soustraire à l'action des réactifs le fer dont il produitla solubilité dansle sang; mais l'acide hématique n'existe incontestablement point dans ce liquide (§ 682, 6°), et le fer qu'il tient en dissolution est facile à découvrir par le moyen des réactifs , suivant Engelhart (3). Berzelius pense que le fer est à l'état métallique , attendu que le chlore , qui l'extrait du cruor, n'a point d'affinité pour les oxides métalliques , mais en a une très-forte pour les métaux à l'état de régule. À cela on peut répondre qu'il est sans exemple qu'une matière organique se combine avec un métal pur , tandis que les combinaisons avec des oxides sont très-communes. L'analogie nous autorise donc à penser, avec Engelhart, Prévost et Dumas, que le fer est combiné avec la substance du sang à l'état d'oxide ou de peroxide. Berzelius (4) objecte qu'alors l'acide hydrochlorique^qui a beaucoup d'affinité pour l'oxide, devrait l'extraire , tandis qu'il précipite le 1er avec le cruor ; cr pendantce ne serait pas là un argument, puisque le chlore, en vertu de son affinité pour la matière organique pure du sang, la coagule , en laissant le fer et la chaux dans la liqueur.
B. Cause des qualités jihysiques du sang.
§687. L'explication chimique des qualités physiques du sanjj se réduit à de pures conjectures.
I. A l'égard de la liquidité , on ne peut avoir égard ici qu'à celle de l'albumine dans le sérum , puisque le cruor est simplement tenu en suspension , et que la fibrine , comme objet
(1) JXoe. cil., p. 99.
(2) JHoloijie , t. IV, p. 565.
(3) Loc. cit., p. 28.
(4) Traité de chimie, t. VII, p. 60.
de la chimie, se présente toujours à l'état solide. La difficulté de déterminer quelle est la circonstance matérielle à la faveur de laquelle l'albumine devient soluble dans l'eau , dépend de ce que des actions totalement différentes ( chaleur , acides , alcool) détruisent cette solubilité, en opérant la coagulation, sans qu'on ait pu jusqu'à ce jour reconnaître en quoi les caillots diffèrent les uns des autres.
Notre attention se porte d'abord sur les sels qui sont unis avec l'albumine. Les acides coagulent cette dernière , soit en s'emparant de la soude du sérum , soit peut-être aussi en décomposant un sel neutre de cet alcali , par exemple , du lactate de soude , selon Krimer (1). Mais la chaleur et l'alcool anhydre ne neutralisent pas la soude, ils ne décomposent point non plus de sel neutre , et cependant ils produisent la coagulation de l'albumine. Brande. prétend que , sous l'influence de la chaleur , la soude passe de l'albumine à l'eau ; mais alors la coagulation devrait être d'autant plus rapide et abondante, qu'il y aurait davantage d'eau, tandis qu'au contraire le sérum étendu d'une très^grande quantité d'eau ne se coagule presque pas. Suivant Prévost et Dumas, la coagulation tient à ce que la soude attire de l'acide carbonique; mais il n'est pas prouvé, et même il est improbable, que cet alcali ne soit pas déjàcarbonaté dans le sérum liquide. Fourcroy pensait que l'albumine se coagule en absorbant l'oxygène de l'atmosphère ( § 678, 3° ); mais la chaleur la coagule aussi dans des vases clos et dans le gaz hydrogène. L'alcool lui soustrait de l'eau ; mais elle se coagule également par la chaleur quand on remplace l'eau par d'autre à mesure qu'elle s'évapore , et une fois qu'elle est coagulée, l'eau ne la redissout plus. Nous devons donc nous en tenir à ce fait que l'albumine est , par elle-même , soluble dans l'eau , mais qu'elle perd sa solubilité quand certaines actions chimiques viennent à la modifier ; or le gaz hydrogène sulfuré qu'elle dégage en se coagulant par la chaleur annonce qu'elle subit alors un commencement de décomposition.