‹ Traité physiologie considérée comme science d'observation (volume 2)Chapitre 24 sur 89 · II. La saveur du sang paraît dépendre de ses sels · texte numérisé non relu

II. La saveur du sang paraît dépendre de ses sels

III. Suivant Denis (2), son odeur tiendrait à la graisse phos-

(1) Loc. cit., p. 259.

(2) Loc cit., p. 281.

phorée; mais celle graisse n'existe très-probablement pas dans le sang, et le chlore détruit l'odeur de celui-ci. D'autres admettent un principe odorant spécial, queCouerbe (1) dit être un acide volatil ; mais l'examen de la vapeur du sang ( § 667 , 2°) n'y a rien fait découvrir de semblable. Quand on distille de l'alcool avec du sang , il prend l'odeur de ce dernier , et cependant les réactifs n'exercent aucune influence sur lui. Barruel (2) a découvert que l'odeur est plus forte lorsqu'on ajoute de l'a cide sulfurique au sang ou à l'un de ses matériaux immédiats, et l'on pourrait présumer que l'acide produit ce phénomène en se combinant avec la soude du sang de. manière à mettre un autre acide quelconque en liberté (*).

IV. Denis prétend , sans le prouver , que la couleur du sang dépend de la graisse chargée d'osmazome et de phosphore. On a entrepris de longues recherches pour découvrir à quoi tient la rougeur de ce liquide ; elle peut dépendre soit d'un pigment particulier , de nature organique ou inorganique , soit d'une combinaison de substances.

1° Comme le fer prend une couleur rouge dans certaines circonstances, et qu'on le rencontre dans le sang, on a présumé qu'il était le principe colorant de ce dernier. Cette hypothèse admise , le fer ne pouvait pas exister dans le sang à l'état métallique (§ 686 , II) , puisque , sous cette forme , il n'a qu'une teinte grise. Il devait donc s'y trouver à l'état d'oxyde; mais , d'après Berzelius , l'oxyde de fer se dissout dans le sérum sans lui communiquer une couleur rouge. Fourcroy et Yauquelin supposaient le métal à l'état de sous phosphate , parce que le sérum contenant du phosphate de [fer rougit par l'addition de la potasse, et Berzelius a vu l'albumine rougir quand il l'agitait fortement avec ce sel ; mais, dans l'un et l'autre cas, on obtient une couleur de rouille, qui diffère totalement de celle du' sang, et l'on peut précipiter le fer de la liqueur. Treviranus pense que le mêlai est dissous dans l'acide hématique (§ 682, 5°); mais nous avons

(1) Annales d'hygiène publique et de méd. légale , t. II , p. 479.

(2) Uid.,t. I, p. 274.

C) Comparez, à cet égard , Raspail, Nouv. sjst. de chimie organique , p. 382. t

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