DE LA VIE DU SANG
§ 692. Comme le sang reste semblable à lui-même dans l'intérieur de l'organisme vivant (§ 688) , tandis que , hors de cet organisme , il ne tarde pas à se décomposer (§ 667) , il doit dépendre de l'action vivante des parties solides , el , en sa qualité de suc vital (§ 660 , 3°) , il doit réagir à son tour sur celles-ci et entretenir leur existence. Le sang est donc en conflit avec les organes , et il prend part à la vie considérée dans son ensemble , c'est-à-dire qu'il se comporte comme un membre vivantde l'organisme. Or l'essence de ce conflit ne consiste qu'en un changement de la proportion des principes constituans et des forces , de manière qu'il ne tombe pas immédiatement sous les sens. Mais il suppose des changemens de lieu ou des mouvemens du sang, qui en entraînent d'autres aussi à leur suite, et ces mouvemens visibles représentent le côté extérieur de la vie du sang, tandis que le conflit chimico-dynamique appartient à la vie intérieure ou proprement dite de ce liquide. Ayant donc résolu de procéder partout du dehors au dedans , nous avons à nous occuper d'abord du mouvement du sang (§§ 692-740) , pour arriver à la connaissance de sa vie intérieure (§§ 741-773).