‹ Traité physiologie considérée comme science d'observation (volume 3)Chapitre 16 sur 134 · I . Organisation de l'appareil digestif · texte numérisé non relu

I . Organisation de l'appareil digestif

A. Substance de l'organe de la digestion.

§ 918. La substance de l'appareil qui accomplit la digestion varie beaucoup.

lo Au plus bas degré , elle n'est point encore séparée de la masse du corps , dont elle représente seulement la face interne , qui d'ailleurs, comme toute surface , offre un peu plus de densité que le reste , et paraît lisse sous le doigi, sans qu'on puisse néanmoins l'isoler en une couche distincte. C'est ce qui a lieu chez les Cercaires, les Éponges, les Vers

cystiques, la plupart des Polypes et quelques Méduses. Ces animaux ressemblent à de simples sacs digestifs ; et quand les cavités sont étroites, proportionnellement à leur longueur, elles figurent des gouttières creusées dans la masse du corps.

2' Cbez la plupart des Infusoires, des Méduses et des Entozouires, comme chez quelques Polypes, les Échinodermes , les Mollusques, les animaux articulés et les vertébrés, la paroi de la cavité digeslive consiste en une membrane particulière, qui fait antagonisme à la peau , attendu qu'elle s'empare de la matière qu'elle embrasse et renferme, la soumet à sa puissance supérieure, et devient le point d'origine du sang, tandis que la peau, entourée par le monde extérieur, n'est que touchée par les matières , avec lesquelles elle n'enire guère qu'en un conflit dynamique et mécanique. Entre les deux membranes, il reste un vide dans lequel on ne trouve d'abord, comme organes intermédiaires, que les ovaires, par exemple, chez la plupart des Infusoires, quelques Polypes, Méduses et Eiuozoaires , mais qui , chez les animaux d'une organisation plus avancée, renferme des organes chargés : les uns, de porter à un plus haut degré de développement ce dont les deux surfaces se sont emparées (hématose , nutrition, sensation); les autres, d'opérer la phénoménalisation de l'intérieur aux deux surfaces (sécrétion, mouvement). Chez les animaux vertébrés, la paroi de la cavité digeslive acquiert un développement supérieur à celui d'une membrane muqueuse correspondante à la peau ; on peut la diviser en une tunique celluleuse (§§ 785, 2°; 790, 1° ), analogue au derme proprement dit (§ 791, 5°), quoiqu infinimentplus lâche et plus perméable, et en une tunique villeuse, ou membrane muqueuse dans l'acception restreinte du mot (§§785, 3°; 790, qui, parce qu'elle est une i elllorescence de vaisseaux, correspond au corps papillaire de la peau(§ 791, 6°), mais à laquelle l'afflux d'une plus grande quantité de substance fait prendre les dehors d'une véritable membrane, extrêmement riche en vaisseaux.

B. Forme de V organe de la digestion.

§ 919. Nous avons à examiner la forme de l'organe digestif sous le double point de vue delà quantité et de la qualité.

DE tA DIGESTION.

4. FORME DE t'onCANE DIGESTIF SOUS LE RAPTORT DE LA QUANTITÉ,

En ce qui concerne la quantité proportionnelle des parties homologues :

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