TRANSFORMATION HÉMATIQUE
Dans la transformation hématique, tantôt certains principes constituans du sang passent dans les sécrétions ordinaires sans éprouver le moindre changement, tantôt ils n'y parviennent qu'après avoir pris une autre forme et constitué une sécrétion spéciale , celle du pus ( § 855 ).';
a. Passage [de matériaux inaltérés du sang dans les sécrétions.
A l'égard du premier cas , le passage anormal de matériaux du sang dans les produits sécrétoires peut ou dépendre d'une exaltation de la vie du sang dont les effets se font sentir jusque dans la sécrétion , ou tenir à ce que l'affaiblissement de l'activité vitale de ce liquide ne lui permet pas de se séparer complètement en ses diverses formes , de manière qu'il s'échappe en nature à travers les parois relâchées.
I. Ainsi, d'un côté , la sécrétion de la peau devient albumineuse par l'effet d'une exaltation de la vie, comme il arrive, d'après Anselmino (1) dans les sueurs critiques des fièvres rhumatismales ; d'un autre côté, la bile, le lait, etc. , admets lent de l'albumine quand les matériaux constitutifs de ces sécrétions ne se sont point développés. C'est dans l'urine qu'on a le plus souvent constaté la présence de l'albumine ; elle s'y dépose quelquefois d'elle-même par le seul fait du repos , ou se coagule par l'ébullilion , ou enfin se précipite soit par l'addition du deutochlorure de mercure ou de l'infusion de noix de galle , soit , lorsqu'elle est fort abondante , par celle de l'alun ou de l'acide nitrique.
1° Nysten (2) a trouvé , dans une péritonite , l'urine d'un rouge foncé, claire , acide, et riche tant en albumine qu'en urée. Henry (3) a rencontré , dans celle qu'avait rendue un malade atteint de rhumatisme violent, de l'albumine, avec beaucoup d'urée, de l'acide rosacique et peu d'acide urique. Suivant Berzelius (4), ce liquide contient de l'albumine dans les fièvres parvenues à leur plus haut degré. Ainsi, dans tous ces cas , l'excitation de l'activité vitale fait qu'un des matériaux constituans du sang se mêle avec le produit sécrétoire proprement dit sans avoir subi aucune modification. • |
2° Dans d'autres circonstances, ce phénomène est le résultat d'une faiblesse pour ainsi dire paralytique, en vertu de laquelle l'albumine prend la place de l'urée, qui diminue ou même disparaît tout-à-fait. Ainsi l'urine de Chiens auxquels Krimer (5) etNaveau (6) avaient coupé soit les nerfs des reins , soit le grand sympathique et la paire vague , et mis ces nerfs en communication avec une forte pile voltaïque, contenait beaucoup d'albumine et de cruor, avec peu d'acide urique et d'urée. Celle d'un homme qui avait éprouvé une
(1) Zeitschrift fuer Physiologie, t. II, p. 330.
(2) Recherches de physiologie et de chimie pathologiques, p. 252.
(3) Journal de chimie médicale , t. V, p. 205.
(4) Traité de chimie , t. VII , p. 402.
(5) Physioloyisclie Untersuchunycn, p. 35,43.
(6) Expérimenta queedam circa urinai seerctionom , p. 16, 31.
2l8 PRODUITS MATÉRIELS HOMOLOGUES.
commotion de la moelle épinière , offrit à Hankel (1) de l'albumine , peu d'urée et point d'acide urique (*).
3° L'urine a été trouvée àlbuïmrfélisè dans diverses maladies chroniques, cl même souvent dans des cas de simple incommodité. Elle était alors pâle ou (rouble , opaline et blanchâtre ; elle contenait peu ou point diacide libre, tardait peu à devenir alcaline et putride , âvâit moins de pesanteur spécifique qu'à l'ordinaire ( depuis 1011 jusqu'à 1014), et contenait généralement peu ou point d urée , ou , comme l'ont observé Brande (2) et Barruel (4), renfermait de l'urée, mais point d'acide urique. On a remarqué cet état dans les désor dres de la digestion (4) , le vomissement et la diarrhée chroniques (5) , la maladie vermineuse , les scrofules, la maladie mefcurielle (6) , l'hépatite chronique (7) , l'hydropisie (S) , le diabète (9) et la fièvre hectique (lOj. Suivant Front, les refroidissemens et les affections morales contribuent à le développer. La cause locale paraît être un affaiblissement de l'activité des reins , joint à Une augmentation de l'afilux du sang vers ces organes. Christison , Bright et tiregory ont trouvé l'albumine accumulée , sous la forme d'une substance grenue jaunâtre , dans les conduits urinifères et même dans les paquets vasculaires arrondis des reins. Les moyens qui ont le mieux réussi
(1) Mcdicinischc Zeitumj , t. III, p. 89.
(*) Yoyez Ollivier, Traité des maladies de la moelle épinière , 3e édit., Paris , d837 , t. I , p. 142.
(2) Meckel, Devtsche.s Arclnv , l. I , p. 303.
(3) Journal de chimie médicale, t. Y, p. 14.
(4) Prout, Traité de la gravelle , p. 58.
(5) Sammlung uuserlcsener Abhandlungen , t. XL, p. 164. — Journal de chimie médicale , t. VI , p. 41.
(6) Prout, Traité de la gravelle, p. 70. — Journal de chimie médicale, t. I, p. 179.
(7) Berzelius , Traité de chimie , t. VII , p. 403.
(8) Meckel , Doutsches Arcldv , 1. 1 , p. 303 , 305. — Nysten , Recherches de physiologie et de chimie pathologiques , p. 256. — Sammlung auserlesener Abhandluntjen , t. XL, p. 163.
(9) Journal de chimie médicale, t. V, p. 7, 11, 12. — Blainville, Cours de physiologie générale, t. III, p. 90.
(10) Berzelius, Traité de chimie , t. VII, p. 403.
à Gregory pour faire cesser la maladie, sont les émissions sanguines locales à la région lombaire et l'emploi simultané de substances exerçant une action stimulante spéciale sur les reins (1) ; il attribue la présence de l'albumine à ce que le sérum du sang transsude en nature à travers les parois de l'organe , parce qu'il n'est pas rare que l'urine contienne aussi du cruor (2); mais, en même temps, il fait remarquer (3) que Félat albumineux de ce liquide s'observe fréquemment dans des circonstances où il y a prédisposition générale aux exsudations d'albumine , c'est-à-dire dialbèse albumineuse. Un trouble de l'assimilation paraît être la cause générale de cette anomalie. Suivant Prout (4) , l'albumine contenue dans l'urine ressemble plus souvent à celle du cbyle qu'à celle du sang. Christison et Gregory disent que le sérum présente alors une teinte laiteuse et une pesanteur spécifique moindre que celle qu'il a ordinairement. Nous devons donc présumer que le sang , chargé de substances qui ne sont point encore suffisamment assimilées, s'en débarrasse, comme de matériaux étrangers, en les poussant à travers le tissu relâché des reins.
EL Du cruor se mêle avec les produits des sécrétions dans les inflammations pures parvenues à leur plus haut point d'intensité , par exemple celles des poumons ou des reins , dans divers cas où il y a diminution de l'activité vitale, atonie des organes sécrétoires et constitution anormale du sang , circonstances sous l'empire desquelles on voit la sérosité devenir rougeâtre , brunâtre , bleue ou noirâtre , dans l'hydropisie , le mucus intestinal rougeâtre ou brunâtre dans le flux dit hépatique , l'urine rouge et épaisse dans le scorbut. Wells (5) a observé , dans une hydropisie survenue à la suite de la scarlatine , que l'urine était rendue rouge et semblable à de lavure de viande par du cruor qui se déposait pendant le repos et se coagulait à la chaleur de l'ébullition. Peschier (6), dans
(1) Semmlung auscrlcsener Alliandlungen , t. XL, p. 168.*
(2) llnd., p. 491.
(3) Ibid., p. 471.
(4) Traité de la gravelle, p. 68.
(5) Meckcl , Daut.iches Archiv , t. I , p. 306.
(6) Journal de chimie médicale, t. VII, p. 410.
un cas analogue , l'a vue offrir un sédiment brun , contenant du cruor, de l'albumine et beaucoup d'urée, et devenir semblable à du vin rouge tourné pendant la convalescence.
Il y a des cas où le mélange du cruor avec les produits sécrétoires se rattache , comme la prédisposition héréditaire aux hémorrhagies , à une dialhèse individuelle qu'on ne saurait expliquer. Aussi on a vu un jeune homme qui , toutes les fois qu'il se livrait à des mouvemens violens , éprouvait une sueur sanguinolente sous le bras (1) ; or il est rare que la sueur contienne du cruor, et ce phénomène n'a guère lieu que dans des maladies extrêmement graves , le scorbut par exemple.
III. Dans les inflammations , au lieu de sérosité , il se se i crête un liquide semblable au véritable sérum du sang (§ 688), c'est-à-dire contenant, non seulement de l'albumine , mais encore de la fibrine , et qu'on appelle lymphe plastique ou coagulable , mais qu'il est plus convenable de nommer liquide plastique, afin d'éviter toute confusion. Suivant le siège de l'inflammation, ce liquide s'épanche soit sur une surface libre, soit dans un parenchyme ; il sort goutte à goutte , sous forme liquide; limpide d'abord, ou du moins translucide, il ne tarde pas à devenir gélatineux , blanc , gris, ou jaunâtre, et enfin à se solidifier. Une fois coagulé, il se dissout dans la potasse avec moins de promptitude que l'albumine , mais plus rapidement que la fibrine. Cette sécrétion , qu'on a coutume de désigner sous le nom d'exsudation , peut à peine être séparée du parenchyme enflammé , et on ne l'observe dans toute sa pureté qu'aux surfaces libres.
4° C'est à la surface des membranes séreuses qu'elle se manifeste le plus fréquemment. Lorsque Gendrin avait enflammé ces membranes par des injections irritantes (2), il voyait d'abord se déposer une couche d'un blanc grisâtre et visqueuse , qu'il parvenait à dissoudre dans l'eau à l'aide de la trituration , mais qui , par les progrès de l'inflammation , devenait plus épaisse , plus visqueuse , plus dense , et sem-
(1) Voigtel , Handluch der pathologischen Anatomie , 1. 1 , p. 70.)
(2) Histoire anatomique des inflammations, t. II, p. 493.
blable à de l'albumine demi-coagulée , tandis que le liquide épanché dans la cavité séreuse déposait encore 0,03 de flocons. A la suite d'une péritonite chronique, la sérosité abdominale, de couleur verdàtre , avait déposé , sous la forme de flocons mous et d?un jaune grisâtre, une matière qui se condensait dans l'alcool , tout en conservant un peu d'élasticité , et se réduisait, entre les doigts, en une matière pulpeuse un peu grasse au toucher (1). On a vu aussi la sérosité extraite par la ponction , dans un cas d'ascite , se coaguler d'elle-même (2).
5\Gendrin dit (3) que, dans l'inflammation des membranes muqueuses , le suc muqueux devient riche en albumine , et contient un peu de fibrine.
6° Le liquide sécrété sous l'épiderme par la peau enflammée à la suite d'une brûlure ou de l'application, soit des canthai ides, soit de quelque autre substance âcre, acquiert la même nature, lorsque, la phlegmasie persistant, il fait un long séjour dans la phlyetène non ouverte (4). Margueron l'a vu se coaguler à l'air en une pellicule , qui n'était point soluble dans l'eau et les acides , mais qui se dissolvait dans les alcalis (5).
7° Suivant Prout (6), l'albumine est accompagnée, dans l'urine, d'une certaine quantité de fibrine, quelquefois assez abondante pour que l'urine se prenne en un véritable caillot.
b. Passage de matériaux altérés du sang dans les sécrétions.
§ 855. La sérosité interstitielle répandue dans le corps entier, peut éprouver, à la suite de l'inflammation, et par son mélange avec des matériaux modifiés du sang, une transformation telle, qu'elle perde entièrement sa forme normale, et
(1) Hist. anat. des inflammations , t. II, p. 496,
(2) Schreger, Fluidorum corporis animalis chemiœ 'nosologicœ spécimen, p. 23.
(3) Loc. cit., p. 519.
(4) Gendrin, loc. cit., p. 500.
(5) Bulletin de la Société philomatique , t. I, p. 26.
(6) Traité de la gravelle, p. 61 , 62, 63.
qu'elle se manifeste sous une forme nouvelle , constituant ainsi ce qu'on nomme le pus.
I. Le pus est un liquide opaque, blanc, tirant quelquefois sur le jaunâtre ou le verdâtre , un peu épais , semblable à de la crème , non filant entre les doigts , d'une saveur fade et douceâtre , qui exhale une odeur particulière à la chaleur, et dont la pesanteur spécifique varie de 1031 à Û033 suivant Pearson (1). Quand on l'examine au microscope , on s'aperçoit qu'il est composé de granulations et d'un liquide incolore ; plus il est blanc et épais, plus ces granulations sont abondantes. Elles sont blanchâtres, translucides, ponctuées ou comme granulées à la surface , suivant Gruithuisen (2j , du reste, sphériques, et , à ce que prétend Gendrin (3) , un peu aplaties. Leur volume excède celui des globules du sang. Weber leur assigne un diamètre de 0,0039 à 0,0079 ligne, bien supérieur à celui des globules du lait et du sang (4). Home (5) dit aussi ces globules plus gros que ceux du chyle. Selon Weber, ils ressemblent beaucoup à ceux de la salive , mais sont plus nombreux , et ont une pesanteur spécifique plus considérable. Prévost et Dumas (6) assurent que ceux qu'ils ont trouvés dans le sinus frontal d'un Mulet n'avaient que 0,0015 ligne de diamètre , comme ceux du lait et du chyle. Gruithuisen (7) a remarqué que leur volume variait suivant les individus , mais qu'il ne présentait aucune différence sur un même individu, ce qui ne doit s'entendre sans doute que du pus parfaitement normal. D'ailleurs, leur forme plus régulière les distingue des globules qu'on découvre dans plusieurs liquides sécrétés , notamment dans le mucus. Mais , assez fréquemment, le pus contient aussi des flocons et des fibres.
(1) Meckel , Deutsches Archiv , t. II , p. 503.
(2) Naturhistorische Untersuchung ueler den Unterschied zwischen Eiter und Schleim , p. 2.
(3) Histoire anatoinique des intlanimations , t. II, p. 489.
(4) Anatomie des Mcnschen, t. I , p. 163.
(5) Sammlunij auserlcsener Abhandhuujcn , t. XII, p. 6S3.
(6) Répertoire général d'anatomie et de physiologie pathologiques > t. III , p. 29.
(7) Loc. cit,, p. 3.
PRODUITS MATÉRIELS IIOMOIOGUES. 2^3
(J'ai examiné le pus de la gencive, d'abcès au pourtour de l'articulation du genou, et d'abcès par congestion à la région du dos ; partout il était à peu près le même. Au microscope, ses globules paraissaient arrondis, incolores et moins bien délimités que ceux du sang, que je contemplais en même temps ; ils avaient une surface manifestement grenue, et, par leur aspect, ressemblaient assez à ceux de la lymphe ou aux granulations du sang des animaux sans vertèbres. Ils. étaient, en général, plus gros d'un tiers que les globules du sang, ayant depuis un deux-centième jusqu'à un trois centième, et la plupart un deux-cent-cinquantième de ligne. Les plus gros globules du sang et les plus petits du pus se ressemblent beaucoup sous le point de vue du volume ; mais on pourrait les distinguer sur-le-champ les uns des autres , en ce que ceux du sang sont mieux circonscrits et plus colorés. Les globules du pus ne changent point dans l'eau , même quand celle-ci est très-abondante et les surnage pendant long-temps. L'élher et l'acide acétique ne les altèrent pas non plus; dans ce dernier réactif, ils se resserrent sur eux-mêmes, prennent une couleur un peu plus sombre, acquièrent des limites mieux tranchées, et deviennent plus petits. L'acide nitrique les résout en une masse grenue et jaunâtre. Ils se dissolvent complètement dans l'ammoniaque et dans la potasse caustique, donnant ainsi des liqueurs transparentes , visqueuses , filantes et semblables à du blanc d'eeuf . Le pus que j'ai examiné paraissait n'exercer aucune action sur les couleurs végétales ; il n'altérait ni le papier .de tournesol ni celui de curcuma. ) (1) II. Le pus se comporte
l.° Comme corps neutre à l'égard des couleurs bleues végétales -, ce fait a été constaté par Bruggmans (2) , Gren , Jordan ;3), Pearson et Andral (4). Mais le pus est très-sujet à changer de nature. Ainsi l'action de l'air le rend prompte-
(1) Addition de R. Wagner.
(2) John, Chemische Tabellen. des Thierreichs , p. 33.
(3) Crelt , Chemische Annalen , 1801 , t. II , p. 2J4.
(4) Précis d'anatomie pathologique , t. I, p. 392.
2l[\ PRODUITS MATÉRIELS HOMOLOGUES.
ment acide , puis il devient alcalin , par développement d'ammoniaque. C'est ainsi qu'on explique comment Nauche a pu le| dire alcalin (1) , Prévost et Dumas le considérer comme légèrement acide , et Gendrin (2) assurer qu'il est alcalin dans les espaces clos , mais acide dans les ulcères ouverts à l'extérieur.
2° Par le repos , il se sépare en une sérosité limpide , au fond de laquelle s'accumule la matière purulente proprement dite contenue dans les globules. La sérosité est miscible à l'eau , tandis que le sédiment ne se dissout , d'après Pearson (3) , que dans mille parties de ce menstrue. Agité avec de l'eau , le pus forme un liquide lactescent, au fond duquel la matière purulente se précipite , par le repos , sous la forme de poudre , tandis que l'eau s'est emparée de l'albumine.
3° L'ébullition et l'alcool déterminent une coagulation , qui a lieu spécialement dans la partie séreuse du pus, et qui a été niée par Home et Suringar. Le caillot est de l'albumine , mais qui , suivant Dumas , se dissout plus facilement que de coutume dans l'acide hydrochlorique. Soumis à l'évapoiution , le pus laisse , d'après Pearson , 0,10 à 0,16 de résidu ; celui de la matière purulente proprement dite ne change point à l'air, dont celui de la sérosité du pus attire , au contraire , l'humidilé. Le liquide qui ne se coagule point à la chaleur donne , par l'évaporation , suivant Dumas , un extrait de couleur jaune , exhalant l'odeur du pus, qui attire l'humidilé de l'air, se dissout dans l'alcool aqueux , à cela près de quelques petits flocons , et contient de l'acide lactique libre , avec du chlorure de sodium et un peu de phosphate d'ammoniaque. Le pus , évaporé à siccité , brûle en répandant une odeur légèrement ammoniacale, et laisse des cendres d'un jaune rouge. Pearson a trouvé , dans le résidu, de l'oxide de fer, du chlorure de sodium, des phosphates de chaux et de potasse, avec des traces de carbonate et de phosphate calcaires, de phosphate de magnésie et d'une matière vilrifiable.
(1) Meckel, Doutsches Archiv, t. IV, p. 157. ■
(2) Loc. cit., p. 486.
{3) Loc. cit., p. 509, " "■» '
PRODUITS MATÉRIELS' ÏIÛMdLÔGL'ES\ 2 25
<4° Avec la dissolution de potasse, le pus forme un liquide gélatineux, filant, insoluble dans l'eau , ce que Grasmeyer (1) •considère comme un caractère distinctif. Lorsqu'on le broie avec de la chaux vive ou de la potasse caustique , il dégage une légère odeur ammoniacale.
5° Les acides étendus le coagulent; concentrés, ils le dissolvent , et l'eau le précipite de la dissolution.
6° La dissolution d'hydrochlorate d'ammoniaque l'épaissit et le rend gélatineux , sans cependant le coaguler, puisqu'il reprend son apparence première par l'addition de l'eau. Hunter pense que cet effeÇ se rattache principalement à la sérosité du pus.