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I. Et d'abord de celle du tissu cellulaire

1° C'est dans le tissu cellulaire atmosphérique que la réunion s'opère de la manière la plus facile et la plus prompte. Des corps étrangers peuvent cheminer à travers ce tissu , soit par leur propre pesanteur, soit par la pression des parties environnantes , et la route qu'ils fraient ainsi se referme aussitôt derrière eux. Quand ce tissu s'est reproduit sur un point , après avoir été détruit , il est la plupart du temps plus dense et moins extensible qu'auparavant ; à la surface des moignons,

(1) Meckel, Deutsches Archiv , t, V, p. 383.

il devient presque scléreux (1), parce qu'il y remplace l'enveloppe aponévrotique. Dans les organes où le néoplasme ne prend pas les caracières du tissu normal, il n'acquiert que celui d'un tissu cellulaire condensé.

2° Les lèvres béantes d'une blessure faite à une membrane séreuse contractent adhérence avec les surfaces voisines , de manière que la plaie se ferme ; mais quelquefois il se forme en même temps , sur ces surfaces , un néoplasme qui , par exemple , après l'excision d'un lambeau de la tunique vaginale , remplit le vide existant sur l'albuminée du testicule , et y produit une membrane celluleuse mince, dont les bords s'unissent à ceux de l'incision (2). Si la membrane séreuse est fixée , comme à la paroi de la poitrine ou du bas-ventre , de manière que la plaie ne puisse point bâiller, il s'opère aussi une réunion immédiate. Du reste , on a vu , après l'exarliculation, des bourgeons charnus se développer sur la membrane synoviale de l'articulation.

3° Kaltenbrunner (3) a remarqué qu'après la section partielle d'un vaisseau sSrîguin, le sang accourt de tous côtés vers la plaie ; puis il passe devant , en suivant son cours normal, à peu près comme dans le cas de section complète (§ 761 , 1° ). Le sang rejeté hors du courant devient stagnant à l'extérieur du vaisseau, et forme un caillot, qui bouche la plaie , sans contracter d'adhérences intimes avec les parois. Mais le vaisseau s'enflamme , et , au bout d'environ douze heures, il sécrète un liquide plastique, qui, presque toujours, se condense en un néoplasme membraneux et opaque ; cette membrane ferme la plaie et se soude aux parties voisines , pendant que le caillot de sang disparaît par résorption.

Les plaies des artères ne guérissent que quand elles consistent en piqûres ou divisions longitudinales ; cependant des plaies transversales peuvent guérir aussi lorsqu'elles n'inlé-

(1) Van Hoorn , Dissertatio de iis quœ , in partibus memhri , prœsertim osseis , amputatione vvlneratis , notanda sunt , p. 22.

(2) Pauli , Commentalio physiologico-chirurgica de vulncribus sanandis,

(3) Heusinger, Zeitschrift fuer dio organische Physik , 1. 1 , p. 309. — Expérimenta circa statum sanguinis et vasorum in inflammatione , p. 2,

FRODUITS MATÉRIELS HOMOLOGUES. 2gç)

ressent pas plus d'un quart du diamètre de l'artère. Ebel (l) en a vu une de ce genre qui , chez un Chien , était fermée au bout de dix-sept jours.

Les plaies des veines guérissent avec plus de facilité et de promptitude ; on les trouve cicatrisées de vingt-quatre à quarante-huit heures après une saignée. La cicatrice a le même aspect que la membrane vasculaire commune ; elle est dense , blanchâtre , et se perd à l'extérieur dans le tissu cellulaire ambiant.

Les vaisseaux entièrement coupés en travers s'oblitèrent (§S63, 7").

4° Le tissu érectile , par exemple celui qui existe dans la paroi de la matrice , se cicatrise très-promptement. Mayer (2) a même observé la régénération de la rate qu'il avait extirpée ; mais il n'a point fait connaître les circonstances particulières de ce phénomène.

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