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enveloppant fluidifie et résorbe souvent , par sa propre activité plastique, après quoi lui-même disparaît quelquefois, ses parois venant à conlracier adhérence ensemble. Ainsi , par exemple, après une apoplexie duc à ia rupture d'un vaisseau dans la substance cérébrale , on trouve, pendant les premiers jours , une cavité pleine de sang coagulé , qui s'est formée par déchirure , de sorte qu'elle a des parois inégales ; mais, au bout d'une quinzaine de jours, ces parois sont molles et rouges, et elles font corps avec le caillot ; plus tard encore elles ont manifestement l'apparence d'une membrane spéciale , et au bout d'une année, on trouve un kyste à parois minces , jaunâtre ou rougeâtre , qui est rempli de sérosité (1). Autour des tubercules et d'autres pseudomorphoses qui ne proviennent point de vésicules , il se produit des poches analogues, qui peuvent devenir aussi tendineuses, cartilagineuses ou osseuses. Il faut encore ranger ici les enveloppes d'un embryon mort avant terme (§ 482 , 10°). Enfin il se forme des kystes autour des portions ramollies du cerveau (2), ou des collections purulentes (3).
IL A ces poches ou kystes , se rattachent , parmi les canaux ,
1° Ceux qui donnent issue à un liquide formé dans l'intérieur de l'organisme , et qui ressemblent plus ou moins aux conduits extérieurs des glandes. En effet , dans les cas où il ne s'opère pas de véritable suppuration , il nous est presque impossible de les expliquer autrement qu'en admettant que l'organisme , quand il a produit une substance étrangère à sa sphère et destinée à être rejetée au dehors , lui prépare aussi une voie qui puisse l'amener à l'extérieur ; pour cela, il suspend la formation de matériaux solides dans les tissus qui se trouvent en contact avec le liquide , accroît la fluidification et la résorption , et donne ainsi naissance à un canal.
Ce phénomène est surtout bien prononcé dans les cas de nécrose interne; ici les canaux d'évacuation, appelés clapiers,
(1) Ilid., p. .202.
(2) Gcndvin , Histoire anatomique des inflammations, t. II, p. 438.
(3) /6icM.I, P. 29; t. II, p. 252.
se produisent, quand la couche intérieure est seule frappée de mort , dans la couche extérieure demeurée vivante , et , quand celle-ci meurt également , dans la substance osseuse nouvelle , dès le moment même où elle commence à se former, et sans qu'on aperçoive aucune trace de suppuration ; ils partent de la cavité qui s'est développée entre l'ancienne substance osseuse et la nouvelle ; ce sont des conduits ronds ou ovales, tapissés d'une membrane lisse à sa face interne, et se continuant plus tard, par un trajet fistuleux , avec la surface extérieure du corps ; il n'y a aucun moyen d'en procurer l'oblitération , tant que des portions osseuses mortes se trouvent encore contenues dans l'intérieur du nouvel os ; mais , après l'expulsion de ce séquestre , ils se ferment d'euxmêmes.
Quand bien même on admettrait que Fichor dans lequel l'os frappé de mort s'est converti , arrête la nutrition , on ne concevrait point encore comment il se fait que cette suspension soit bornée à la direction de dedans en dehors , et qu'il se produise seulement des canaux, sans destruction plus étendue.
Les conduits évacuateurs du pus formé dans des parties molles, ou les trajets fistuleux, sont, jusqu'à un certain point, dans le même cas que les précédens , quoiqu'il soit plus manifeste que leur production se rattache à la suppuraliuu , et que la direction qu'ils prennent vers le point le plus rapproché de la périphérie puisse s'expliquer en quelque sorte par la pression des parties molles. Alors même qu'ils sont devenus semblables à des conduits excréteurs, par le développement d'une espèce de membrane séreuse sur leur paroi (§ 808, 4°), ils s'oblitèrent aisément dès que la suppuralion profonde qui leur avait donné naissance se tarit. Quelquefois ces sortes de canaux traversent , pour gagner une surface libre, des organes très-difl'érens les uns des autres, entre le3quels il a dû préalablement s'établir des adhérences ; ainsi on en trouve qui se portent du foie dans l'estomac, ou même dans les poumons, à travers le diaphragme (1).
(1; Çruveilhier, Essai sur l'anatomie pathologique en général, t. I p. 163. '
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On peut rapprocher de ces trajets les fistules salivaires' , biliaires , urinaires et stercorales , qui ne tardent pas à se fermer, quand les matières auxquelles elles livraient passage ont repris leur cours normal.
5° Lorsqu'un canal formé par une membrane muqueuse est devenu imperméable sur un point, par l'effet d'une conslriction ou d'une ligature , il survient tout autour de lui une inflammation et un épanchement de liquide coagulable , qui se développe en une virole contractant adhérence avec les parties saines du conduit; la portion lésée périt ; elle est repoussée , comme corps frappé de mort , tant par les deux bouts encore •vivans , que par la virole , qui devient dès lors un canal indépendant et spécial ; puis elle est dissoute et résorbée , ou expulsée au dehors. On reconnaît ici les mêmes phénomènes essentiels que ceux qui ont lieu dans le cas de nécrose interne ; la portion du canal de membrane muqueuse frappée de mort par la ligature, ressemble au séquestre ; mais elle trouve déjà son trajet éliminatoire tout formé dans la portion demeurée intacte du conduit.
L'intestin peut rétablir son canal de cette manière , lorsqu'il a été resserré , soit par l'invagination d'une portion dans une autre, soit par la pression due à un anneau herniaire ou à] une ligature. Legoupil (1) a observé, sur un enfant de quatre ans, après une invagination, l'expulsion d'un lambeau d'intestin grêle long de six pouces , et d'un autre du colon ayant quatre pouces de long; Baillie, celle d'une portion de gros intestin longue de trois pieds (2); Fauchon , celle du cœcum , avec six pouces de l'intestin grêle et autant du colon (3); Bonniol et Rigal, celle de trente pouces d'intestin grêle (4). Platz (5) rapporte vingt-quatre cas de ce genre , dans dix-huit desquels les sujets recouvrèrent la santé, après avoir rendu une partie de leurs intestins par l'anus.
(1) Gerson , Magasin des auslœndischen Literatur, t. I , p. 535.
(2) Ibid., p. 540.
(3) lbid., p. 544.
(4) Ibid., t. VI, p. 489.
(5) Dissertatio de dejectione portîonis iniestinottlm per alemn non semper mortifera , p. 1-24.
Dans les hernies étranglées , on voit quelquefois la portion herniée d'intestin tomber en gangrène et se détacher, puis les bouts se réunir, de manière que les matières fécales reprennent leur cours par l'anus (1). Ayant appliqué une ligature autour de l'intestin d'un animal , Breschet (2) vit d'abord se former une virole , de manière que la ligature se trouva enveloppée dans la paroi ; ensuite la membrane muqueuse de la partie malade fut frappée de mort , se détacha et sortit par l'anus ; avec la ligature ; l'animal ne succomba point. Lorsque la ligature avait été trop serrée , la mortification et le détachement de la partie liée avaient lieu avant qu'il se fût formé une virole , de manière que l'animal succombait.
Les conduits excréteurs qui ont été embrassés par une ligature se rétablissent de la même manière. Muller l'a observé sur le canal déférent, celui de Wharlon et celui du pancréas (3). Haller avait déjà cité (4) des cas analogues, mais qui , cependant , lui inspiraient quelques doutes. Brodie (5) lia le conduit biliaire d'un Chien ; au bout de huit jours, il remarqua une virole qui enfermait la portion comprise dans la ligature , et qui livrait librement passage à la bile. Tiedemann et Gmelin ont également vu trois fois le canal biliaire se rétablir dans l'espace de treize à vingt-six jours , après avoir été lié (6). Ayant ouvert le corps d'un Chien auquel ils avaient lié le canal pancréatique onze semaines auparavant , ils trouvèrent que ce conduit était perméable et seulement un peu rétréci dans l'endroit où la ligature avait été appliquée , mais qu'il yen avait de plus un autre plus petit , qui se joignait au canal cholédoque (7). On peut conjecturer que, dans ce cas , le suc pancréatique, avant de pouvoir couler librement par le canal primitif , s'était frayé une voie nouvelle à travers le b>
(1) Ibid., p. 28.
(2) Dictionnaire de médecine , t. V, p. 252.
(3) Handbuch der Physiologie , t. I, p. 378.
(4) Elément, physioloy., t. VI, p. 451.
(5) Archives générales , t. I, p. 266.
(6) Recherches expérimentales sur la digestion , t. II. j>, 12 , 25 , 41>. ,
(7) Ibid., t. I, p. 28.
quide plastique , et avait créé ainsi un nouveau conduit , une véritable fistule pancréatique, qui s'était abouchée avec le canal cholédoque ramolli par l'inflammation.
6° Ceci nous conduit à la réunion des vaisseaux sanguins des deux surfaces d'une plaie , qui se soudent ensemble (§ 859 , 7°-12° ; § 861, I), et à celle des vaisseaux de nouvelle formation avec ceux qui déjà existaient auparavant (§ 859, II, 13°-16°).
Ces deux sortes de réunions sont démontrées par la vitalité, la nutrition , la rougeur et la chaleur des parties resoudées , comme aussi par l'hémorrhagie qu'entraîne toute plaie qu'on vient à y faire. Elles le sont également par les injections ; nous l'avons déjà dit précédemment (§ 859, 861), et nous allons encore le prouver ici par quelques exemples.
Les cas dans lesquels une réunion de ce genre a lieu , peu- Vent être rapportés à trois.
Dans le premier, les extrémités de vaisseaux coupés se réunissent de nouveau. Lorsqu'on divise un vaisseau de la conjonctive , chez un sujet atteint d'ophthalmie , les deux bouts commencent par s'affaisser, suivant la remarque de Hunter; mais ils ne lardent pas à se réunir, et le sang coule ensuite dans le vaisseau , comme auparavant. La même chose arrive aux vaisseaux des deux moignons d'un muscle , selon Breschet (1), ou d'un nerf, suivant Arnemann (2). Quand on coupe la peau en demi-cercle , et qu'après la cicatrisation de la plaie, on pratique de l'autre côté une seconde incision demi-circulaire , afin de compléter le cercle d'isolement du lambeau, les injections démontrent plus tard , d'après Pauli (3), que les vaisseaux de ce dernier sont réunis avec ceux du reste de la peau. De même, lorsque Duhamel (4) avait brisé le fémur d'une Poule, et qu'après la formation du cal, il coupait toutes les parties molles du membre jusqu'à l'os , d'abord
(1) Dictionnaire de médecine, t. V, p. 276.
(2) Versuche tieber die Beycneraiioii an lëbcndcn Thiercn , p. 26.
(3) Coinincntaiiophijsiolo'jicb-chinirijica do vulneritus sanandis, p. 111.
(4) Histoire de l'Académie des sciences , 1746 , p. 348.
PRODUITS MATÉRIELS IïOMOLOGUES. 3^7
d'un côté , puis de l'autre , les injections lui prouvaient qu'une continuité parfaite s'était rétablie entre tous les vaisseaux.
Le second cas est celui dans lequel les vaisseaux d'une partie contractent union avec des vaisseaux totalement étrangers à ceux de la surface organique sur laquelle cette partie a été transplantée. Ainsi , par exemple, Baronio (1) a vu le sang couler d'une incision faite à un lambeau de peau qu'il avait transplanté , et Micbaelis (2) a remarqué, sur une Poule avec l'estomac de laquelle les testicules d'un Coq avaient contracté adhérence , des vaisseaux allant d'un organe à: l'autre.
Dans le troisième cas , des vaisseaux de formation nouvelle s'unissent avec d'autres qui existaient déjà. Hunter a reconnu, dans des cas d'adhérence des intestins, qu'une partie des vaisseaux du néoplasme n'existaient qu'au début du travail pathologique ; quelques uns , en effet , s'étendaient seulement jusqu'à la surface de l'intestin , et s'y terminaient d'une manière brusque, tandis que d'autres faisaient déjà corps avec ceux du canal. Schrœder (3) a trouvé, dans dés pseudo -membranes , non seulement des artères et des veines en pleine et entière communication avec le reste du système vasculaire , mais encore des vaisseaux lymphatiques pourvus de valvules , dont une partie aboutissaient aux veines primordialement existantes. Cet abouchement graduel avec le reste du système vasculaire de vaisseaux nouvellement produits* et qui avaient commencé par être isolés , est admis comme un fait certain par Van Hoven (4), Baronio (5), Meckel (6) et autres. On a cherché à expliquer ces phénomènes en disant que les plus petits courans sanguins se répandent , sans- paroi propre, à travers la substance organique, et ensuite on a'
(1) Ueler animalische Plaslik , p. 33.
(2) Ueler die Régénération der /Verre», p. 9.
(1) Lectures on comparative anatomy , t. III, p. 15, FI. 5.
(3) Observationes anatomico-patholoyici et practici artjvmenii , p. 43.
(4) "Van Hoorn , Dissertatio de Us quœ , in partibus ■membri , praa* sertim osseis , ampulatione vulneratis , notanda sunt , p. 32.
(5) Ueber animalische Plaslik, p. 50.
(6) Handbuch der palholoyiscUcn Analomic , t. III , p. 35,
Ï2b ^ PRODUITS MATERIELS HOMOLOGUES.
voulu faire servir le phénomène lui-même d'appui à l'hypothèse. Mais cette dernière n'est pas la seule qui se présente à l'esprit, et elle ne le satisfait pas non plus dans tous les cas.
Il [est évident que, quand on réunit les surfaces d'une plaie , les deux bouts de tous les vaisseaux qui avaient été divisés ne sauraient se retrouver ; il n'est pas possible non plus que chaque bout de vaisseau d'une partie détachée du corps rencontre précisément , dans la surface à laquelle on applique cette ] partie , celui qui s'accorde avec lui quant au calibre1 et] [sous tous les' autres rapports. Loin de là , les "extrémités des 'vaisseaux s'éloignent par rétraction des deux surfaces de la plaie , le sang devient stagnant dans leur intérieur, et il forme un caillot qui en bouche l'orifice , tandis que la sérosité séparée de ce caillot suinte à travers l'ouverture. Mais les surfaces de la plaie s'enflamment , et elles sécrètent un liquide plastique, qui s'organise en néoplasme; l'activité vitale se trouve dès lors accrue ; donc, comme partout où la vitalité s'est exaltée ( § 762), le sang doit affluer en plus grande abondance , pénétrer le bouchon , ou le liquéfier, ou le repousser, et se frayer aisément une route dans le néoplasme, qui est encore gélatiniforme. Comme le sang arrive de tous les côtés vers les points qui sont enflammés ( § 762, 7°), les vaisseaux, tant artériels que veineux, des deux surfaces de la plaie doivent s'ouvrir de cette manière ; mais le mouvement rétrograde est bientôt vaincu par le mouvement direct ou progressif (§ 726, 1°). Le petit courant de sang , qui est isolé et qui n'a point de direction , est attiré par le courant plus fort (§ 739 , 1°; 761, le sang qui sort acquiert , tant par la relation de périphérie et de centre ( § 763 , 2°), que par la force à tergo ( § 723 ), une direction correspondante à sa nature fartérieuse ou veineuse; enfin celui qui sort d'un bout artériel supérieur rencontre plus d'obstacle, à la surface correspondante de la plaie, dans les bouts veineux inférieurs, qui sont pleins et afférens , qu'il n'en trouve dans les bouts artériels inférieurs, qui sont moins remplis et efl'érens ; il prend donc sa route parj ces derniers , tout comme le sang trouve plus de facilité à passer
d'une extrémité veineuse inférieure dans une extrémité veineuse supérieure placée vis-à-vis de lui. De celte manière , ï[ s'établit une circulation réciproque , parce que, si ce ne sont pas les mêmes vaisseaux qui se réunissent, ce sont au moins des vaisseaux de même espèce.
Les vaisseaux de nouvelle formation qui se sont développés au milieu d'un néoplasme produit , sans blessure , par l'inflammation , s'abouchent au bout de quelque temps avec les vaisseaux primitifs des organes avoisinans , et ce phénomène a lieu non pas seulement dans des vaisseaux capillaires, auxquels on pourrait contester une paroi propre, mais encore dans des vaisseaux sanguins manifestement membraneux et dans des vaisseaux lymphatiques pourvus de valvules (§ 859, 16°). Nous ne pouvons non plus l'expliquer qu'en admettant que les courans nés dans le néoplasme et les courans contenus dans les vaisseaux primordiaux se sont mutuellement attirés, de manière que la paroi des vaisseaux primitifs , ramollie par l'inflammation , a dû finir, sous l'influence de cet effort continuel , par être résorbée et perforée. Ici également , lorsque le néoplasme s'est étendu sous forme de fausse membrane entre deux organes adossés l'un à l'autre , c'est entre les vaisseaux homonymes que s'établit la communication, ainsi que Schrœder l'a démontré par ses injections : en effet , les artères d'un organe communiquent avec celles de l'autre à travers le néoplasme , et il en arrive autant aux veines ; il n'y a qu'un très-petit nombre d'artères qui se continuent avec des veines dans l'intérieur du néoplasme lui-même , parce que ce dernier ne présente qu'une très-petite quantité de substance réclamant la nutrition.
Il peut également arriver de la même manière qu'au milieu du néoplasme formant virole autour d'une artère embrassée par une ligature , se développe un vaisseau dont les deux bouts aillent s'aboucher dans cette dernière , l'un au dessus , l'autre au dessous de la ligature , et qui devienne ainsi une collatérale de nouvelle production , par le moyen de laquelle l'artère continue de recevoir du sang, malgré le lien qui l'entoure et l'obstrue. Dans les premiers momens, lorsque le néoplasme est encore visible , on ne saurait méconnaître ce
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mode de formation -, ainsi Home (1), quaranle-huit heures après avoir blessé une petite branche de l'artère mésentérique d'un Lapin , injecta par l'aorte les vaisseaux qui s'étaient produits dans le caillot appliqué au péritoine , et qui , sur trois ou quatre points , communiquaient avec les artères. Plus tard, le néoplasme disparaît , soit parce qu'il est résorbé , soit parce qu'il se transforme en tissu cellulaire , de manière qu'on peut rester dans le doute de savoir si le vaisseau latéral est de nouvelle formation , ou s'il existait primitivement. Maunolr (2) a trouvé , sur un Renard à la carotide duquel avaient été appliquées plusieurs mois auparavant deux ligatures, entre lesquelles on avait coupé le vaisseau, quelesdeux bouts, distans l'un de l'autre de plus d'un pouce, étaient réunis ensemble par un vaisseau large d'une demi-ligne, allant directement de l'un à l'autre, et s'abouchant non point sur les côtés de l'artère , mais avec les orifices mêmes , de sorte qu'il méritait plutôt le nom de carotide complémentaire que celui d'artère collatérale , et que , de toute évidence , il n'avait pu exister primordialement. Parry (3) a vu,- dans un cas analogue , sur un Bélier, naître du bout inférieur de la carotide , et de sa surface terminale , cinq vaisseaux qui , sans donner de branches aux parties voisines , montaient vers le bout supérieur, dans la surface terminale duquel deux d'entre eux s'abouchaient , tandis que les trois autres s'ouvraient immédiatement au dessus, danssaparoilatérale.Mayer, Ebel (4) et Schœnberg (5) oui fait des observations analogues, sur plusieurs Mammifères, après la section de l'artère carotide. Dans quelques uns de ces cas, les vaisseaux unissans étaient évidemment de formation nouvelle, puis-
(1) Lectures on comparative anatomy , t. III1, p. 45 , pl. V.
(2) Mémoires physiologiques et pratiques sur l'anévrysme et la ligature dss artères, p. 407.
(3) Experimentaluntersuchungen ueber die Naturursachen und V er~ schiedenheiten des arteriœsen Puises , p. 442.
(4) Dissertaiio de natura medicatrice , sicubi arteriœ vulneratœ et ligatœ fuerint , p. 43.
(5) Memorie sul restabilimento délia circolazione nella legatura O anche recisione dei troncki délie arteric , p. 8.
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qu'ils partaient non de la paroi latérale , mais de l'extrémité terminale du moignon, et qu'ils ne fournissaient point de ramifications ; or la carotide ne possède absolument aucune collatérale qui; soit ainsi indivise. Dans d'autres cas, où le vaisseau unissant était très-flexueux et s'anastomosait, non pas seulement avec les moignons, mais encore avec les branches de la carotide, notamment avec les artères thyroïdiennes, la formation nouvelle pouvait être plus douteuse. Aussi Zhuber (1) prétend-il avoir vu , dans une expérience de ce genre, que les bouts artériels n'étaient mis en communication l'un avec l'autre que par des branches primordiales qui avaient acquis plus de volume. Mais ce fait ne prouve pas que les vaisseaux de communication dont on ne peut démontrer les analogues dans l'état primordial et normal , ne soient point le résultat d une formation nouvelle.
ARTICLE ir.
Des produits matériels hétèrologues de Volcanisme.