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II. Partie périphérique du feuillet séreiiz

§ 425. La seconde zone, ou Isl portion excentrique du feuillet séreux, dont les limites aboutissent immédiatement à l'organe central de la sensibilité , forme à cet organe ( § 430 ), et plus lard aussi aux organes plastiques (§ 431), une paroi protectrice , qui délimite l'organisme , le met en conflit immédiat avec le monde extérieur, et est le siège du sentiment et du mouvement volontaire. Nous désignerons cette paroi sous le nom de périphérie animale. Elle a des relations intimes avec le noyau animal ( cerveau et moelle épinière ), à l'égard duquel elle se comporte comme l'extérieur par rapport à l'intérieur. Une harmonie parfaite règne entre son développement et le sien , et elle se met en connexion avec lui. Mais elle n'est point sous sa dépendance d'une manière absolue , et on ne

DÉVKI.OPPEMIÏNT DU FIÎUirXET SlÎREUX. ^[Ol

peut la considérer comme en étant la suite ou le produit; elle se forme librement , indépendamment de lui , en vertu d'une force à elle propre , et cependant d'après un type qui correspond à celui du noyau. Ainsi , on rencontre certains monstres chez lesquels la portion centrale du feuillet séreux est restée sans développement , de manière que le cerveau et la moelle épinière manquent, tandis qu'il s'est formé une paroi du corps, avec des membres, de la peau et de la substance osseuse bien que ces diverses parties s'éloignent toujours alors plus ou moins de la disposition normale, tant sous le rapport de la texture que sous celui de la configuration générale (1). La formation de la périphérie animale procède de dedans en dehors : elle commence donc d'abord immédiatement auprès de l'organe central de la sensibilité, sur les côtés du cerveau et de la moelle épinière, et elle s'accomplit en trois périodes , sous le point de vue de la substance.

1° D'abord le feuillet séreux lui-même, ou une pullulation oui lui ressemble parfaitement, forme la paroi de l'embryon, qui est fort mince et transparente , et qui , en se soudant sur la ligne médiane , établit la première délimitation de l'embryon , dont elle clôt les cavités à l'extérieur. Nous le désignerons sous le nom de paroi séreuse, z

2° Cette paroi s'épaissit peu à peu, par l'addition de masse organique primordiale ; elle devient ainsi grenue et opaque. WollF , Autenrieth (2) et Baer ont parfaitement établi que cette masse grenue apparaît aux deux côtés de l'organe central de la sensibilité , tandis que le reste de la paroi est encore à l'état séreux ; elle se montre donc sous la forme de deux • bandelettes longitudinales, moins transparentes et plus épaisses , que nous appellerons lames pariétales. Ces lames , d'abord étroites, s'élargissent peu à peu vers la ligne médiane, jusqu'à ce qu'elles aient atteint cette dernière , en refoulant la paroi séreuse , ou plutôt la convertissant en masse grenue. 3° Cette masse se sépare enfin en tissus déterminés , peau

(1) Meckel , Ilandhuch der palhologischen Anatomie , t. I , p. 142. — Is. Geoffroy Saint-IIilaire ^ Histoire des anomalies de l'organisalion, t. II , p. 464.

(2) Supplcmenta ad hisloriam cmlnjonis , p. 53.

402 DÉVELOrPEMENT DU FEUILLET SÉREUX.

et OS , muscles et nerfs , qui Teprésenient dès-lors la véritable périphérie animalo.

Mais la mclamorpliose n'est point simultanée dans toute l'étendue de la paroi ; elle marche de dedans en dehors , de manière qu'il y a déjà quelque temps que la paroi est périphérie animale immédiatement auprès de l'organe central de la sensibiUté , tandis que plus en dehors elle est grenue , et plus en dehors encore , ou vers la ligne médiane , simplement séreuse.

D'après les dernières recherches de Raihke , la périphérie animale permanente ne se développe point par métamorphose de la paroi séreuse, qu'il nomme membrane unissante {mcmhrana réunions), mais c'est une partie entièrement nouvelle, qui vient s'ajouter sur les côtés de la bandelette primitive, dpnt elle écarte de plus en plus la portion séreuse à la paroi viscérale , de sorte que là celte portion diminue , d'abord par rélraclion sur elle-même , puis par résorption , jusqu'à ce qu'elle finisse par disparaître en totalité , tandis qu'à la paroi spinale elle ne s'efl'ace point entièrement, et entre en parlip dans la texture de la peau.

Nous allons examiner d'abord les élémens de la périphérie animale {% 42G-429), puisses configurations spéciales ^§ 430- 434).

A. Elémens constituans.

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