‹ Traité populaire d'agriculture théorique et pratique [microforme]Chapitre 143 sur 206 · DE L’AVOINE · texte numérisé non relu

DE L’AVOINE

L’avoine est la plus rustique des céréales. Rarement employée à la nourriture de l’homme, si ce n’est sous forme de gruau, elle est universellement utilisée dans l’alimentation du bétail.

On en cultive plusieurs variétés qui peuvent se réduire aux suivantes : l’avoine notre, variété très bonne et très productive, ayant le grain noir, renflé, et la

> SOUS uCes.

sortie re qui

amps

-il la u’elle iquée ncent

pour

rante st de

i les

cipes mme

paille grosse ; l’avoine blanche, qui a produit les sousvariétés d’avoines grise, jaune, brune, et parmi lesquelles l’avoine de Géorgie, de Norvège et celle hâtive de Sibérie sont les plus productives ; le grain en est blanc, gros, à écorce un peu épaisse ; la paille haute et forte ; l’avoine à grappe ou de Hongrie, dont le grain est maigre et léger, et qui est tardive, dure à battre, mais très productive en grain et en paille.

I. Généralement les avoines se plaisent dans les terres à froment, c’est-à-dire d’une consistance moyenne et plutôt fortes que légères ; l’avoine à grappe s’accommode mieux que les autres d’une terre légère.

L'avoine est loin d’être cultivée avec les soins et l'attention que l’on consacre aux autres récoltes de céréales, et cela tient à ce préjugé pernicieux, assez généralement répandu, que les plus mauvais terrains sont encore assez bons pour l’avoine. Celle-ci, cependant, demande un terrain doux, bien ameubli, et passablement riche, si l’on veut qu’à l’exemple des autres céréales, elle tire du sol les substances nécessaires au développement de son grain.

Preuve frappante que toutes les espèces de sol ne lui conviennent pas, c’est que sur les terres où domine le sable, son grain est peu farineux, sa balle dure et sèche ; sur les terrains calcaires et arides, le grain est plus petit encore quoique plus farineux.

Dans les terres arides et sèches, ou trop calcaires, cette céréale ne donne qu’un faible produit.

Ces terrains exceptés, l’avoine s’accommode de tous les sols ; elle ne donne néanmoins de produits considérables que lorsqu'on la sème, sous un climat plutôt humide que sec, dans un terrain plutôt fort que léger, bien préparé, bien fumé et net de mauvaises herbes: elle rend d’autant plus qu’on la cultive avec plus de soin.

Dans un sol frais et sous un climat humide, l’avoine donnera toujours un plus grand produit que l'orge.

IT. Dans presque tous les assolements, l’avoine vient à la fin de la rotation.

Elle réussit bien sur les terres défrichées où elle donne, les premières années, de magnifiques récoltes. L'avoine peut succéder à toutes les autres récoltes ; mais si l’avoine doit succéder à des récoltes de céréales pour achever l’épuisement du sol, c’est alors un mauvais calcul. En effet, non seulement le produit de cette céréale devient faible, mais encore celui de la récolte suivante.

Malgré tout, l’avoine donne souvent de beaux produits après une première céréale; nulle récolte n'utilise mieux un défriché de prairie. Les récoltes : sarclées constituent encore pour elle un excellent précédent.

III.—1° Nous l'avons dit, l’avoine rend d’autant plus qu’on la cultive avec plus de soin: pour en obtenir son produit le plus élevé, il faut donner au sol la même préparation que réclame la culture du blé.

2° Les principes immédiats quisntrent dans la composition de l’avoine, sont répartis comme suit:

AMÉTO Ris ssrveréssssemnessos or rnnitervenes 7 O0D6 Matières azotées.... sise sossscvee 14,88 DORE insurance: © IS

Matières grASSOS. 4600 mmessssossssosses 0,50 Cali. ss emssassiensvemsminsneens : RUN Matières minérales sus soso 3,25

Les matières minérales sont dans la proportion suivante, dans 1,000 parties de cendre soumises à l'analyse.

l’avoine l'orge.

me vient

où elle récoltes.

‘écoltes ; céréales in mauduit de ii de la

UX prorécolte

récoltes :

xcellent

autant

in obtesol la

)lé.

la com-

ortion ises à

La graine a été analysée par. Boussingault, la paille par Lewell.

GRAINE, PAILLE, Potasse..…........…. NE NERER" D ii eisé 268,7 Soude ........... ses enter. avion sos 268,7 Chaux... RER ERENT DT sites 72,9 Magnésie..…..........… ais. ET movie ON Oxyde de fer et alumine 3 ss 14,1 Acide phosphorique..……. 169 19,4 Acide sulfurique... 6 O0 ssssoscossssss : 21,0 Silice..…...… hs usant BTQ snssesvsts 542,6

CHS hensrneriennnesiss

Les principes minéraux qui dominent dans l'avoine sont, comme l'indique ce tableau, les silicates et les phosphates de potasse, de chaux et de magnésie ; il lui faut donc des engrais alcalins. L’addition de la marne ou de la chaux est un amendement non moins nécessaire aans les terrains dépourvus de l’élément calcaire.

3° Uneconäition importante pour assurer la réussite ae l’avoine, c’est une semaille hâtive; car, en levant et en môûrissant très lentement, une semaille trop retardée peut faire manquer une partie de la récolte.

On sème jusque vers le huit de juin.

La quantité de semence varie de deux à trois minots par arpent.

Pour l’avoine dont les grains n’acquièrent pas à la mäturité un développement toujours suffisant, il est essentiel de bien choïsir la semence sous peine de ne voir lever qu’une partie des grains.

4° Les soins d'entretien sont les mêmes que pour le blé.

IV. Lavoine mûrit inégalement ; pour la récolter, il faut saisir le moment où la majeure partie des grains est mûre ; le reste complète sa maturation en javelle.

Le rendement varie de 21 à 60 minots par arpent, le rendement moyen est de 35 à 40 minots à l’arpent.

Le poids du minot est d'environ 34 livres.

Le rendement de la paille d’avoine est en poids, à celui du grain, comme 14 ou 2 est à 1.

La paille atteint quelquefois une hauteur de 5 à 6 pieds. La meilleure paille d’avoine pour l’alimentation des bestiaux est celle qui vient après une première céréale et qui ne s'élève pas à plus de 24 pieds.

Page 1