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II. Le maïs, à cause des nombreuses façons qu’exige

la terre pendant sa végétation, peut être considéré comme une véritable plante sarclée. Comme il aime une fumure abondante et que sa culture nettoie et ameublit parfaitement la terre, on le fait précéder le blé dans tous les terrains qui conviennent à cette céréale, et le seigle, dans les terres sablonneuses. Il peut supporter une forte dose de fumier sans crainte de verser.

Le maïs succède indifféremment à la plupart des plantes.

III—1° Un labour profond à l’automne prépare bien le terrain en le soumettant aux influences de la gelée.

Au printemps, on sème, dès qu’on n’a plus à craindre

nl (ite ph. en les effets de la gelée, soit sous raie, à l’aide de la char- | | Ç e maïs rue, soit en sillons, avec le buttoir. | LE Voici comment on procède avec la charrue: A nt que On fait suivre une raie du labour parun ouvrier qui ni lle que ouvre de deux pieds en deux pieds une légère excavari des tion dans le fond de la raie; la femme ou l’enfant qui soleil. le suit laisse tomber quatre ou cinq grains de maïs rte que dans chaque fossette. Au bout de la pièce, les ouvriers ière ne laissent trois raies vides et reviennent par la quatrième. aleurs, Les touffes de maïs se trouvent de la sorte espacées Lssance de deux pieds et les lignes ont une distance de deux ji sont pieds et demi entre elles.

Comme on le voit, ce procédé est aussi simple roles qu'expéditif.

ublies, Dans l’autre mode, on trace, avec le buttoir, un sillon donne profond à chacun des points qui doivent être occupés par une ligne de plantes. Le champ ainsi sillonné sur froid, toute sa surface, on y amène le fumier dans une voité ture dont la voie comprend la largeur de trois sillons, exige de manière que chaque roue suive un sillon et que le sidéré cheval marche dans celui du milieu. On décharge le 1 aime fumier par petits tas dans le sillon du milieu, d’où il oïe et est ensuite réparti également entre les trois sillons. On doté fait alors passer sur le champ une herse qui culbute cette par-dessus le fumier une partie de la terre accumulée se T1 sur les bords des sillons.

rainte C’est au fond de ces sillons en partie comblés, et immédiatement au-dessus du fumier que l’on sème le tas maïs, à l’aice du semoir mécanique. ; Cette manière de préparer le sol économise sur l’enrépare grais, permet de donner un hersage plus effectif, lors- KI RS que les plantes commencent à sortir.de terre,et présente encore l’avantage d'appliquer au maïs un buttage inde beaucoup plus énergique que si l’ensemencement avait

été fait sur un terrain plat.

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On devra recourir à ce mode de préparation, surtout dans les terrains légers où, grâce à lui, les plantes sont moins exposées à la sécheresse du sol.

2° Le maïs renferme sur 100 parties:

Matières azotées Von ot t PPS PT REP PERRIN Te Sivdes Matières grasses... sosoosee dires

Sur 100 parties de maïs il y a donc d’après Payen : Matières organiques... ss sossuss PART 98,75 Matières minérales... ssssssssosssee 1,25

Les matières minérales, l'analyse étant faite sur 1,000 parties de cendre, sont réparties dans la proportion suivante, dans la graine, la tige et les feuilles:

GRAINE, FAUILLES. TIGES.

Magnésie.

Oxyde de fer et alumine.…..

Acide phosphorique

Acide sulfurique... sveu6

I] faut donc que le terrain destiné à la culture du maïs contienne une suffisante quantité de principes calcaires.

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Il faut chauler, marner, ou plâtrer la terre, si l’analyse prouve qu’elle en est dépourvue. La richesse du maïs en potasse, acide phosphorique et acide silicique, indique que les silicates et phosphates alcalins lui conviennent beaucoup et par Ià même les engrais alcalins qui contiennent ces substances.

8° On sème le maïs à la volée et en lignes. Le semis à la volée ne peut se justifier qu’autant que le maïs est cultivé comme fourrage, et même dans ce cas, il vaut encore mieux le semer en lignes.

On sème alors sur le labour de deux en deux raies, en ne mettant dans la raie qu’un intervalle de un pouce et demi à deux pouces entre chaque grain. Le semoir à brouette convient très bien pour cette semaille, que l’on peut aussi pratiquer à la main en suivant la charrue; mais il faut alors que le labour d’ensemencement soit très superficiel, car à plus de deux pouces et demi de profondeur le maïs serait exposé à ne point lever.

Le maïs se sème en mai et au commencement de juin; la quantité de semence varie, suivant que l’on cultive cette plante pour son grain ou comme fourrage vert. Dans le premier cas, un demi-minot suffit pour ensemencer un arpent en superficie; dans le second cas, il faut pour la même étendue un minot et demi à deux minots de semence.

Pour semence on doit choisir les grains les mieux nourris et, par là même, il faut rejeter ceux qui se

‘trouvent aux deux extrémités de l’épi, comme étant

imparfaitement développés.

Ces grains, ainsi choisis, sont mis dans de l’eau expogée à la chaleur solaire, et dans laquelle ils séjournent pendant quelques heures. L’eau les ramollit et hâte leur germination; les grains légers qui flottent à la surface du liquide doivent être rejetés. Lorsque les grains que l’on veut semer sont encore tout humides,

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au sortir de l’eau, on les saupoudre de plâtre; cette opération en préserve un grand nombre de la destruction.

On conseille aussi de semer le maïs de manière que les lignes soient dirigées du nord au sud, afin que le soleil frappe les pieds le plus longtemps possible.

4° Le maïs lève huit à quinze jours après avoir été semé. Lorsqu'il atteint une hauteur de six à sept pouces, on lui donne-un premier binage, avec la houe à cheval entre les lignes, avec un instrument à main dans les lignes. Le binage à la main autour desjeunes plants est donné parce que la houe à cheval ne peut

* les approcher de trop près sans danger.

Lorsque le maïs a atteint dix-huit pouces de hauteur, on lui donne un léger buttage; on choisit aussi cette époque pour repiquer dans les places vides ou trop dégarnies, des pieds que l’on prend dans les places où ils sont trop serrés; ou bien, ce qui est encore mieux, on sème dans ces vides des espèces hâtives qui arrivent à maturité en même temps que le reste du champ. ,

Le maïs se. développe avec rapidité après ce premier buttage, et quelquefois, dans les sols en bon état de fertilité, si l’année n’est pas trop sèche, il émet à son pied des rejets secondaires; ces pousses nouvelles affaiblissent la tige principale et ne portent jamais que des épis rabougris. Il faut donc les enlever; elles fournissent d’ailleurs une excellente nourriture au bétail.

Quinze jours après le premier buttage on en donne un second plus énergique, qu’on fait quelquefois précéder d’un binage.

Les cultivateurs arnéricains qui cultivent le maïsen grand n’attachent pas une importance considérable au buttage de cette plante; plusieurs ne veulent pas le

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pratiquer, prétendant que c’est une opération inutile ; mais par contre, ils donnent un soin tout particulier au binage et au sarclage et détruisent énergiquement toutes les plantes inutiles qui veulent croître avec le mais.

Lorsqueles panicules que portent les fleurs mâlessont desséchées, mais pas avant que les houppes soyeuses des épis soient flétries, on doit enlever ces panicules avec une portion de la tige que l’on coupe immédiatement au-dessus de l’épi le plus haut, s’il y en a plusieurs.

Cette opération est désignée sous le nom d’écimage.

On supprime en même temps tous les épis surabondants.

Toutes ces parties supprimées sont données au bétail avec les jets qui ont poussé autour de la tige principale. Ces dépouilles réunies, avec les feuilles qu’on enlève plus tard, ne s'élèvent pas à moins de 2,000 livres par arpent et constituent un fourrage vert très profitable aux vaches laitières.

IV. Suivant que l’on cultive le maïs pour sa graine ou pour son fourrage, l’époque de sa récolte doit nécessairement varier.

Voici pour le fourrage.

Dès queles panicules du inaïs fourrage commencent à se montrer, on coupe, soit à la faux, soit à la faucille, à mesure des besoins, et l’on prolonge cette récolte jusqu’à ce que les panicules défleurissent. On finit alors de couper ce qu’il en reste et on fane ; il se traneforme en un excellent fourrage d’hiver.

On reconnaît que le maïs cultivé pour son grain est mûr quand les spathes ou tuniques qui enveloppent l’épi, sont devenues blanches, s’entr’ouvrent et laissent apercevoir le grain ; celui-ci ne s’égrène pas, aussi y a-t-il avantage à le laisser bien mûrir, ce qu’on reconnaît à sa cassure cornée.

Le maïs est exposé à la moisissure ; aussi, si la saison est humide, il faut le récolter dès qu’il est mûr; si le temps est sec, on peut retarder de quelques jours.

La récolte comporte les opérations suivantes :

On détache d’abord les épis de la tige, celle-ci est laissée sur le sol. On transporte ensuite les épis aux bâtiments de l'exploitation. Dans les climats où l’au- - tomne est pluvieux, on a coutume de retrousser les tuniques et de s’en servir pour lier plusieurs épis ensemble et de les suspendre ainsi à des poutres ou sous des avant-toits ; dans les contrées plus humides encore, on passe la récolte au four pour la faire sécher, mais cettedessiccation à unetempératureélevée détruit, le plus souvent, la faculté germinative des grains.

Là où la température est encore chaude en automne, on se borne à dépouiller le maïs de ses tuniques et à l’exposer à l’action du soleil, sur une surface bien sèc*e,

Quelque soit le moyen de dessiccation qu’on adc il importe de n’engranger le maïs que lorsqu'il est parfaitement sec, autrement il est sujet à s’altérer.

‘ Lorsque la récolte des épis est terminée on doit couper les tiges rez deterre, et on les lie en gerbes qu’on réunit par faisceaux sur le champ. Aussitôt que ces gerbes sont sèches, on les enlève, puis on les empile pour servir soit à nourrir le bétail, soit à faire de la litière. Les souches sont extraites lors du premier labour ; on en forme de petits tas qu’on brûle sur place et dont les cendres, également réparties et immédiatement recouvertes par un léger labour, servent à amender le sol.” (Girardin et Dubreuil.)

Le battage du maïs s'effectue au fléau, en ayant soin que les épis forment un lit assez épais pour que les grains ne s’écrasent pas sous l'instrument ; on sépare aussi le grain du maïs à l’aide d’un instrument spécial, connu sous le nom d’égrenoir à maïs.

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Dans la petite culture, on se sert d’une tige de fer sur l’un des angles de laquelle on passe fortement les épis pour détacher les grains.

Le maïs donne de 30 à 60 minots de grains par arpent, ce qui met son rendement moyen, pottr la même étendue, de 40 à 45 rainots.

Il donne 15,000 jiivres à 25,000 livres de fourrage vert par arpent.

Sa culture offre, de plus, cet avantage: c’est que l’espacement qu’on est obligé de donner aux plantes permet de leur associer une seconde récolte qui se développe en même temps qu’elles. Les récoltes les plus convenables sont les citrouilles, la betterave, les haricots nains.

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