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méthodes sont préférables chaque fois que, dans une rotation, la patate est regardée comme produit principal et dans les circonstances où l’on éprouve une pénurie d’engrais ; mais l2 première mérite la préférence, lorsqu'on regarde la patate comme récolte préparatoire à la culture des céréales, et lorsqu'on dispose d’une grande quantité de fumier.
‘ Lorsqu'on enterre le fumier en même temps qu’on plante les tubercules, on ne doit pas perdre de vue deux considérations qu’on cst trop disposé à négliger. Dans les sols humides, les tubercules de patates doivent être placés sur le fumier. De cette manière, le fumier ‘attirera l’humidité contenue dans la couche qui couvre la semencr et rendra ainsi cette surface sèche et plus facile à travailler. Dans les sols légers, au contraire, qui souffrent par l’excès de sécheresse, on plante d’abord les tubercules et le fumier par-dessus, afin que ce dernier qui attire puissamment l'humidité et contracte avec elle une grande adhérence, tienne les tubercules toujours frais et dans une bonne disposition à la germination. C’est surtout dans les terres très calcaires que cette dernière méthode a d’excellents résultats.”
8° La pomme deterre, dit l’abbé N. A. Leclerc, peut être reproduite de trois manières, soit en semañt la graine que donnent ses tiges, soit en plantant ses tubeïrcules, soit enfin en se contentant d’enterrer les germes qu’elle contient. Le mode le plus généralement usité en Canada, et le plus économique, est le dernier, pourvu qu’on ait soin d’enlever les germes assez gros. Il faut, en général, douze minots de tubercules par arpent.
On peut se contenter d’une quantité moindre.
Après avoir discuté sous toutes ses faces la question de savoir s’il était préférable de semer les tubercules
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TRAÎTÉ POPULAIRE D’AGRICULTURE 371
en entier, ou si l’on pouvait également planter des tubercules de grosseur différente, ou des morceaux pourvus d’yeux (germes), après avoir cité des expériences faites par plusieurs agronomes, Dubreuil termine ainsi :
‘ Posons en principe: 1° qu’on devra généralement choisir les plus gros tubercules ; 2° qu’en cas de cherté de la semence, on pourra diviser les gros tubercules, mais seulement pour un sol bien égoutté ; 3° que les petits tubercules et ceux de moyenne grosseur peuvent être avantageusement employés, mais à la condition d’être plantés plus rapprochés que les gros; 4° qu'il y a nécessité de changer de semence de temps en temps, lorsque le sol où l’on cultive est ou trop sec ou trop humide.”
Le mode le plus suivi et le plus économique pour planter les pommes de terre consiste à employer la charrue. Dans lu raie ouverte par l’instrument, on dépose un tubercule, de neuf pouces en neuf pouces. Lorsqu'une raie est plantée, on laisse vides les deux suivantes, de sorte que lorsqu'une plantation est terminée, les rangs de pommes de terre se VranNent placés dans toutes les troisièmes raies.
On plante aussi les pommes de terre dans des sillons tracés d’après la méthode décrite à la culture du maïs, c’est certainement l’une des meilleures méthodes.
Voïci le détail de l’opération :
On trace avec le buttoir un sillon profond à chacun des points qui doivent être occupés par une ligne de plantes. Une voiture dont la voie comprend la largeur de trois sillons, de manière à ce que chaque roue suive un sillon et que le cheval marche dans celui du milieu, amène dans ces sillons le fumier que l’on décharge par petits tas dans celui du milieu d’où il est ensuite également réparti entre les trois sillons. Un léger coup de