HAN D EU
TRyAU # il
Nil il 1] nt bi |} ji |
une influence évidente, que tout cultivateur peut vérifier ; elle en augmente la qualité et la quantité.
Les animaux bien nourris donnent constarnment plus et du meilleur fumier que ceux qui sont soumis au régime d’une alimentation pauvre ou insuffisante. Il n’est certes aucun cultivateur qui n’ait eu occasion de constater ce fait, en comparant sous ce double rapport, l’engrais fourni par le bétail livré à l’engraissement et celui des bêtes de travail. |
Mais, pour arriver à une appréciation exacte, il ne suffit pas d'estimer uniquement la quantité de nourriture ; il faut aussi, et surtout, prendre en considération la valeur nutritive de l’aliment employé, la substance la plus nutritive fournissant toujours un engrais de meilleure qualité.
Au reste, pour se convaincre de l’influence décisive exercée par le régime alimentaire sur la valeur des déjections, on n’a qu’à comparer l’activité fécondante des diverses espèces d’excréments. Sous ce rapport ceux de l’homme tiennent le premier rang, puis viennent ceux des animaux qui se nourrissent de grains et de substances très nutritives.
Une nourriture abondante et substantielle peut donc seule mettre le bétail dans les conditions requises pour nous donner du fumier en grande quantité et de bonne qualité. Les animaux ne donnent qu’en raison de ce qu’ils reçoivent.
IV.— La nourriture ne communique pas toujours aux engrais les mêmes qualités. La raison en est qu’elle est différemment utilisée par les animaux qui la consomment.
Les jeunes bêtes, en effet, empruntent à leur nourriture les éléments de leur croissance ; c’est dans les fourrages qu’on leur administre qu’elles puisent les matériaux de leur charpente osseuse, les tissus de
t véri-
nment soumis isante.
casion le rapraisse-
e,ilne nourrisidéraa subsengrais
lécisive ur des ndante rapport is vien-
grains
t donc es pour et de raison
pujours en est Aux qui
r nourans les ent les sus de
leurs organes. Tout ce qui est ainsi absorbé par l’organisme pour les besoins de l’animal qui se développe est irrévocablement perdu pour les fumiers qui, dès lors, doivent être moins abondants et de moindre qualité. Aussi les engrais des jeunes animaux sont généralement moins estimés ; on leur préfère de beaucoup, et avec raison, ceux que donnent les bêtes arrivées à leur complet développement.
Ici encore, on trouve, chez les animaux du même âge des influences qui agissent différemment et qui donnent aux fumiers une valeur inégale.
Ainsi, on a remarqué depuis longtemps, que les vaches laitières fournissent un engrais qui, pour la richesse, est inférieur à celui des vaches à l’engrais. Rien d’étonnant : le laït ne s’élabore qu'aux dépens des matériaux que les fourrages introduisent dans l’économie animale.
Ce sont les animaux à l’engrais qui produisent le meilleur fumier et en donnent la plus forte quantité.
b] Préparation du fumier.—C'est là une question importante, toute de pratique.
Nous la traiterons spécialement, en lui donnant les développements nécessaires, au chapitre des produits généraux du bétail, livre troisième de ce traité.
C’est un fait connu, les engrais de nos animaux ne reçoivent habituellement leur destination qu'après un séjour plus ou moins prolongé en tas. Il s'écoule ainsi, entre le moment de leur production et celui de leur emploi, un intervalle pendant lequel les fumiers doivent être l’objet de soins attentifs ; sinon, ils éprouvent des pertes considérables.
Malheureusement chez la très grande majorité de nos cultivateurs, une incurie impardonnable, désastreuse, ou une ignorance profonde, non moins impardonnable, préside seule à la préparation du fumier de la ferme.
‘“Malheur à l'exploitation, s’écrie Schwertz, où, faute d'espace, le fumier est déposé le long du chemin, ou jeté dans quelque coin contre un bâtiment, laissant perdre le liquide qui en suinte! Malheur à la ferme dont toutes les toitures déversent les eaux de pluie sur le fumier et dans laquelle il faut dévier cette eau ou en laisser noyer toute la cour, la partie la plus précieuse de l’engrais se répand ainsi au dehors ! Malheur à la ferme où l’on ne peut prendre de dispositions pour rendre, de temps en temps, au fumier l’eau grasse qui en découle, y maiïntenir une humidité nécessaire et le préserver de la moisissure ! ”
Signalons, en passant, que la préparation du fumier comprend :
1° Son emplacement ; —2° sa mise en tas; —3° le traitement qu’il réclame.
c] Emploi du fumier.— Cette question comprend les suivantes: Dose, état, époque, transport, épandage, enfouissage.
I. Dose des fumiers— En principe, une fumure a pour objet de fournir au sol les éléments de la récolte qu’on veut obtenir. Cette récolte devant en général être la plus grande possible, la fumure doit, elle aussi, être la plus forte que la puissance du sol et la faculté assimilatrice des plantes puissent supporter.
Le sol agit sur la végétation en recevant et en conservant, pour les mettre à la disposition des plantes, au fur et à mesure de leurs besoins et dans les conditions les plus convenables d’assimilation, les matériaux de leur développement. L’abondance de ces matériaux constitue la richesse du sol; l’action de celui-ci sur l'assimilation est sa puissance. La puissance et la richesse combinées forment la fertilité.
La dose de fumier doit donc être proportionnée: 1° aux éléments de fertilité que la récolte doit absor-
faute in, ou issant ferme pluie le eau 18 pré- \lheur sitions grasse essaire
fumier —3° le
nd les ndage,
ure à récolte vénéral
aussi,
faculté
n con- Plantes, 8 conmatéde ces ion de issance
onnée :
absor-
ber ; 2° à la richesse de la puissance du sol; 3° à la richesse du fumier lui-même.
On peut considérer comme une très forte fumure 60 à 70 voyages de fumier par arpent; une fumure forte 50 voyages, bonne 40 voyages, ordinaire 30 voyages.
II. Etat d’'emploi.--On donne les noms de fumier frais, fumier long, fumier pailleux au fumier sortant des étables et n'ayant encore subi que peu ou point d’altération et l’on réserve les dénominations de fumier gras et de fumier court à celui dans lequel la litière n’est plus guère reconnaissable, par suite de la décomposition qu’elle a éprouvée, soit en tas, suit dans les bâtiments.
Parfois même, au moment de leur emploi, les fumiers ont subi une altération plus profonde encore et offrent alors l’aspect d’une pâte noire, onctueuse, homogène, où l’on ne discerne plus les débris de la litière, et que l’on désigne sous le nom de beurre noir.
Sous quel état convient-il d'employer les fumiers ?
Qu'on enfouisse les engraïs à leur sortie des étables ou qu’on ne les emploie qu'après une fermentation préalable, toujours est-il que pour servir au développement des plantes, ils doivent être amenés à un état de décompôsition très avancé.
Le fumier enterré frais éprouve exactement les mêmes altérations que celui qui est mis en tas; seulement, les phénomènes de décomposition ne se manifestent pas avec une égale promptitude; ïls sont moins rapides dans le premier cas, voilà tout.
La première question se réduit donc réellement à la suivante : :
Est-il plus avantageux de laisser fermenter les fumiers dans le sol même qu'ils doivent fumer ?
Examinons.
La fermentation en tas, telle qu’elle s’opère dans
PRE DRE ee = ; ESs = tes = Se
notre pays, grâce à notre incurie, diminue énormément la quantité du fumier; cette diminution est telle qu'elle dépasse, quelquefois, la moitié du poids de la masse primitive.
Cette réduction considérable est due, en grande partie, à la transformation en principes volatils (gaz) d’une partie des éléments constituants de l’engrais.
Ces gaz, s’échappant dans l’air, sont perdus pour la plante.
Enfouis à l’état frais, les fumiers éprouvent aussi la fermentation qui doit les transformer peu à peu en aliment pour les récoltes, mais ils se trouvent alors placés dans des conditions extrêmement favorables à la conservation de leurs éléments fertilisants. La couche de terre dont on les recouvre absorbe les produits gazeux et remplit à leur égard le rôle de condensateur.
La différence, ici, est en faveur des fumiers frais.
Autre différence.
La transformation des fumiers enfouis à l’état frais en matière assimilable ne s'opère pas avec la même promptitude que dans les tas, attendu que le fumier est divisé en couches de peu d'épaisseur, et que, d’ailleurs, la putréfaction se trouve encore ralentie par l’interposition des débris terreux.
Le fumier frais ne devient donc que lentement assimilable ; son action sur la végétation est plus longue et plus durable.
Les fumiers longs sont avantageux dans les terres fortes et compactes qu’ils contribuent à réchauffer et dont ils modifient la ténacité par l’interposition entre leurs particules, des débris pailleux. La chaleur que provoque leur décomposition fait germer les graines des mauvaises herbes. On fait disparaître ce mauvais effet en appliquant le fumier long aux plantes qui permettent d'effectuer des sarclages et des binages.
mément st telle 1s de la
grande ls (gaz) rais.
pour la
aussi la peu en nt alors rables à its. La les prode con-
frais.
tat frais a même
fumier e, d’ailpar l’in-
ent assilongue
s terres uffer et pn entre eur que graines nauvais qui per-
= De
Si les fumiers longs accumulent dans le sol la plus grande somme de principes fertilisants, s’ils sont avantageux aux terres froides et argileuses qu’ils réchauffent et ameublissent, si, enfin, ils conviennent aux plantes qui occupent longtemps le sol, on peut dire des fumiers courts, qu’ils doivent avoir la préférence dans les terres mrubles et légères surtout quand elles sont sèches : que, par leur action plus prompte et moins durable, ils conviennent aux plantes dont la végétation est rapide ; enfin, qu’on les applique de préférence aux plantes qui ne permettent ni sarclages ni binages.
III. Transport et disposition des fumiers.— Le chargement et le transport des fumiers sont une partie importante des travaux, des attelages et de la main-d'œuvre. On doit combiner ce travail de manière à en tirer le plus grand effet utile. Il faut que toutes les forces soient en activité constante, en employant tous les attelages disponibles et en prenant des dispositions qui permettent d'occuper constamment les chargeurs.
Le fumier transporté est déposé en petits tas, également volumineux, auxquels on donne le nom de fumerons. Ceux-ci doivent être uniformément distribués, régulièrement répartis sur la surface du terrain, afin de faciliter l’épandage de l’engrais et de donner à la fumure toute la régularité possible. La quantité de fumier à distribuer étant déterminée, il est facile de fixer l’écartement des tas et celui des iignes suivant lesquelles doivent cheminer les voitures qui transportent l’engrais.
Si le transport du fumier s'effectue à l’automne ou pendant l’hiver, c’est-à-dire, dans un temps où l’on ne peut étendre l’engrais au fur et à mesure qu’il est conduit au champ, on remplace les fumerons par des tas plus considérables contenant de 25 à 30 voyages, que l’on construit avec soin.
x L RE Tome re. # .