ARRACHAGE
C’est.le second moyen de séparer la plante du sol.
Il est généralement employé dans la récolte des racines, dans celle de certaines plantes industrielles, telles que le lin, le chanvre.
L'arrachage s'effectue de deux manières: soit à la main, soit à l’aide d'instruments à la main ou attelés.
a] À la main.—kRien de plus simple : on saisit la tige de la plante, à sa partie inférieure, près du sol ;on tire de bas en haut. L’adhérence de la racine au sol est vaincue et la plante vient tout d’un morceau.
On emploie cette méthode pour le lin, le chanvre, et généralement pour l’extraction des racines pivotantes, telles que la carotte, la betterave, etc.
Mais elle ne peut convenir à toutes les récoltesracines ; des circonstances particulières même exigent quelquefois qu’on lui substitue l’emploi des instruments.
b] Aux instruments.—L'arrachage au moyen des instruments à main est moins expéditif, mais on général plus parfait que celui exécuté à l’aide d'instruments tirés par des chevaux.
Les instruments dont on se sert sont la bêche et la houe pour les sols légers, la fourche et le crochet pour les terrains plus compacts.
Le meilleur de ces instruments est le crochet; il donne un résultat plus prompt que les autres. La longueur des dents est proportionnée à la profondeur à laquelle la plante est enterrée ou enfouie. On enfonce ce crochet dans le sol et d’un seul coup on renverse la plante que l’on veut extraire.
L’arrachage au moyen d'instruments attelés est plus prompt, mais, comme nous l’avons dit, moins parfait ; on y à néanmoins recours dans les exploitations quelque peu considérables.
Bien plus, dans la cultureen grand des plantes sarclées, chaque espèce de plante a son instrument spécial dont on se sert pour l’arracher.
C’est ainsi qu’on a une machine pour arracher les pommes de terre, une charrue spéciale pour la carotte, la betterave, etc.
À défaut de ces instruments on emploie le buttoir ; c’est l'instrument le plus convenable.
Voici comment on le manœuvre.
On pique la charrue à deux oreilles dans la rangée qui contient les plantes et que l’on veut ouvrir pour
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que les racines soient mises à nu et on la pique de manière que dans sa marche elle passe en dessous des plantes qu’elle soulève, pour les faire tomber à droite et à gauche, dans les deux raies latérales.
Quand la première ligne est terminée, on passe, non pas à la seconde, mais à la troisième, puis à la cinquième, et ainsi de suite en laissant toujours alternativement une ligne non arrachée.
À mesure que la charrue chemine, on fait ramasser les plantes, afin qu’elles ne soient pas enterrées par la charrue lorsque le laboureur, revenant sur ses pas, ouvre les lignes qu’il avait abandonnées au premier tour.
Si l’on applique cette méthode à l’arrachage des pommes de terre, on la complète par un hersage en travers, suffisamment énergique, qui ramène alors à la surface une grande partie des tubercules qui auraient pu échapper à l’action du buttoir.
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