‹ Traité practique des maladies de la peauChapitre 12 sur 77 · INVASION, MARCHE, TERMINAISON · texte numérisé non relu

INVASION, MARCHE, TERMINAISON

Ne soyons donc pas surpris de la chronicité des maladies cutanées en présence d’une méthode de traitement tout à fait contraire à la guérison des dartres ; il n’y a là rien que de très naturel avec des préceptes thérapeutiques aussi étranges pour des maladies si conformes aux autres. Avons-nous besoin de dire que, dans la presque totalité des maladies de la peau, on retrouve les trois périodes d'état aigu, stationnaire et décroissant, et que par conséquent, dans l'invasion, dans la marche et dans la terminaison de ces affections, rien ne diffère ?

Nous ne saurions trop appeler l'attention sur la circonstance suivante. En se perpétuant à la peau, la maladie y prend domicile, elle modifie entièrement la vitalité de ce tissu ; il semble que la partie affectée remplisse là des fonctions à part : les fluides sécrétés sont d’une nature différente ; l'absorption se fait dans d’autres conditions; et si la maladie a quelque étendue, si elle s'est généralisée, alors elle paraît devenir constitutionnelle, en ce sens qu'elle se transmet de parents à enfants, ou au moins que les parents transmettent des conditions d'organi sation qui prédisposent à des affections analogues. Au surplus, c'est un ordre d'idées sur lequel nous reviendrons en traitant de la thérapeutique générale. :

En résumé, nous pensons avoir démontré qu’en présence de la situation de la peau, de ses fonctions comme enveloppe, de ses rapports avec les vêtements et de ses contacts avec les corps extérieurs ; de l’insouciance des malades à l'égard des affections dont ils sont atteints; des conditions fàcheuses dans lesquelles ils se placent sous le rapport de l'hygiène, on a plutôt lieu d’être étonné que les maladies de la peau ne soient pas encore plus souvent chroniques qu'elles ne le sont. Mais il est évident qu’à tout prendre elles ne diffèrent pas dans leur invasion, dans leur marche et dans leur terminaison, des maladies des autres organes, mieux protégés que la peau, dont les efforts du malade concourent avec ceux du médecin à amener la

guérison.

3à PATHOLOGIE GÉNÉRALE.

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