‹ Traité practique des maladies de la peauChapitre 21 sur 77 · RÉSUMÉ GÉNÉRAL DE LA MÉDICATION ANTIPHLOGISTIQUE · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ GÉNÉRAL DE LA MÉDICATION ANTIPHLOGISTIQUE

Toute maladie de la peau à l’état aigu réclame les antiphlogistiques tant à l’intérieur qu’à l'extérieur; il faut en excepter les exanthèmes, dans lesquels l’évolution cutanée, étant toujours en rapport avec les prodromes qui la précèdent, n'est jugée qu'à la condition qu'elle sera parfaite et complète. Aussi, pour en favoriser le développement, doit-on faire exception à la règle que je pose, en prescrivant des tisanes plus ou moins diaphorétiques.

On sait néanmoins qu’au début des varioles, par exemple, une saignée favorise quelquefois singulièrement une éruption qui semblait enrayée dans sa marche. Mais il faut user de ce moyen avec mesure, et seulement dans les cas où les prodromes ont une telle intensité qu’ils peuvent compromettre la vie des malades. On pourra, au lieu de la saignée, appliquer des sangsues à l’anus. En même temps on ordonnera quelques boissons acidules ; mais, dès que l’éruption se sera franchement déclarée, on en viendra à la bourrache, au tilleul, à la violette.

ll est des maladies qui, quoique à la période aigué, et bien qu'elles ne soient pas de la classe des exanthèmes, excluent absolument les émissions sanguines : ce sont celles dont le développement reconnaît pour cause un appauvrissement du sang. Les circonstances qui amènent cette débilitation générale de l'économie sont principalement le chagrin, qui, en diminuant l'appétit, rend la nutrition incomplète; la mauvaise alimentation, un logement humide, malsain ; l'excès de travail, la vieillesse. Le rupia, l'ecthyma cachecticum et le pemphigus sont les principales maladies qui doivent leur origine à ces influences,

Page 1