‹ Traité practique des maladies de la peauChapitre 45 sur 77 · SCORBUT · texte numérisé non relu

SCORBUT

Il est difficile de ne pas rapprocher le scorbut du purpura. Si ce n’est pas là une maladie de la peau, il se relie- aux affections cutanées par les taches qui lui sont propres et qui ont une certaine ressemblance avec celles du purpura. Nous ne voulons pas tracer l’histoire détaillée de cette affection, mais en reproduire les principaux traits de manière à mieux faire ressortir les caractères de la maladie que nous venons de décrire. Cette esquisse aura d’ailleurs l'avantage de rapprocher deux affections qui se touchent de très près sous les rapports de forme, de causes et de traitement.

Le scorbut se montre à la peau sous des apparences de taches, ayant tout d’abord l'aspect violacé d’une contusion légère, au point que le malade se demande s'il s’est frappé contre un corps dur; ce n’est pas la rougeur violacée du purpura, c'est Ja coloration de l'ecchymose. La surface de ces taches n’est pas diffuse, amorphe, comme dans le purpura; chaque plaque de scorbut a au contraire une forme déterminée et assez nettement circonscrite, forme généralement arrondie. La teinte brunâtre est presque toujours isolée, peu confluente, successive, sans limite d'évolution, c’est-à-dire que les plaques apparaissent à distance de un, deux, trois jours, tant que persiste l’état général interne qui précède et accompagne leur développement.

Chaque plaque n'a d'ailleurs au début qu’une teinte légèrement ombrée, puis elle se forme successivement le deuxième et le troisième jour pour acquérir la couleur violette de la con-

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