‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 2)Chapitre 114 sur 167 · ARGENT, Ag · texte numérisé non relu

ARGENT, Ag

L'argent a une couleur très-blanche* 11 jouit d'un grand éclat métallique; il est très-malléable, et un peu plus dur que l'or, mais fusible à une température moins élevée que ce dernier. A aucune température il ne s'oxyde au contact de l'air. Cependant, après avoir été fondu, il attire l'oxygène de l'air; mais il le laisse échapper en se refroidissant. Sa pesanteur spécifique est de 10,47 à 10,54.

L'acide chlorhydrique , même concentré, n'attaque l'argent qu'à la surface, même quand on le fait chauffer avec lui, et il convertit cette surface en chlorure argentique : la quantité du chlorure ai^entique qui se forme ainsi est toujours très-faible. L'acide nitrique attaque l'argent, même à froid, et le dissout; la dissolution contient de l'oxyde ai^entique. L'acide sulfurique très-étehdu est sans action sur l'aident ; mais l'acide sulfurique concentré le

converlit à cbauil en sulfate argentique , en donnant tieu à un dé-* gagement d'acide sulAireux. Quand on fait fondre l'argent avec du nitrate potassique» ou avec des alcalis purs, au contact de l'air, il ne s'oxyde point, et ne subit aucune altération.

Lorsque l'aident est allié avec beaucoup d'or, et que ce dernier entre pour plus d'un quart dans l'alliage, l'argent qui fait partie de celui-ci ne se dissout point complètement dans l'acide nitrique. Mais si l'on fait fondre cet alliage avec assez de nouvel argent pour que l'or n'y entre plus que pour un quart, l'acide nitrique en sépare complètement l'argent de l'or.

L'argent peut, à la chaleur du rouge-bianc, décomposer l'eau, avec dégagement de gaz hydrogène; il s'empare bien de l'oxygène de ce corps, mais l'abandonne en se refroidissant, et reste ainsi à l'état métallique.

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