APPAREILS
des liquides^ ceux-ci ne bouillonnent pas trop, il est nécessaire que leur fond soit soufflé d'une manière uniforme, et que le verre n'en soit pas trop épais. Il arrive souvent, lorsque Ton fait bouillir dans ces verres des liquides au sein desquels se sont produits des précipités insolubles, que la liqueur bouillonne avec assez de force pour qu'une grande partie du liquide et des précipités soit projetée au dehors, comme par une explosion, ce qui expose même l'opérateur à être blessé. De pareils verres ne peuvent être employés que pour des expériences dans lesquelles les liquides n'ont pas besoin d'être chauffés. Il faut cependant , toutes les fois qu'on fait bouillir un liquide , donner à l'orifice du vase une direction telle que les portions qui pourraient être lancées au dehors , ne causent aucun dommage.
On a besoin, pour les analyses qualitatives, d'environ vingt verres, qu'on dispose en deux rangées, sur une étagère > comme le représente la figure suivante :
On place, à la rangée inférieure, des verres un peu plus longs et plus laides que les supérieurs.
Gomme les phénomènes que les réactifs produisent dans les dissolutions des substances à examiner ne se prononcent pas toujours sur-le-champ, et ne deviennent souvent manifestes qu'au bout d'un certain laps de temps, il faut laisser un peu en repos la dissolution mêlée avec le réactif. Pour éviter alors dé commettre des erreurs , on écrit sur une étiquette le nom des réactifs qui ont été ajoutés aux dissolutions dans les verres. Lorsqu'on a beaucoup d'analyses qualitatives à faire, on se procure plusieurs appareils semblables à celui qui vient d'être décrit.
11 convient d'avoir un appareil à part pour les précipiiî^lions à
603 ÀPPiRElLS.
Taido du sulfide hydrique dissous dans Tcou et du sulfhydrate am« monique» parce qu'il est absolument indispensable de s'établir dans un endroit où règne un fort courant d'air» afin que les vapeurs nui* sibles puissent se dissiper. Celte précaution ne doit jamais être négligée» non*seulenient parce que le sulfide hydrique a une odeur fort désagréable» ouûs encore parce qu'il peut agir d'une manière extrêmement nuisible sur la santé. Quant aux expériences avec d'autres réactifs» elles peuvent être faites dans une chambre.
Au lieu de ces verres à réaction» on peut employer» pour £ûre bouillir des liquides» de petits matras» principalement ceux qui sont iaits à la fiibrique même» Le bouillonnement explosif y a ihoins lieu pendant rébuUitioli« De petits matras souQès à la lampe d'é*mailleur et du volume des verres à réaction sont même prôférableB à ces derniers pour bire bouillir des liquides.
Indépendamment des verres à essai » on a besoin encore de tpielques petits entonnoirs en verre qui s'y adaptent» de filtres en pa«pier» pour recueillir les précipités obtenus» enfin de verres ordinaires, grands et petits.
Les autres vaisseaux et instnimens nécessaires sont : une petite lampe à esprit-devin, en verre, avec une tête en verre; et, pour certains cas où l'on a besoin de produire des degrés de chaleur plus élevés, une lampe à esprit de vin à double courant d*air; une bande de feJtiille de platine ; un petit creuset mince, en platine, pouvant conteâir à peu près tœnte grammes d'eau ; plusieurs petits creusets en porcelaine, de la même capacité; quelques petites capsules en porcelaine $ un petit mortier en 9igfttie> avec son piton; pla^ sieurs petits tubes de verre; un flacon pour lavage à jet; q«ielqoes flacons tubulés pour te d^|c^ement du gax sulfide hydrique» du gaz acide carbimique, etc.; ei, dans certains cas seulement» lorsqu'on ne peut se procurer que des quantités très-faibles de la substance à examiner» quelques verres de montre. De petites toormies cl des récipicns ea verre sont également nécessaires dans certains cas. La description de ces instrumens qni> d ailleurs, sont indis-pensables dans toiues les opérations chimiques , se trouve dans le huitième volume de la traduction française du Traiié de chimie de Berzelius; c'est pourquoi je crois pouvoir me tlisfiaMer de la doonerioif
RÈGLES aÉN$IUtE$. SOS
J'ai d^à dit ( p. 496) que les essais au chalumeau 0ont Mis^^aor ^les dans la plupart des analyses qualitative?, l^ înstriWl^ qu'ils exigent sont décrits fort $a détail dftn» 1^ Trmié àk shabinmu par Berzelius.