CHAPITRE ni
II ne sera question ici que de l'aoalysQ qualitatif ^ dQS«ub9tPQ<9tf iiioiiganiques solides. La omrcte à ^iiiTre ^%w ç^ àm P^pA glseuxsera indiquée plus tard»
Un commençant épr<Mi ve de U difiTieulté k détevmifW Im qHMr tités sur lesquelles il doit agir dans to aaalyaiss qwlî<aliy«)». Il nm^ pM k conseiller, même lorsque h mhmvim qu'op vmi ««nmiNir est abondante, d'opérer sur des nantîtes trop «xmsidémbtei», qH^ que alors rqpémtion soit singolièremeat fiteilîié$ par h bmhé qu'on a de prendre des partÎQ^ di^Eârentes de ceM mh^Wê pour déterminer Les dif ers principes conslituasSy ce qui n'mi point pmlicable quand on n'en a que peu à sa diapositioii. Sans tons les cap» il ne Eua jamais mettre en espéniMMse k totalité de ia sutalaiiûi a^ laquelle on veutagir, et Ton doit toujours en Béservar une partie, i moins d'impossibilité absolue. Il importe de ne point négliger cette précaution, môme lorsque la 4fiiaBtité de la aubetanca qu'on va examiner est très^faiUe. Le j^us fionveaaUa, f^oaur iiiidlbula«l, est d'opérer sur environ trois à quatre grammes, quand la sabalaAae qu'il veut examiner est en aliondanne.
Qu'on ait en €on pouvoir desqnanti4é8f9rte8«iilMfales<dekaybstanoe qu'il s'agit d'^anainer, il &ut toufouis débuter par en consacrer une très-petite portion à cecoMiaKreei elle iiecontieiit quedas matières inorganiques, o^ s'il s'y trouve aussi des matières organiques. On peuty procéder de iiifiërentes manières. La meîlleiureà employer, pour celui qui débute, consiste, quand ta substance est à l'état de poudre, à en prendre ce qu'il est possible d'enlever à plusieurs reprises successives avec la pointe d'un couteau, ou, si £lle est en morceaux, on en met à part quelques petits grains, qu'on introduit dans un tube ^ verre blfinc, soudé à l'une de ses «extié-
504 EÈGLES GÉNÉRALES.
mités, et ayant deux pouces environ de longueur, sur un diamètre de quelques lignes. L'extrémité soudée de œ tube peut être légèrement souillée^ mais il faut qu'elle le soit fort peu, afin que le Terre n'offre pas des parois trop minces en cet endroit. Le bout aoudéy contenant la substance qu'on veut essayer, est alors chauffé à la flamme d'une petite lampe à esprit de vin, opération pendant laquelle le tube ne doit être tenu ni perpendiculaire, ni horizon-* tal, mais très-légèrement incliné. Les substances oiganiques se co- !orent presque toutes fortement en noir par l'action du feu, lorsque l'air n'a point librement accès jusqu'à elles ; en même temps aussi se forment, sinon toujours, du moins dans la plupart des cas, les produits ordinaires de la distillation des substances organiques» de rhuile et de l'eau empyreumatiques. Il n'y a qu'un petit nombre de circonstances dans lesquelles ces phénomènes n'aient point lieu, malgré la présence de substances organiques. Enfin, quand celles-ci sont volatiles de leur nature, elles peuvent quelquefois se volatiliser entièrement sans produire de coloration en noir. 11 en peut être ainsi , alors même que les substances organiques volatiles sont mêlées ou combinées avec des substances inoiganiques fixes. Cependant la présence de ces dernières est plus fréquemment cause que les substances organiques volatiles se décomposent par la chaleur de la même manière que celles qui ne le sont pas. On en a la preuve, par exemple, quand des acides oiganiques, qui, à l'état de liberté, et contenant de Teau, se volatilisent complètement et sans subir de décomposition, sont combinés avec des bases inorganiques fixes.
Lorsqu'il existe une substance organique, on peut profiter de cette expérience pour rechercher si elle contient ou non du nitrogène. Pour cela, tandis qu'on chauffe, on tient un papier de tournesol rouge et humecté à l'orifice du tube de verre, mais à une assez grande distance du point échauffé, pour qu'il ne soit pas décomposé par l'action de la chaleur. Quelque peu que la substance organique contienne de nitrogène, sa décomposition donne naissance à de l'ammoniaque, qui bleuit le papier. Si la proportion du nitrogène est considérable, un nuage se produit à l'orifice du tube de veire dès qu'on y présente une baguette de verre qju'on a Il einpée dans de Tacide chlprhydrique (p. 15).
Lorsqu'il n'y a point de substances organiques» on examine encore, dans ceUe expérience, si la substance qu'on veut essayer contient de Teau ou d'autres matières volatiles. En effet, quand il y a deTeau, elle se rassemble, pendant qu'on chauffe le tube, sur les points les plus froids. Au moyen d'une étroite bandelette de papier de tournesol qu'on introduit dans ce tube, de manière qu'elle soit mouillée par l'eau condensée, on peut alors s'assurer si cette dernière réagit à la manière des acides ou des alcalis. Une réaction alcaline de l'eau indique, dans certains cas, la présence de l'ammoniaque, à moins qu'une petite quantité de la substance elle-même qu'on examine, et qui est susceptible de réagir à la manière des alcalis sur le papier de tournesol, ne soit parvenue mécaniquement dans la partie supérieure du tube.
La seule action de la chaleur volatilise , outre l'eau , les sels d'ammoniaque. A la vérité, il n'y en a qu'un petit nombre, parmi ces derniers, qui ne soient point décomposés; mais alors, la plupart du temps, il se produit un sublimé blanc, qui se dépose dans la partie la moins échauffée du tube de verre , quoique, dans le plus grand nombre des cas, sa formation n'ait lieu que sous l'influence d'une chaleur supérieure à celle qui volatilise l'eau. Il est très-facile de se convaincre de la présence de l'ammoniaque dans le sublimé (p. 17).
La chaleur volatilise paiement des sels qui contiennent du mercure, mais parmi lesquels il n'y a que le chlorure mercurique et le chlorure mercureux qui ne se décomposent point. La plupart du temps, le mercure de ces sels se réduit, et il se dépose, à l'état métallique, dans la portion la moins échauffée du tube.
L'action de la chaleur volatilise encore des substances diverses, les unes à l'état gazeux , d'autres à l'état liquide ou solide, comme des acides volatils , du soufre et quelques sulfures métalliques , du sélénium et quelques séleniures métalliques ^ certains oxydes volatils, enfin le mercure et quelques autres métaux volatils.
Cksiui qui a l'habitude du chalumeau peut exécuter ces essais préliminaires sur de bien plus petites quantités. On se sert pour cela de petits tubes en verre, ayant sculenient quelques millimètres de diamètre , qu'on soude à l'une de leurs extrémités, et dans lesquels on chauffe la substance au moyen de la flamme d'une
fi06 RÈGLES GÉNÉRALES.
lampe & esprit de vin poussée par le chalumeau. On peut produire par là une lempérature plus élevée que celle môme qu'où obtient en chauffant de plus grandes quantités» dans des tubes plus évasés, à la flamme d'une lampe à esprit de vin à double courant d'air. 1m présence des substances organiques se reconimtt aussi aux mftmss caractères que ceux qui ont été indiqués précéd^osment ; mais en même temps on découvre beaucoup mieux la présence de substances vdatiles , spécialement de celles qui ne se volatilisent qu'à une assez haute t^npérafure» Un peu plus loin je donnerai la liste dœ substances volatiles dont la présence peut être reconnue par leur volatilisation » dans les expériences faiites à l'aide du ebfdume^u*
On a Tréquemment recours à des eisais qui demandent moins «ie soin, et qui consistenti à chauffer une substance sur du charbon» à k flamme du chalumeau, ou même sur une feuille de platine, à celle d'uœ lampe à esprit de vin» pour voir si elle est de nature organique » ou si elle contient des matières organiques. Dans beaiMcoup de cas» cette méthode oenduît tiès-bieo au biU; imi», quand on n'a pas beaucoup d'habitude» elle est moins commoda pour découvrir des quantités fiiibles de nub^tnees ^r^oiqum.
Au reste, quand on veut essayer si une suhstaïKce OFgamque contient des principes oonslUuans inoiganiques fixes, la méthode la plus facile et la plus convenable consiste è en chauffer une petite quantité sur une Ceuille de platine» par le moyen de la flamme d'une lampe à esprit de vin ou d'une lampe de i^halum^Hi » jusqa'jt ce qu'elle soit eniièrement carbonisée» et ensuite à brute copsplàtement le charbon , à l'aide i*iim cbaJeur intense » m dirigs^nt k flamme, par le secours du chahunea^u» sur le côté de h feuille de platine où repose la substance carbonisée. Oa peut aisémeni de cette manière découvrir» dans de grandes quantités de substan^ep organiques» des quantités même très-faibles d'un corps inorganique qui reste à l'état de cendre. Cependant il faut quelquefois procéder avec ménagement à l'incinératioa du charbon » attendu qa'aii nombre assez grand de substances incM'gani^iueSi qu'on a coutume de ranger parmi cellesquisont fixes, peuvent se volatiliser à une forte chaleur et au contact de l'air, comme, par exemple, les chlorures potassique, sodique, plombique, et quelques autres çhl<Hriue9. ;Si la substance contient des oxydes métalliques facilement réduQ-
tibles, il arrive soQvent que la feuille de platine est fortement attaquée par le métal qui se réduit. Dans ce cas» on peut se servir de petites lames d'une espèce de mica, qui ne changent point à une forte chaleur. Certaines substances organiques > surtout nitrogénées, qui entrent en fusion à la première action de la chaleur, donnent un charbon difficile à incinéreri mais dont on parvient cependant à obtenir Tincinération» sur une feuille de platine, avec le secours du chalumeau.
Les substances inorganiques subissent fort souvent, à la vérité, des changemens essentiels par l'action de la chaleur ; il peut même arriver quelquefois qu'elles noircissent, ou deviennent noirâtres, soit parce qu'elles contiennent accidentellement des matières organiques» soit en raison d'autres causes. Mais lorsque, par contre-épreuve, on chauffe de cette manière une petite quantité d'une substance or^nique, les phénomènes sont si manifestement différens, dans la plupart des cas, qu'il est fort rare qu'on puisse encore, après l'expérience, conservei* des doutes sur la présence ou Tabsenoo de substances organiques faisant partie essea<tielle de celle qu'on essaie. Cependant, si ce cas arrive, on fait fondre un peu de nitrate potassique dans un petit creuset en porcelaine, et l'on projette ensuite dans le sel fondu une petite quantité de la substance qu'il s'agit d'examiner. Toutes les matières organiques, sans presque aucune exception, produisent de cette m»nière une détonation; ce qui néanmoins a lieu également pour Uis substances inoijg&niques combustibles» par exemple pour le soufre, les sulfures «élalliques, quelques nâiétaux et œrtains eorf^ métalloïdes à l'état d'exiiéme division. Quoi qull en soit, la p«»priété de noircir fortement par la chaleur et celle de détonner par le nitrate potassique ne se renooatreat guèee sÛMiUanément «que dans les substances oi;ganiques.
11 n'entre pas dans mon plan de montrer eommafit <Hi doit s'y prendre pour déterminer la substance oi^ganiquc quand l'expérience qui vient d'têtre rap{miéc a comstaté qu'il eip existe FâeUement une« La dûmie analytique des sul»siattces ocganiques s'est point non plus assez avancée pour que la détermination de toutes ces matières puisse être traitée, <lans un manuel d'analyse cbîmixnique^ d'une manière aussi complètei|«e otUe desaubetaBces in-
organiques ; mais lorsque la combinaison qu'on examine contient • des matières inoi^niquex avec des substances organiques, et que surtout les premières sont fixes, on peut les déterminer malgré la présence des dernières.
La présence de substances organiques, surtout de celles qui, à l'état de pureté, ne peuvent point être volatilisées par la chaleur sans éprouver une décomposition , modifie diversement la manière dont un grand nombre de substances inorganiques se comportent avec les réactifs. J'ai fait voir, dans la première partie, à l'occasion de la plupart des oxydes inoi^aniques, quels sont les changemens que la présence des substances organiques apporte aux phénomènes qu'ils produisent par leur contact avec les réactifs. Ici, j'appelle seulement Valtention sur un point : c'est que la présence de matières organiques empêche beaucoup d'oxydes d'être précipités par les alcalis de leurs dissolutions, qui, sans cette cir* constance, les précipiteraient complètement. Quand bien même, ' ce qui arrive pour un grand nombre d'oxydes, la présence de substances organiques n'empêche pas de les reconnaître et de les précipiter par les réactifs, elle n'en est pas moins fort incommode, sous un autre rapport, dans les analyses qualitatives. Beaucoup de sub« stances organiques, comme, par exemple, le sucre, la gomme et autres, opposent effectivement un grand obstacle à la filtration des liqueurs et à la séparation des précipités qui ont été produits par les réactifs. Ainsi fort souvent il n'est pas possible, en présence de ces substances, de recueillir sur un filtre les sulfures métalliques que le gaz sulfide hydrique et le sulfhydrate ammonique ont fait naître dans des dissolutions d'oxydes métalliques. Fréquemment ces substances restent très-long-temps en suspension, sans gagner le fond. La môme chose arrive aux précipités de sulfate barylique, de sulfate plombiqueet autres analogues. 11 y a même des acides organiques non volatils, comme l'acide tartrique, qui peuvent rendre difficile la réunion sur un filtre de sulfures métalliques récemment précipités, bien qu'ils n'y mettent pas obstacle à beaucoup près autant que le sucre, la gomme et autres substances organiques.
Le mieux est donc, dans la plupart des cas, lorsqu'il s'agit de trouver les principes constituans d'une substance inorganique qui
RÈGLES GÉNÉIVALËâj t(09
est mêlée ou combinée avec des matières organiques, de détruire ces dernières. Dans la plupart des cas, il n'y a pas pour cela de moyen plus facile que la combustion. La meilleure manière d'y procéder consiste à chauffer une faible quantité de la substance dans un petit creuset en platine, au moyen de la flamme d'une lampe à esprit de vin à double courant d'air. On dispose le creuest obliquement, et l'on met le couvercle dessus, de manière qu'il ne couvre qu'à peu près les trois quarts de l'ouverture. Pendant que la substance rougit, on favorise l'accès de l'air atmosphérique, en plaçant une mince languette de tôle non étamée dans la partie découverte du creuset» et en remuant de temps en temps la substance rougie avec un fil de platine.
Cependant si la [substance qu'on examine contient des oxydes métalliques qui soient faciles à réduire par le charbon, la combustion des matières organiques ne doit point avoir lieu dans un creu* set de platine, qui s'en trouverait totalement gâté. Il faut alors faire l'opération dans un creuset de porcelaine ; ce qui entraine souvent des difficultés, parce qu'on ne peut point donner à un pareil vase, sur une lampe à esprit de vin, le degré de chaleurqui est nécessaire pour la combustion de la substance organique.
Si l'on traites de grandes quantités, on peut souvent employer un creuset de Hesse, pour exécuter la combustion au feu de charbon. Lorsqu'il y a des oxydes métalliques faciles à réduire, on oxyde fréquemment la substance organique par la digestion avec de l'acide nitrique ou de l'eau régale, ce qui néanmoins donne parfois naissance à d'autres matières, dont la présence n'est pas moins désagréable dans les analyses chimiques. Cet effet ne survient pas quand on oxyde la substance organique par la fusion avec du nitrate potassique, qui mérite souvent la préférence sur la digestion dans l'acide nitrique ou l'eau régale : seulement il faut alors agir avec circonspection , et ne pas faire détoner<de trop grandes quantités à la fois de nitrate potassique. Le mieux est de mêler la substance qu'on veut oxyder avec du nître en poudre, de fondre des petites quantités de mélange dans un petit creuset de porcelaine, sur la lampe à esprit de vin, et de n'en ajouter que quand tout est complètement oxydé. Il va sans dire que, dans l'examen ultérieur ^e la substance qui a été traitée ainsi, on doit avoir égard à ce qu'p^
tl 0 ËSgÀIft âQ GfiÀLtJiffiAtl.
y a introduit de la potasse , de Tacide carbonique et plus ou moins d'acides nitrique et nitreux.
CHAPrrRE IV.
DS LA KAKGHE A SOTTRB BANS LES ESSAIS AU 0HALU|iaA1J.
Dans les analyses qualitatives, surtout de substaooes asset eomposées, on ne peut se passer du secours du ehahimeau , attendu que certains corps, en particulier divers oxydes métalliques, se reconnaissent plus facilement et plus sûrement de cette manière que par la voie humide, notamment lorsqu'on n'en possède que de bibles quantités. Cependant il n'est point à conseiller, surtout aux débutans, de se borner à remploi du chalumeau seul pour Texamen qualitatif d^une substance, spécialement quand celie-Hïi renferme de nombreux prmcipes constituans. A la vérité, on réussit plus facilement quand on traite des corps moins composés; mais il n'en est pas moins possible que celui qui n^a recours qu'au chalumeau laisse échapper quelques principes constituans, même essentiels^ parce que beaucoup de substances ne donnent pas lieu à des phé« nomènes bien sensibles lorsqu'on les traite par la voie sèche k la flamme du chalumeau, tandis qu'il y en a qui produisent des réactions assez fortes pour empêcher souvent de remarquer celles des autres.
Cependant celui qui possède assez d'habitude commence par soumettre au chalumeau, sinon toutes les substances, du moins la plupart d'entre elles , et pour ne pas courir le risque de rien omettre, il procède ensuite à l'analyse par la voie humide. Quelquefois cependant on se contente de l'essai au chalumeau , surtout lorsqu'on n'a d'autre but que de constater la présence de substances susceptibles d'être découvertes par ce moyen. C'est ce qui arrÎTC fréquemment dans les analyses qui n'ont qu'un but technique. Voilà pourquoi je crois devoir tracer la marche à suivre pour découvrir, à l'aide du chalumeau , la présence de parties constituantes qu'il est possible de reconnaître sûrement par-là.
Je supposerai le lecteur au courant de la construction du chalujneau, de sa forme et des parties qui entrent dans sa composition ,
ËlfôÀlS AU CHALUtf ËÂt • 6l 1
dés instfttOfietis dont on fait usage dans les essais pour lesquels on y a recours, et des précautions qu'on doit prendre, soit dans Tinsufflation, soit pendant tout le cours des expériences. Tous ces points ont été développés d^une manière complète dans le Traité du char' lumeau, par Berzelius, ouvrage auquel je dois par conséquent renvoyer pour ce qui les concerne.
Les premiers essais auxquels on doit se livrer ne sont faits que sur des quantités très-petites de la substance soumise à Pexamen ; c^est seulement après ces essais qu'on dissout les substances dans les flux.
Voici la marche qu'on doit suivre lorsqu'on se propose de découvrir > À l'aide du chalumeau seul, les parties constituantes d'une substance inconnue.
I. On chauffé la substance dans un petit matras de verre, ou dans un tube de verre soudé à Tune de ses extrémités. On n'emploie d'abord que la flamme d'une petite lampe à esprit de vin, pour accomplir cette opération dont le but est, comme je l'ai dit page 503, de faire reconnaître si la substance contient des prin-^ dpeê volatils j ou si, parmi les matières qui entrent dans sa composition, il s'en trouve quelques-unes de celles qu'on appelle organiques. Plus tard, on augmente la chaleur, en soufflant la flamme de l'esprit de vin avec le chalumeau. Les substances qui , dans cet essai , peuvent être volatilisées, sans subir de décomposition , ou après avoir été décomposées, sont principalement les suivantes.
Eau. Elle peut être contenue dans la substance qu'on examine, soit à titre de partie constituante essentielle, soit seulement comme eau de décrépitation. Quand on a un peu d'habitude ^ il est facile de juger , d'après la quantité d'eau qui se dépose dans la partie froide du tube de verre , si elle fait partie essentielle de la substance , ou si l'on ne doit voir en elle que de l'eau hygroscopique. On examine encore si le liquide ainsi obtenu se comporte comme de Teau pure envers le papier de tournesol, ou s'il réagit à la manière soit des acides, soit des alcalis. S'il exerce une réaction alcaline , celle-ci ne peut provenir que de l'ammoniaque, dont on reconnaît la présence aux nuages blancs qui apparaissent sur le liquide quand on en approche une baguette de verre qui a été trempée dans l'acide chlorbydrique,
tià fiSSAiS At) GHAtUlIEAtJi
Acides volatiU gazeux ou liquida. Les sursels des acides qui, k l'état de pureté ou à Tétat aqueux, sont volatils, perdent, quand on les chauffe dans un petit matras de verre, au chalumeau , par le moyen de la flamme de la lampe à esprit de vin, leur excès d*acide; qui alors rougit avec force un papier de tournesol humide préalablement introduit dans le col du matras. Parmi les sels neutres de ces acides volatils, il n'y en a que quelques-uns qui se décomposent lorsqu'on les chauffe dans le petit matras de verre. Tel est surtout le cas d'un grand nombre de nitrates neutres, qui remplissent alors le matras d'une vapeur rutilante d*acide nitreux. Cependant il est plus sûr de traiter les nitrates par le bi-sulfate potassique, de la manière qui sera indiquée plus loin, parce que, lorsqu'on agit ainsi sur eux, tous donnent la réaction dont il vient d'être parlé. Les acides des kyposulfates et des hyposulfites se décomposent aussi, quand on chauffe ces sels dans le petit matras de verre, et on peut les reconnaître à l'acide sulfureux qui se dégage (p. 176). Il y a également un petit nombre de circonstances dans lesquelles de l'acide fluorhydrique peut être expulsé des combinaisons du fluor par la seule influence de la chaleur ; c'est lorsque Ja combinaison contient en même temps un peu d'eau (p. 380).
Soufre et quelques sulfures méialliques. Du soufre peut se sublimer de la substance qu'on examine, lorsqu'il s'en trouve à l'état de simple mélange avec cette dernière , ou quand celle-ci contient des sulfures métalliques susceptibles d'abandonner une partie de leur soufre lorsqu'on les chauffe à l'abri du contact de l'air. Dans ces cas, le soufre se sublime sous la forme de gouttes, qui, tant qu'elles sont chaudes, ont une couleur rouge-brune , mais qui prennent, en se refroidissant, la teinte jaune que chacun connaît au soufre. Les sulfures métalliques qui, traités de cette manière, se réduisent, par la perte d'une partie de leur soufre, à un degré moins élevé de sulfuration , ont été énumérés page ki2. Mais il en est encore plusieurs autres qui peuvent perdre une certaine quantité de leur soufre , laquelle se dépose dans la portion la plus froide du tube de verre, parce qu'en les chauffant dans ce dernier, on ne saurait les garantir absolument du contact de l'air, et que l'oxygène atmosphérique expulse une petite quantité du soufre qu'ils contiennent. Le nombre des sulfures métalliques (jui sç s\;^-
essAid ÂtJ cflALunÂv. 613
blitnent saiid subit aucune décomposition est fort peu considérable ; cette série ne comprend que le suZ/ure de mercure^ qui acquiert une couleur rouge quand on le broie, et les mlfura d'arsenic^ dont une personne inexpérimentée pourrait aisément prendre quelques^ms pour du soufre pur; cependant on y reconnaît la présence de Tarsenic, à l'aide des moyens qui ont été indiqués page 304.
Sélénium et quelques télémure» métalliques. Du sélénium peut se sublimer dans les mêmes circonstances que le soufre , soit parce quMl y en a de mélangé avec la substance, soit parce que celle-ci renferme des séléniures métalliques qui contiennent beaucoup de sélénium. Il se rassemble , en petite quantité , sous la forme d'un sublimé rougeàtre; en quantité plus considérable, sous celle d*un sublimé noir, qui, par la trituration, donne une poudre d'un rouge foncé , et qu'on peut reconnaître aux caractères indiqués page 429. Parmi les séléniures métalliques, ceux de mercure et d'arienic sont Tolatilisables; cependant le dernier se décompose un peu dans le cours de l'opération.
Métaux volatils. Ce sont principalement Varsemc, le mercure, le cadmium et le tellure^ qui tous ont l'éclat métallique et une cou-leur noire 01^ grise.
Varsenic se sublime , tant lorsqu'il fait partie essentielle de la substance qu'on examine, que quand celle-ci se compose de quelques arséniures métalliques contenant une grande quantité d'arsenic , et susceptibles de se convertir par l'action do la chaleur en arséniures d'un degré moins élevé, ou dans lesquels l'arsenic n'est enchaîné que par de faibles affinités. Parmi les premiers se rangent ceux des alliages de Tarsenic avec le nickel (nickel arsenical), le cobalt (cobalt gris), le fer, etc., qui contiennent la plus forte proportion d'arsenic ; parmi les autres, on compte les alliages d'arsenic avec l'antimoine. Quelques arsénites donnent aussi de l'arsenic métallique quand on les chauffe à l'abri du contact de l'air. Il est très-facile de reconnaître d'une manière certaine les quantités même les plus faibles d'arsenic métallique sublimé.
Le mercure se sublime de la plupart de ses combinaisons, et il est plus aisé de le reconnaître qu'aucun autre métal. Si la quantité en est peu considérable, il ne se forme souvent qu'un sublimé gris, I. 33
BI4 tfiSAlS AU CfiAtOlfiit}.
ÉÊÈk dans lequel on fait apparaître des globules tnerenriets bien Misibles en y tou^îh&nt avec nne baguette de Terre ou de bois.
Le eadmimn peut Mre sublimé de quelques-uns de ses alliages, M alors on le feeoimatt à plusieurs de ses propriétés, surtout k ce qb'il se eonrertit en enyde cadmique brun -jaune quand on le chauffe à rab (p. 457).
Le HUuré est plus difilcîle à volatiliser : chauffé dans un petit BMitral «n lene , il ne se sublime qu'A une forte chaleur poussée fusqa'aii rouge obscur, et il se dépose dans les parties les moins éhattdes du Yase^ sous la forme de gouttelettes métalliques, qui res- •MsUent à Celles du mercure, mais qui sont solides.
(kcydeg H acideê êoliéea volatiU. De cet nombre sont : Vcosyde an-àfkomqm , qui commence par fondre en un liquide jaune, ayant de le sublimer sous la forme d'aiguilles cristallines brillantes; Vadde teUmrmÊ»j qui se comporte à peu près de même que le précédent , qai cependant est bien plus difficile que lui à volatiliser, et qui ne donne pas de sublimé cristallin (p* 191) ; Vaéde erunieim^ qui se sublime très-aisément ; Vadde arsénique^ qui, à une forte chaleur, se convertit en acide arsenieux et en oxygène, et donne ensuite le même sublimé que l'acide arsenieux; Vadde otmiquej qui, lorsqu'on le chauffe , se sublime sous la forme de gouttes blanches, en dégageant une odeur forte et piquante (p. 283).
OxyseU et sels haloîdes volatils. A la première catégorie appartiennent principalement la plupart des sels ammoniques^ qui, tantôt se volatilisent d'une manière complète, et tantôt, lorsque leur acide est fixe, ne se volatilisent qu'en partie (p. 17). On peut assez aisém^t reconnaltre^les sels ammonîques et les distinguer d'autres sek, en les mêlant avec de la soude, ajoutant de l'eau au mélange, pour le réduire en pâte , et faisant chauffer légèrement celle-ci sur une feuille de platine; une vive odeur ammoniacale se dégage
ainsi.
Parmi les sels haloîdes on distingue particulièrement : le chlorure mercurique^ qui, à une très-faible chaleur, commence par foudre , et ensuite se sublime; le chlorure mercureux^ qui se sublime, sans entrer d'abord en fusion, .et dont le sublimé a une teinte jaun&tre tant qu'il est chaud, mais possède une couleur blanche après le re*froidissement completi Les deux chlorures de mercure, comme en
1SS$M$ kV GHALtJlIfll&U. M 5
général toutes les combinaisons de œ métal , donnent un fublimi de globules môrcuriels , lorsqu'on les mêle avec de la soude^ et qu'on les cbaufib ensuite dans un petit matras de Terre. Les coiihbinaisOns du brame et de Yiode aYeo le mercure se comportent à peà près de môme que oellel du chlore ; il y a seulement cette diffé^enee que l'iodure mercurique, dont la couleur est louge^ doutle iln su*^ blimé jaune, qui cependant rougit quand on le frotte^
Quoique l'on ne puisse pliÈ déooUTrir de principes Tolatils dans une substdhce qu'cm se ptopose d'analysor, il n'en est pas moitis nécessaire fréquemmbnl fle la ^uffer dans un petit matras de iferre^ à la flamnle d'ude lamp0 à esprit de Tiil, lorsqu'elle dé^ i^répite avec force ^ parce que la décrépitatiou pourrait la'oid^ler les opérations ultérieures auxquelles on devra soumettre cette sub^stance; Ce sont surtout les sels anhydres qui décrépitent avec force, comme aussi beaucoup de minératix qu'où rencontre dans la na^ tuîe, entre ttUtre eerlaihs sulfures métalliques et leurs eombinaisont.
Dans quelques cal^ aptes arolr aiusî chauffé cette substance^ on la traite par divers réactifii^ satis la retirer du petit matras de veh'e. C'est ce qui arrive^ comme on peut en juger d'après les détails donnés précédemment « lorsqu'on soupçonne qu'elle contient une combinaison de mercure» On là mêle alors avec un excès db s6ude bieh sèche, où la chauffe d'abord à la seule flamme de la lampe à esprit de vih, et ensuite on augmente la chaleur en soufflant avec le chalumeau datis la flamme. Si la substance contient une combi^ liaison de mercure ^ on voit alors se produire un enduit gris de mefbUre sublimé. 11 arrivé quelquefois que cet enduit ne peut pas être reconnu sur^-l&champ pour du mercure métallique; on est aknrs obligé d'eu réunir ^ peu les parcelles avec une baguette de verre ou de bois, ce qui fuit apparaître des globules mercuriels. Lorsque la combihaisoii contenait de l'eau, où quand on n'a pas «nployé de lasoUde trèS^sèche, en même temps que le mercure, fl se volatilise aussi de l'eftu , qui se condense sous la forme de gouttelettes^ dans la partie la moins chaude du col du matras ^ et qui coule ensuite sous celles de larges gouttes chaudes, pouvant sou^ vent causer la rupture du vase. Il est donc à propos de chauffer Ift soude dans un petit creuset, hnméAatement avMit l'expérience^ afin de la purger d'eau; on doit également tenir le matrii
51G ESSAIS AU CnALUXEAU.
liorizontalement que pdâsîble. Si la substance qu*oa analjfse coti-^ Mte en une combinaison mercurielle très*Yolatile , comme par exemple en une eomlmiaîson de mercure avec du chlore ou du bfôme, il peut arrifer, surtout quand on conduit mal la chaleur, que la plus grande partie ou la presque totalité de cette substance ae Tolatilise avant que la soude ait eu le temps d^exercer sur elle son action décomposante, de sorte qu'on n'obtient que peu ou presque point de mercure sublimé. Dans ce cas, il vaut mieux employer une soude qui ne soit pas tout-à-fait exempte d'eau, et ne pas chauffer le mélange avec lenteur dans le petit matras, mais, s'il est possible , lui appliquer subitement une forte chaleur ; cependant, même alors, il y a toujours une portion de la combinaison qui se sublime sans avoir été décomposée. On ne peut obvier à cet inconvénient qu^en humectant avec de Teau le mélange contenu dans le petit matras, et le laissant reposer quelques instaos avant de le diaufier; mais, en agissant aina, il est difficile d'éviter que le matras se brise pendant qu'on le chauffe.
Le seul réactif, autre que la soude , qu'on emploie encore dans oes expériences, est le bicarbonate potassique. On s'en sert pour reconnaître les acides contenus dans des sels, quand ils ont été séparés de leurs bases, par la fusion de ces derniers avec lui. On y a recours surtout afin de constater la présence de Tacide nitrique dans tous les mtrcues. Ceux-ci ayant été mêlés avec du bicarbonate potassique, on introduit le mélange dans un petit matras de verre, et on le chauffe à la flamme d^une lampe à esprit de vin, sans le secours du chalumeau , ce qui donne lieu à un dégagement d'une épaisse vapeur rutilante d'acide nitreux. Le même moyen est employé pour chasser des combinaisons du fluor Tacide fluorhydrique, qu'on reconnaît à ce qu'il attaque et dépolit le col du matras. Les combmaiMom <fiode^ chauffées de même avec du bicarbonate potassicpie, donnent des vapeurs violettes d'iode, et un sublimé noir d'iode se dépose dans laportion la moins chaude du col, en même temps que de l'acide sulfureux se dégage. Les combinaisons du brômCy traitées de la même manière, exhalent également du brome gaxeux, mais presque toujours en si petite quantité, que ce n'est point là un moyen certain pour reconnaître la présence du brome dans des combinaisons.
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LorÂjQ^il s'agit de découvrir au chalumeau la présence de Yadde mlfurique dans des sulfates ayant un oxyde métallique pour base, on commence par dépouiller le sel de Teau qu'il peut contenir, on le mêle avec du charbon pulvérisé, on introduit le mélange dans un petit matras de verre, et on le chauffe à la flanmie du chalumeau, ce qui donne lieu au dégagement d^une forte odeur d'acide sulfureux ( p. 173).
II. Après que la substance qu'on examine a été traitée dans un petit matras de verre, on la fait chauffer dans un tube de verre ouvert aux deux bouts , d'abord à la seule flamme d^une lampe à esprit de vin, puis à la même flamme soufflée sur le tube avec le chalumeau, ce qui donne plus de chaleur. Le but de cette opéra-tion est de voir si, en chauffant ainsi la substance sans interdire l'accès à l'air atmosphérique, il se forme des corps volatils. En l'exécutant, on est maître d'augmenter ou de diminuer le courant d'air qui traverse le tube. Si , pendant qu'on chauffe le corps, on tient ce tube dans une situation tout-à-fait horizontale, le courant d'air se réduit à peu de chose ; mais il devient d'autant plus considérable que la direction du tube s'écarte davantage du plan de rhorizon.
Les corps volatils qui se forment tandis qu'on fait rougir les substances soumises à l'analyse en 'permettant le libre accès de Tair atmosphérique, tantôt s'échappent sous la forme de gaz, qui peuvent être reconnus à leur odeur, tantôt se déposent, sous celle d'un sublimé, dans la partie froide du tube, et à une distance plus ou moins considérable de la substance, suivant leur plus ou moins de volatilité.
1. Substances gazeuses, reconnaissables à leur odeur ^ qui se déga^ gent pendant le grillage. Ici se range Yacide sulfureux, qui se forme quand la substance contient des sulfures métalliques.' La. moindre quantité qui se produit de cet acide est reconnaissable à son odeur, lorsqu'après avoir fait rougir la substance dans le tube de verre tenu presque horizontalement, on porte immédiatement ensuite l'extrémité supérieure du tube sous le nez, en ayant soin de le tenir aussi rapproché que possible de la perpendiculaire. Un papier de fernambouc humide qu'on introduit dans la partie supérieure du tube, est décoloré aussi par l'acide sulfureux, Presque
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tiMifl Im MiUims métalliques dégagent de Ta^ide Mlfuieai fuand on laa traite de cette manière, (^elquet-uni donnent, en outre* uq mbUrni de mifre; e'eit ce qui arrive surtout à eeus auxfiiçli le dwleur eût àt^ perdre une portiw de leur «gufre dans le petit matvai de verre ; cependant ee plitoomène dépend aumi du plui eu moina d'indinaison qu'on donne au tube eu faisant rougir la substance. Quelques sulfures métalliques fournissent d'autrss subliméa eneore, dont il sera parlé plus loin. Le sulfura de sine et le sulfure de molybdène qu'on trouve dans la uature sont eeu% qui donnent le plus diffieilemwit de Taoide sulfureux par le grillage. Ouand des combinaisons de sulfures et d'aiséuiuras métalliques ont étA traitées dans le petit matras de vene^ et qu'elles ont perdu fuAk de Varsenio sublimé, elles peuvent encore y lorsqu'on les grille dans un tube ouvert au:s deux bouts , exjialer une odeur d'aeide sulfureux ; c'est ee qui arrive» p«pr exemple, k la pF^te ménieale.
La présence du $Hémum dana des UUmureâ métçtlUqtsi» peut égalemeut être reconnue k l'odeur qui se dégage pendant le grillage de ces derniers dans le tube; cependant co n'obtient ppiot alors un sublimé de sélénium, surtout lorsque le tube n'est pas tenu lw\ inf!liné«
Quelques anénmet métalliques donnent une odeur d^'wrsmic^ faand on les grille dans le tube. Ce pb^omène n'est offert néan* moins que par ceux qui, indépendamment d'un sublimé d*acîde }ursenieux> en donnât un aussi d'arsenic, lorsqu'on n'indioe pas trq^ le tube. Si , pendant qu'on grille les arsépiures métalliques dans le tube, il ne se forme que de Tacide arsenieux, oq {l'aperçoit point rpdeur de Varsenûp.
3. Subftancàs qui s< mbUmmt fgr le gnUasû dkms le tuh. Si le sublimé est Uanc, il consiste ordinairement en oxydes, qui, tantôt fixistent tout fonnés déjà dans la substance ^'on examine, et tantôt aa forment par Toxydation des métaux. I» se rangent surtout les
auivans:
4eidsarianteiix, Il se forme pendant le grillage des ars&ûures métalliques» et se dépose dans la partie la plus froide du tube, sous la (orme d'un sublimé blanc, qui parait cristallin quand on l'ex^* mine k la joupe. La moindre parcelle de §e| aqîde s^Minâ ^ Wnr
ESSAIS AU CHÀtUMEÀU. ^iQ
sm^ traitée eoaune il a été dit p» â^Q, pour dëtenmper si e]U contient de rarsenic. L'acide ^rsenieux se produit plus facilement par le grillage de certains arséniures métalliques, que par asXm dç^ quelques autres, et sa formation exige souvent que Ton U^mm> pendant long-temps la substance roi^ge^ en dirigeant smr elle l^ flamme du chalumeau ; tel est, par exeipple, le cas du cobalt gi^,, Certains arséniures métalliques, peu nombreux, doft^ent, qfi^ on les grille dans un tube de verre ouvert aux deux bpu^ , nonseulement de Tacide arsenieux, mais encore de i^ arsenic fnét^lliqqe^ Soumis au même traitement, les sulfures d'arsenic ou les corps (iW en contiennent, outre de Tacide arsenieux, fournissent ordinaire^ ment encore du sulfure d'arsenic ronge, ou mémt^ du mVw^ d'af r, senic jaune ; ce dernier, comme la rep^^rque en a déj^ été faite^ peut être pris pour du soufre par un opérateur peu exercé, Pf) l'acide arsenieux peut être également dégagé, par le grillage dapR un tube ouvert, de substances qui contiennent un grand exeès, soit de cet acide, soit d'acide arsenique, ou qui sontprincipalement composées de ces deux acides.
Oxyde antimonique. Il se sublime quand on grille de l'antimoine, des antimoniures métalliques, du sulfure d'antimoine et des com^ binaisons contenant du sulfure d'antimoine, de même aussi que quand on chauffe dans un tube ouvert de l'oxyde antimonique ou des substances qui en contiennent. I^e sublimé ainsi produit es(' blanc; une faible chaleur suffit pour le transporter d'un lieu i un autre, caractère au moyen duquel surtout on le reconnaît (p. 1^6). Dans beaucoup de cas, cepeudant, la fuQiée à laquelle donn^ Hei^ le grillage, dans le tube, de substances qui contiennent de l'antiT' moine, n'est pas uniquement due à de yo^yie antimoiûqne, maïs contient en même temps de Tacide antiuionienx, qui n'est point volatil h la vérité, mais qui, lorsque la calcinatioa^ \\fm au contact d^ l'air, se forme aux dépens de l'oxyde antimoni({Oe,>p6ndant la vnla^ tîlisation de ce dernier, et se dépose également dans le ti^^, s^w la forme d'un sublimé, au-dessus de \à ^substance mise en e^^péirienee* Un pareil sublimé, qui consiste en oxyde antimonique et e» acide antimonieux, ne peut donc être volatilisé qu'en partie lorsr qu'on le chauffe. 11 se produit surtonl par le grillage du mlfuriB d'imtimpîn^}. des snJ^stApçes co^i^aat 4^ sulfura d'antimoine^ et d^