‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 2)Chapitre 136 sur 167 · S30 ESSAIS AU CHALUMEAU · texte numérisé non relu

S30 ESSAIS AU CHALUMEAU

quelques antimoniures métalliques, principalement lorsque les métaux combinés avec Tantimoine s^oxydent avec facilité. Quand les substances qui contiennent du sulfure d'antimoine renferment aussi du plomb (cas dans lequel se trouve, par exemple, le bour^ nonite), le grillage dans un tube de verre donne un sublimé blanc, qui est en partie volatil, en partie non volatil, et qui se compose d'oxyde antimonique et d^antimonite plombique.

Acide teUureux. Ce sublimé se forme quand on grille le tellure et les tellnrures métalliques, de même que quand on chauffe dans un tube ouvert l'acide tellureux et quelques-unes de ses combinaisons. L'acide tellureux qui se volatilise forme une fumée blanche, mais s'il est beaucoup moins volatil quePoxyde antimonique, dont par conséquent on parvient sans peine aie distinguer, parce qu^on ne peut pas le faire passer d^un endroit à un autre, en le chauffant, et que la chaleur le fond en gouttelettes incolores (p. 194) . Lorsque les tellurures métalliques oontiennentdu plomb, il se forme bien un subliméd'acide tellureux à une certaine distance du corps sur lequel on agit; mais, plus prés de ce corps, il s'en produit un autre, dû à une combinaison diacide tellureux et d'oxyde plombique, qui ne fond pas en gouttelettes, et qu'on pourrait, par conséquent, prendre pour de l'acide antimonieux.

Le chlorure plombique se volatilise à peu près de même que Vacide tellureux, au contact de Tair, et, comme ce dernier aussi, il se résout en gouttes lorsqu'on le chauffe.

Oxyde bismuthique. II se forme pendant Foxydation dans le tube du sulfure de bismuth et des alliages du bismuth avec d'autres métaux; mais on n'en obtient presque pas par oxydation du bismuth même. Le sublimé, quand on le chauffe, fond en gouttes, qui ne sont point incolores, mais brunes et jaunâtres, caractère à Faide duquel on le distingue du sublimé diacide tellureux. Une substance qui contient du bismuth s'entoure aussi, quand on la fait rougir dans le tube, d'oxyde bismuthique fondu, ayant une couleur jaune foncée , qui devient plus claire par le refroidissement. Ce phénomène fait aisément distinguer le bismuth de plusieurs autres métaux; mais il est plus difficile de le distinguer par-là du plomby dont les cmnbinaisons, traitées de la même manière dans un tube ouvert, s^enveloppent également d'un oxyde fondu jaune,

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dont cependant la couleur, après le refroidissement, est plus pâle encore que celle de Toxyde bismuthique fondu. Au reste , une méthode qui sera décrite plus loin permet de distinguer avec facilité ces deux métaux lun de l'autre dans leurs combinaisons.

Des métaux autres que Tarsenic, le tellure, l'antimoine et le bismuth, donnent un sublimé blanc, lorsqu'on chauffe certaines de leurs combinaisons dans le tube ouvert. Parmi ces combinaisons métalliques, on compte : le sulfure plombique et le iéléniure plom-' bique, dont on obtient des sublimés blancs, de sulfate et de«élénite -plombiques, qui deviennent gris quand on les chauffe, et qui peuvent être fondus ; j'ai déjà eu plusieurs fois occasion de faire observer que les combinaisons du plomb avec des métaux ou autres substances, chauffées dans le tube, donnent des sublimés, lorsque ces métaux produisent, par l'effet de l'oxydation, des acides ou des oxydes métalliques volatils; le sulfure stannique, qui donne une épaisse fumée blanche d'oxyde stannique, non susceptible d'être volatilisée par l'action de la chaleur; V acide molybdique, qui, diauffé dans un tube ouvert, se volatilise en partie sous la forme d'un sublimé blanc pulvérulent, en partie sous celle de cristaux brillans et faiblement jaunâtres , tandis que du sulfure de molybdène, traité de même manière, ne donne pas de sublimé, mais seulement de l'acide sulfureux.

Il ne se forme pas, par l'oxydation dans un tube ouvert, de sublimés ayant une couleur autre que la blanche ; mais des substances colorées, qu'on peut déjà sublimer en les chauffant à l'abri du contact de l'air dans le petit matras, se volatilisent plus aisément encore dans le tube ouvert. La plupart des combinaisons du mercure donnent un sublimé de mercure, lorsqu'on les chauffe dans ce tube; si l'on traite ainsi le sulfure mercurique, une partie se volatilise sans avoir subi de décomposition, et une autre partie donne également du mercure métallique, qui, étant plus volatil que le sulfure, va se déposer à une plus grande distance du point sur lequel porte l'action de la chaleur. Les chlorures de mercure se subliment dans le tube ouvert sans éprouver de décomposition.

J'ai indiqué (p. 380) comment on peut reconnaître hs fluorures métalliques en les chauffant, dans un tube ouvert, avec ou sans sel de phosphore.

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III. kffk av<Mr ewiyé la substance dans le petit matraâ et dans un tul)e de verre, ou en prend une autre portion, qu'on cbauffe seule à la flamme du chalumeau. Le but qu'on se propose en agissant ainsi est noineulement de reconnattre si la substance est fusible, mais encore d'observer les cbangemens de couleur que qu^lquesmnes subissent ou communiquent à la flamme , ej. enfin de constater ceu¥ qu* elles éprouvent de la part, tant du feu d'oxydation que du feu de réduction. Suivant l'intention qui préside à cette expérienoe, ou diauffe la ^stance ou sur du charbon, ou entre les serres de pinces eq platine, ou sur un (il de platine.

1. Pour essayer ïàftuibilUé des substances à la flamme du chalumeau, ou les met sur du charbon , quand elles consistent soit en métaun, soit en oxydes métalliques faciles h réduire , ou en général lonqu'eUaa «mtîainent des corps susceptibles d'attaquer à diaud le platine *, ensuite on dirige sur elles le point le plus chaud de la flamme. Cependant si la substance ^st composée de principe eonftituani qui ne puissent pas attaquer à chaud le platine , pu en l^endun petit fragment, lorsqu'elle forme une masse solide, et on l'expose au point le plus chaud de )a flamme, en le tenant entre les serres de pinees en platine. Ce dernier procédé est applicablei surtout aux substances contenant de Tacidesilicique, o\| à d'autrei^ minéraux qui sont formés à peu près des mêmes prinûpes , maia en pn^rtions relatives très-difi'érentes , et que fort souvent alors on parvient surtout à distinguer les uns des autres par leurs 4ifl^ rens degrés de fusibilité à la flamme du chalumeau. Si la sub^tanc^ qu'on veut essayer est sous la forme de petits grains , on en met un grain sur du C/^rbon, et l'on dirige la flamme dessus. Quant aux substances pulvérulentes, on les pétrit avec de la salive , et on en chauffe un peu lur d^ charbon, k la flamme du cbalunoeau -, mais alors , si la subst%|iea ^ p«\idre est infusible , ou peu fusible, Qtt a souvent de la peine à empêcher qu elle soit entraînée par le eourantd'w que Ton étaUit m soufflant.

La plupart des n^ifiwB fondent à la flamme du chalumeau , et tous ensuite, si Ton ^cepteceu^K: qu'on appelle nobles, sont oxydés par la flamme extérieure. Parmi les métaux nobles, Vor et IVy^nl fondent au chalumeau, sans éprouver le moindre changement : lepkaine, Viridimn, le palladium ^ le rhodium et Ya9nmn^

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80pt iiifu«î)>loft ; cependant romium m oonv^rtit , dans h Qsmm$ pitérieure, en aeide oerpique, qui »e voUtiliie. Parmi lea autrai métaux y dont les oxydes sont réductibles par la flamme intérieure, principalement avec le secours de la soude, le vMiyb4ène$ le fmgr st$m, le mcM, le cobaU et le/(v sont infusiblas. Dans le nombre de ceux qui n^ont point été nommés, il s'en trouva bien encore plusieurs qui sont infusibles, mais œui^^là ne peuvent point être pbtenus à l'état métallique au moyen du obalumeau.

LeB9ulfwêimétalliqu69 fondent pour la plupart quand on les traite au chalumeau, sur du ohs^rbon , et cet effet a souvent lien Jors même que les oxydes des métaw ne sont, point fusibles- Hm beaucoup d'entre eux s'oii^ydent très-promptement dans le cours de Topération , exhalent l'odeur de rapide sulfureux , de même gun quand on les chauffe dans un tube ouvert , et se convertissent en oxydes métalliques (p. Mi).

Parmi les osqfde^ nUkitHqH0$ purs, la plupart sont infusiblei. Cqiendant plusieurs passent à un plus haut degré d'oxydation dans la flamme extérieure , et à un degré moins élevé , ou même souvent à Tétat métallique , dans la flemme intérieure. Les oxydes înfoiibles sont : la hrytû et la strontiamy dont les hydrates et les earbonates sont fusibles , mais se convertissent en terres pures quand on les chauffe sur du charbon , et forment ensuite des maisea infusibles) la pkmw , qui devient très-lumineuse quand on la dmuffe» la mdfnjm* Valumine^ la gludne , Vyuria, la a^ireone^ qui dtownt fortMient lumineuse par l'action de la chaleur; Vacide |liM(piie , Yoiwk twgMHqnCj Voxi^chromique^ V acide antimonimxij qui cependant se réduit, dans la flamme intérieure, à Tétat d'oxyde «ntimonique volatil; YacUe tant^tiqWj Yacide tikmi(fue, Toopjfds ufWMmy Vaa^dê wmique^ que la flamme du chalumeau réduit à l'état d*pxydfi uraneux; roapy«bcér«tM0, que Taotion de la chaleur convertit en oxyde cèrique; VoiP^de cériqu^ ^ Yo^d^mfmgtk^ nUfiM , qui abandonne une pcqrtion de son oxygène quand on le cbaufle avec forcer Yese^dc meique^ qui se réduit à la flamme intérieure, et devient par-là volatil; Vq9^ cadntîQtia, que la flamme intérieure réduit et volatilise également; Voseydâfenri^^ qui perd une partie de son oxygène dans la flamme intérieure; VçsByd^nieççUf^^ Vo^pft^ ceM^q^etVi^dsêlmi^if^ pett|

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