ESSAIS AU CHALUMEAU
èire réduit dans la flamme intérieare. Les oxydes , peu nombreux, dont les noms saivent, sont au contraire, dans Tétat de pureté, fusibles à la flamme du chalumeau : Yoocyde aniimonique^ qui se Tolatilise aisément après la fusion; Voonfde bimmahique y Voxyde plombique^ qui , ainsi que le précédent , se réduit à Tétat métallique , et Voxyde cuunique.
La recherche de la fusibilité est une chose fort importante lorsqu'il s'agit des combinaUons riUciques existantes dans la nature , et d'autres minéraux encore : car il n'y a que ce caractère , mis en. évidence au moyen du chalumeau , qui puisse faire distinguer ceux précisément dans la composition desquels il entre surtout des terres, et qui ne contiennent pas de quantités notables d'oxydes métalliques proprement dits. Pour essayer la fusibilité des minéraux y le mieux est d'en saisir un fragment entre les serres de pinces en platine , et de le faire chaufiisr ainsi à la flamme du chalumeau. Parmi les minéraux que Ton rencontre le plus fréquemment, les suivans sont infusibles dans cette dernière : quartz, corindon, Ummuiiine (celle qui contient de l'alumine , et même aussi celle qui contient de la soude) , spinellCy pléonaUe, gahnUe, olivme, cerite, Tsircon, cyaniie,phétiakke, leucke, taUi^ pyrophyllke, apatite, gehIénUe, antkophyUke, Haurotide, argile» réfractaire$, hydrate atuminique, hydrate magnésique, sulfate aluminique ; carbonate» caldque, ^nagnéeique etzincique^ aUophane, cytnophane, gadoUnitôy qui, lorsqu'on la chaufle , brille tout à coup comme si elle prenait feu ; étain vitreux^ rutile, fer titanique, tantalite, turquoise, fer oxydulé ritantfère , fer chromaté , les oxydes de fer naturels, urane oxydulé , tantalite, yttrotantalite, dioptase, chondrodite, topaze. Au nombre de ceux qui sont très peu fusibles , ou qui ne se fondent que sur les bords , on distingue surtout les suivans : feldspath, albite , pétalite^ labradorite, anorthite,néphéltne, spath en table, pyroxène qui contient beaucoup de magnésie, écume de mer, pierre de lard, serpentine, mica (quelques espèces, surtout celles qui existent dans le granit); épi-date , qui se boursoufle à la première impression de la chaleur; cfichroUe, émeraude, eucbue , qui se boursoufle d'abord à la chaleur; titamte , sodalite, schéeUn calcaire, spath pesant, célesline, gypse , apatitCy spath fluor. Les suivans sont fusibles : les zéolilhes , dont la plupart^boursouflentà la première action de la chaleur, le spo^^
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dutnène^ qui se boursoufle également ; le mèjonite, qui éoume avant de fondre ; VéUolite , les amphiboles, dont la plupart bouillent pendant qu'elles sont fondues; X^ipyroxènes qui ne contiennent pas d'excès de magnésie, Yidocrase, qui fond en se boursouflant; le grenat ^XdiCénne y Vortkke, qui fond en bouillonnant; le schéetiu ferruginé, le bomàte, l^hydro-boracite^le datoliteAe botryolUe , le cryoUte , le mica (plusieurs espèces, celles surtout qui contiennent de la litbine) ; les tourmalines qui contiennent de la potasse ; Yaxinite, qui fond en se boursouflant; Yamblygonite, le lazulUe, Yhauyne, le nosian, Yeudialyte et le pyrosmalUe.
A regard des sels proprement dits et des sels haloîdes solubles dans l'eau , la plupart entrent bien en fusion quand on les expose à la flamme du chalumeau , sur du charbon , mais souvent ils sont décomposés par ce dernier, sur lequel ils laissent leur base, quand celle-ci est infusible à l'état de pureté. Les sels alcalins, après avoir été fondus , sont absorbés par le charbon, ou forment des globules.
Parmi les sels insolubles, plusieurs fondent en globules, qui cristallisent par le refroidissement. Le phosphate plombique est celui de tous qui présente au plus haut degré ce phénomène, à l'aide duquel on peut aisément le reconnaître (p. 231).
2. Les changemens de couleur que les substances subissent pa^ taction de la chaleur tiennent, la plupart; du temps, à ce que cellesci sont décomposées et forment alors des corps autrement colorés. Cependant il est quelques substances qui , sans éprouver aucun changement dans leur composition, prennent à la chaleur une couleur diflérente de celle qu'elles ont à la température ordinaire ; elles perdent ensuite peu à peu la teinte qu'elles ont acquise ainsi , et, après le refroidissement complet , elles ont la même couleur qu'avant d'avoir été chaufiées. C'est là un moyen certain pour reconnaître certaines substances, parmi lesquelles on distingue surtout les suivantes : Y oxyde zvndque et Yadde titardque , qui sont blancs à la température ordinaire, et d'un jaune citrin à une température plus élevée, phénomène qu'on observe dans un très-grand nombre d'autres substances de couleur blanche , mais qui seulement n*est dans aucune aussi prononcé que dans ces deux^là ; le suroxyde pUmbeux, Y oxyde mercureux, le diromate plombique et quelques autres chromâtes, qui, à la température ordinaire^ sopt
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rouges cm jauneg, mais ont une couleur noire à line tempéràtufê plus éleyée ^ insuflBMinte cepeudant pour les décôthposer. Il eit beaucoup de substances dont la couleur habituelle devient plus foncée quand on les chauffa; tels sont Yoocydepbmbique et Voxytk bbmuthique,
3. Les eoulmtn quë àeminèi itséêtancet comnwmqûent à la flamme éi thabmëau peutent sottTent senrir à faire reconnaître ces corps. n a déjà été dit p« 6, p. 19 et p. 18, combien ce caractère a dé moteur pour iiidiqmr la présence d^iUcaii$ dans des sels. On Toit aussi la flamme du chalumeau se colorer quand on la dirige sur des substances qui eotltiMitieftt de la Ht&miana (p. 27 ) et de la chauœ (p. 31), de même que sur des phaphoia imbibés d'acide suUurique (p. 181) et sur des borau» traités de la manière qui a été décrite p. âki. La flamme du chalumeau se colore également tcn-squ^on y a recours pour chauffer certaines substances avec des réactifs*
4« Les déoompofkidnê ^ qatUpm iubftaneei éprouvmu de la part^ ioM de la flamme extirieute que de la flamme intérieure^ consistent principalement enee qu'elles s'oxydent dans la première, tet^b que les corps oxydés se réduisent dans la seconde. Les changemens qui sont produits par la flamme extérieure ressemblent , la plupart du temps , à ceux que les corps éprourent quand on les diÂdEe dans le tube de Terre ouvert à ses deux extrémités, dépendant il arrive souvent qu'on oxyde des substances dans la flamme extérieure sur du charbon , afin de pouvoir les traiter d'une mantére plus efficace par les réactifs après qu^elles ont subi ce genre de décomposition. Ainsi ^ par exemple, on grille les mUfuree et les afi^niares métalliquet sur du charbon , à la flamme extérieure , afin de Séparer le soufre et Tirsenic, à rétatd'acides sulfureux et arsénieux, des oxydes qui sont produits, phénomène qui a lieu pins compléta ment pour les sulfures que pour les arsénmres métalliques. La réduction que ôertaims substances subissent dans la flamme intérieure s'opère presque toujours mieux et plus facilement lorsqu^on mêle la substance avec de la soude , et qu'ensuite on la chauffe sur du charbon à la flamme du chalumeau. La manière dont les diverses substances se eMqKnrtent dans cette expérience sera indiquée plus Mo.
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IV. Après qu'on a traité les substances dans le petit tnatras et le tube de verre ouvert aux deux bouts, après qu'on les a étposées seules à l'action de la chaleur, on les traite par les réactifs, dont les plus usités, dans les essais au chalumeau, sont la «ottde, le iel de phosphore et le boras. Cette nouvelle opération s'exécute la plupart du temps sur du charbon ; cependant elle a lieu quelquefois aussi stir un fil de platine , et dans un trè»-petit nombre de cas to TaccottlpHt sur une feuille de platitiô.
1; Traitement des substances pat la èoudôé Quelques substances dontient un globule quand oh les foftd avec de la soude sur du charbon, et c'est là un phénomène qui les cai^aetérise fort bien. D'autres ne peuvent être fondues avec de la soude dans la flamme entéfieure que mt tin fil de platihe , et ô*est là particdliéremetit le cas de (celles qui jouent le rôle d'acide envers la soude. Beaucoup d'oïjrdes qu'on traite atec de la sotide , par la flamme intérieure , Sttif dtl charbon , Se réduisent bien plus aisément que lorsqu^on les èhatlffè seuls é cette même flamme intérieure , et on les reconnaît nlsément par-là lorsqu'ils se cohvettissent de cette manière en métaût. Enfin il est plusieurs substances Sur lesquelles la soude h^exerce pas la moindre action , qu'elle ne réduit pas sur le tbar^ troti, et avec lesquelles elle ne fond point non plus sur un fil de platiné : ce sont principalement les terres et quelques oxydes métallique proprement dits, en petit nombre.
a). Il n'y a que très-peu de substances qui puissent être fondues en un globule avec de la soude sur k charbon, La seule qui donne un globule limpide et incolore par la soude est Yacide silidque , pour qui cette circonstance est très-caractéristique, ainsi que j'en ai déjà fait la remarque (p. 247). Mais, outre l'acide silicique pur, les silicates qui en contiennent beaucoup peuvent aussi, sur le charbon , âe fondre en un verre (p. 247), parce que le silicate sodique est susceptible de dissoudre une partie des bases que la soude a séparéesdes silicates primitifs. Le globule qui résulte de là n'est cependant pas toujours clair et transparent ; il est coloré par plusieurs oxydes métalliques. La fusion en un globule avec la soude est un caractère distinctif important pour les silicates qui se rencontrent dans Iç nature. Parmi les plus communs , les suivans fondent en Un globule limpide avec la soude ; qmrzp s^ldsp^ah, (Mik, p^(UiH,»