‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 2)Chapitre 28 sur 167 · OXYDES DU FER. T · texte numérisé non relu

OXYDES DU FER. T

Une dissolution de cyanure ferroso-potassique fait naître sur-lechamp, dans les dissolutions ferriques, un précipité bleu foncé de bleu de Prusse, qui est insoluble dans l'acide chlorhydrique.

Une Aisso\uiion de cyanure ferrîco -potassique ne produit pas de précipité dans les dissolutions ferriques; souvent elle fait prendre une couleur un peu plus foncée à la liqueur. Mais, pou^ peu qu'il existe la moindre trace d'oxyde ferreux, on voit naître aussitôt un précipité bleu.

Vinfusîon de noix de galle produit, dans les dissolutions ferriques neutres, un précipité d'un bleu-noir foncé, et décèle, parune coloration en violet, les moindres traces d'acide ferrique dissous, pourvu toutefois que la liqueur soit aussi neutre que possible. Un acide libre dissout le précipité, et l'ammoniaque qu'on ajoute après avoir versé la teinture de noix de galle, détermine un pr^ cipitè d'un noir-rougeâtre foncé.

Le sulfhydrate amnionique détermine, dans les dissolutions ferriques neutres, un précipité noir desulfure defer, qui est insoluble dans un excès du réactif. Ge précipité s'oxyde au contact de l'air, et se colore en brun-rouge. Lorsque la quantité d'oxyde ferrique est très-faible , la liqueur se colore en vert par le sulfhydraté ammonique, et dépose lentement le peu de sulfure de fer qu'elle tient en suspension. La production d'une couleur verte par le sulfhydiale ammonique dans une dissolution qui contient de faibles traces d'oxyde ferrique, est un caractère beaucoup plue sensible pour reconnaître la présence de ce dernier que le précipité d'oxyde ferrique auquel donne lieu l'ammoniaque versée dans la liqueur. Quand ce réactif ne détermine pas de précipité, on peut, môme après y avoir eu recours, obtenir une coloration en vert de la liqueur par le sulfhydraté ammonique.

\jdsulfide hydrique y dissous ou gazeux, occasione, dans les dis* solutions ferriques neutres et acides, un précipité blanc laitetix , qui est du soufre mis à nu. La liqueur contient de l'oxyde ferreux, après qu'on a expulsé l'excès de sulfide hydrique. Le sulfide hydrique dissous dans l'eau précipite le sulfure de fer noir quand on le verse dans une dissolution neutre d'acétate ferrique*, mais si la dissolution contient de l'acide acétique libre, ou n'drtient qu'un précipité blanMajteux de soufre.

Les dissolutions des sels ferriques ont , lorsqu'elles sont acides , une couleur jaune, qui passe au rouge dès qu'on fait bouillir la liqueur. Quand ces dissolutions sont neutres, elles ont nne couleur rouge. Si Ton verse une petite quantité d'ammoniaque, ou d'un autre alcali, dans une semblable dissolution, il se produit bien un précipité d'bydrale ferrique, mais ce précipité disparait par l'agitation ; de là résulte un sel ferrique basique, qui est solubie, et dont la couleur est encore plus rouge que celle de la dissolution neutre. Mais si le sel ferrique devient basique par l'addition d'une plus grande quantité d'alcali , il se sépare, et un excès d'alcali le convertit en hydrate ferrique.

Quand on fait bouillir la dissolution d'un sel ferrique neutre ou basique, la plus grande partie de l'oxyde ferrique se précipite.

Les sels ferriques solubles dans l'eau se décomposent quand on les fait rougir à l'air.

Les dissolutions des sels ferriques neutres rougissent le papier de tournesol.

Les sels ferriques insolubles dans l'eau se dissolvent dans l'acide chlorhydrique ou dans l'acide sulfurjque étendu. Lorsqu'à cette dissolution on ajoute une dissolution de potasse ou d'ammoniaque, avec Tattention de n'en mettre qu'un peu plus qu'il n'en faudrait pour opérer la saturation , la combinaison insoluble se précipite avec la couleur qui la distingue, et qui est blanche daus la plupart des cas, comme par exemple pour le phosphate et Tarseniate ferriques. Mais plus on ajoute d'alcali , et surtout de potasse, plus aussi le précipité devient rouge-brun. Ce précipité noircit sur-le-champ et se convertit en sulfure de fer par le sulfbydrate ammonique.

Au chalumeau, les sels ferriques se comportent de même que les sels ferreux.

Les dissolutions de l'oxyde ferrique se distinguent très-clairejnent de celles d'autres bases par leur manière de se comporter avec le sulfide hydrique, le sulfhydrate ammonique et le cyanurc-ferroso potassique. 11 est facile de les reconnnaître à ces trois caractères.

Toutes les substances organiques non volatiles s'opposent à ce que Toxyde ferrique soit précipité complètement par les alcali^,

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poarvu qu'elles û*exîslenl pas en irop pelice quantité. Gei)endant une dissolution de cyanure ferroso-potassique produit encore alors un précipité; et, quand la dissolution a été préalablement sursaturée d'ammoniaque > qui ne Ta point troublée , le sulfhydrate ammonique y fait naître un précipité noir de sulfure de for.

Certaines substances organiques, Talbumine, par exemple, rendent difficiles ou même empêchent la précipitation du sulfure de fer, qui reste long-temps en suspension dans la liqueur, et lui communique une couleur verte.

Des combinaisons (T oxyde ferreux et (foxyekferrique, auxquelles on donne le nom de pierred'aimant (Fe + Fe), sont très-répandues dans la nature. Il s'en forme aussi lorsqu'on fait rougir le fer à l'air (batitures defer). Les premières ont toujours la même composition, ce qui n'est point le cas des batitures. Toutes ces combiuaisor s sont noires et fortement magnétiques.

Pour y reconnaître la présence des deux oxydes, on les introduit dans un flacon, qu'on bouche après y avoir versé de l'acide chlorhydrique concentré, et , quand la dissolution s'est opérée, on en prend une partie, à laquelle on ajoute un excès d'une dissolution aqueuse de sulfide hydrique: le précipité blanc laiteux qui se produit, et qui consiste en soufre, annonce la présence de l'oxyde ferrique; quanta l'autre portion, on l'étend avec de l'eau^ et l'on y ajoute une dissolution de cyanure ferrico-potassique : la formation d'un précipité bleu foncé dénote la présence de l'oxyde ferreux.

L'oxyde ferroso-ferrique se dissout complètement, mais len* tement , dans l'acide chlorhydrique. L'ammoniaque et les car^ bonates alcalins le précipitent de la dissolution à l'état d'hydrate, avec une couleur brun-noir; cependant, si l'on n'ajoute qu'une quantité de réactif suffisante pour précipiter la totalité de l'oxyde ferroso-ferrique , et qu'on remue bien le tout, on obtient d'abord un précipité d'hydrate ferriqued'un rouge-brun pur, qui devient noir quand on verse davantage de réaclif. L'hydrate ferrosoferrique est magnétique, môme à l'état humide; dans cet état, il se convertit en oxyde ferrique avec beaucoup plus de lenteur que ne le fait l'hydrate ferreux, k l'état sec, il ne change point à l'air.

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