‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 2)Chapitre 31 sur 167 · OXTDE BISMVTHIQUE;, Bi · texte numérisé non relu

OXTDE BISMVTHIQUE;, Bi

A Tétat de pureté, Toxyde bismulhique est jaune; sa couleur devient plus foncée lorsqu'on le chauffe; mais, en se refroidissant, il reprend sa leinte primitive. Exposé à une forte chaleur, il fond en un verre qui, après le refroidissement, est jaune. Il n'est pas volatil. Quand on le fait rougir avec des substances organiques ou du charbon en poudre, il se réduit très-aisément en bismuth métallique. Les acides le dissolvent avec facilité. Beaucoup de sels bismuthiquesse dissolvent dans l'eau; mais leur dissolution n'a pas lieu d'une manière complète, attendu que l'eau les décompose en un sursel et un sous-sel , dont elle dissout le premier, tandis que le second reste et rend la liqueur laiteuse. Quand ou ajoute de l'acide nitrique ou de l'acide chlorhydrique en quantitcsuDisante, la dissolution s'opère complètement, et la liqueur reste claire. La décomposition du nitrate bismuthiqueen sur-sel ou en sous-sel a lieu lorsque la quantité de l'eau s'élève de vingt à trente parties ; si l'on ajoute davantage d'eau, une grande quantité du sous-scl se redissout, et la dissolution devient môme complète si l'on ajoute beaucoup d'eau. Le chlorure bismuthique basique qui se produit par la dé-

d^uu souft-oxyde de plomb (Ph*), contenant moitié moins d^oxygène que l'oxyde plombique (Pb).

Cet oxyde s'obtient à l'état de pureté en chauffant à 300<» environ l'oialate de plomb. Pendant tout le cours de l'opération , il se dégage un mélange d'oxyde et d'acide carboniques, dans lequel ces gaz existent dans le rapport de 1 à 3.

L'oxyde plombeux est d'un noir foncé, tantôt terne, tantôt velouté.

Les acides nitrique, sulfurique, chlorhydrique et acétique le transforment en plomb métallique et en oxyde plombique, avec lequel ils se combinent.

Les alcalis lui font subir la même décomposition.

Mêlé avec une petite quantité d'eau, au contact de l'air, il produit beaucoup de chaleur, absorbe rapidement l'oxygène atmosphérique, et se convertit en une poudre blanchç, qui est l'oxyde ordinaire hydraté.

Chauffé vers le rouge sombre, l'oxyde plombeux se décompose en un mélange de plomb et d'oxyde plombique ; le plomb peut alors être dissous par le mercure, tandis que l'oxyde plombeux ne cède rien à ce dernier méul.

OXYDES AS PLOMB. %f

composition du chlorure bismuthique au moyen de Teau est entièfement insoluble dans cette dernière : il ne peut être dissous qoq par une suffisante quantité d'un acide. Cette insolubilité du sous* chlorure bismuthique fait que non-seulement les dissolutions de ehlorure sodique ou d'autres chlorures métalliques, mais même de petites quantités d'acide ehlorhydrique, produisent un précipité dans les dissolutions aqueuses fort étendues de nitrate bismuihiqua basique ; cependant, lorsqu'on ajoute dayantage de ces réactifs, le précipité se redtssout. L'alcool dissout le chlorure bismuthique sans le décomposer.

Une dissolution de potasse donne, dans les dissolutions bisma* thiques, un précipité blanc d'hydrate bismuthique^ qui est insoluble dans un excès du réactif.

Vammaniaque se comporte de même.

Due dissolution de carbonate potassique produit un précipité blanc de carbonate bismuthique , qui est également inioliibla dans un excès du réactif.

Une dissolution de UcarboM0e potassique donne lieu au raftmo précipité, avec dégagement de gaz acide carbonique.

Une dissolution de carbonate ammoniaôal se comporte de la même manière.

Une dissolution de phosphate soàique détermine un précipité blanc de phosphate bismuthique,

Une dissolution A'adde oxalique ne produit pas sur-le^amp de précipité; œ n'est qu'au bout d'un certain laps de temps qu'on en Toit paraître un cristallin d'walate bismuthique.

Une dissolution de cyauare fenoso-potassique produit un précis pilé blanc, de cyanure ferroso-èismuthique , qui est insoluble dans l'acide chlorhydrique.

Une dissolution de cyanure fenieo-poiassique dâermine un précipité jaune pâle, de cyanure ferrico-bismuthlque, qui est scduble dans l'acide chlorhydrique.

Vinfusion de noix de gaUe produit un précipité jaune dans le» diflKdutiems bismuthiques.

Le sulfhyéraie anmonique forme un précipité noir de sulftne biamatbique, qui , en petites quantités, est d'un bruntrè»-foneé^ ei qui ne ae dissout point dans un excès du réactif •

gg COMBINAISONS SIMPLES. BASBS. ^

le^ulfide hydrique, tant gazeux que liquide, détermine un prédpîlé noir, de sulfure bismulhique, qui se manifeste même dans des dissolutions acides. Lorsque la dissolution ne contient qu'une petite quantité d'oxyde bismuthique, le précipité est brun foncé. 11 se réduit facilement en bismuth métallique quand» après l'avoir mêlé avec de la soude» on le chauffe avec du charbon à la flamme intérieure du chalumeau.

Une baguette de zinc méialUque qu'on plonge dans les dissolutions bismuthiques» en précipite, même quand elles sont devevenues laiteuses par de l'eau qu'on y a versée, le bismuth à l'état métallique, sous la forme d'une masse spongieuse noire.

Les dissolutions bismuthiques peuvent encore être reconnues à l'aide des réactifs suivans :

Une dissolution d'iodure potauîque y produit un précipité brun d'iodure bismuthique basique, qui est très-soluble dans un excès du réactif.

Une dissolution de chromate potoêsique y détermine un précipité jaune de chromate bismuthique, qui est soluble dans l'acide nitrique étendu.

Les sels bismuthiques se décomposent quand on les fait rougir au contact de l'àir.

Les dissolutions des sels bismuthiques, qui ne peuvent contenir que des sur-sels, rougissent le papier de tournesol.

Les sels bismuthiques insolubles dans l'eau se dissolvent dans les acides : les dissolutions, surtout celle dansl'acide chlorhydrique, deviennent laiteuses quand on y verse de l'eau, pourvu que la quantité d'acide qu'on a employée pour opérer la dissolution n'ait point été trop considérable. Le sulfide hydrique dissous dans l'eau y produit un précipité brun foncé ou noir, qui, traité au chalu* meau, sur du charbon, avec de la soude, peut aisément être réduit en globules de bismuth.

Au ckabimem^ les sels bismuthiques se reconnaissent sans peine à ce qu'après avoir été mêlés avec de la soude, ils se convertissent très-aisément, à la flamme intérieure, en grains métalliques, qui sont cassansètse brisent sous le marteau, tandis que le charbon se couvre d'un enduit jaune, semblable à celui qu'on observe quand on traite des sels plombiques dç la même manière.

OXYdES DE l'uRANS. 69

Les selsbismuthiques se reconnaissent sans peine à la manière dont ils se comportent avec U sulfhydrate ammonique et avee Teau, surtout quand celle-ci contient un peu d'acide chlorhydrique ou d'une dissolution fl'un chlorure méullique. Us diilèrent des sels plombiques par leur réaction avec une dissolution de potasse, et aussi parce que Tacidesulfurique étendu ne produit pas de précipité dans leurs dissolutions. I^es grains de bismuth réduit au chalumeau se distinguent des grains de plomb réduit par leur friabilité.

La présence de suboances animales non volatiles, celle même de l'acide tartrique, ne met point obstacle à la précipitation des dissolutions bismuthiques par l'eau et les alcalis.

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