‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 2)Chapitre 64 sur 167 · ACIDE BORIQUE · texte numérisé non relu

ACIDE BORIQUE

L'acide borique forme, à Tétut de purolé, un verre incolore , twinspareat et cassant, qui entre en fusion au rouge obscur, et

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qui ne se volatilise point. Après avoir été fondu dans des vais^seux en platine y l'acide borique se dissout un peu difficilement dans Teau. Si alors on le fait dissoudre dans de Teau chaude, la liqueur dépose par le refroidissement des paillettes cristallines, nacrées et onctueuses au toucher, d*hydrate d'acide borique , qui sont peu solubles dans l'eau. La dissolution rougit bien le papier de tournesol bleu , mais elle brunit aussi le papier de cufcuma, comme ferait une dissolution alcaline. Lorsqu'on évapore lentement une dissolution aqueuse d'acide borique , une |[fande quantité de oe dernier se volatilise avec les vapeurs d'eau. L'acide borique est soluble aussi dans l'alcool, à la flamme duquel il communique une couleur verte, qui devient surtout sensible quand on remue la dissolution, ou quand l'alcool est presque entièrement consumé. Cette cotoration qu'il donne à la flamme de l'alcool est ce qui caractérise le mieux l'acide borique. Lorsqu'on évapore la dissolution alcoolique de cet acide, les vapeurs de l'alcool en entraînent beaucoup avec elles.

Parmi les borates, ii n'y a que ceux dont la base est alcaline qui soient très-solubles dans l'eau. Les combinaisons de l'acide borique avec les terres et les oxydes métalliques proprement dits sont, à l'état neutre, sinon insolubles, du moins pour la plupart peu solubles dans l'eau. Voilà pourquoi les dissolutions neutres des sels ayant pour base une terre ou un oxyde métallique ne produisent de précipité , dans les dissolutions neutres des borates alcalins, que quand les liqueurs ne sont point trop étendues. C'est ce qui arrive, par exemple, lorsqu'on mêle les dissolutions des borates avec une dissolution de chlorure barytique qui ne soit pas trop étendue : le précipité qui résulte de cette réaction se dissout complètement dans une grande quantité d'eau ; il est plus soluble encore dans une dissolution de chlorure ammonique ou dans un excès de chlorure barytique. Le précipité qu'une dissolution de chlorure calcique détermine dans celles des borates est encore plus soluble que le borate barytique dans l'eau et surtout dans une dissolution de chlorure ammonique ou de chlorure calcique. Les précipités qu'une dissolution de nitrate ptombique fait naître dans celles des borates sont beaucoup moins solubles.

Une dissolution de nitrate argentique produit, dans les dîssullt-

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tion concentrées dos borates » un précipité blanc de borate ai^entique y qui se dissout complètement dans beaucoup d'eau, sans se décomposer. Une dissolution très-étendue d'eau d'un borate fait naître dans celle du nitrate argentique un précipité brun , insoluble dans quelque quantité d'eau qu'on ajoute , et qui est de l'oxyde argentique sans acide borique. Les deux précipités, celui de borate argentique et celui d'oxyde argentique pur, sont très-solubles dans l'acide nitrique étendu et dans l'ammoniaque. Une dissolution de chlorure mercurique détermine dans les dissolutions des borates un précipité rouge-brun, qui consiste en une combinaison d'oxyde mercurique et de chlorure mercurique, et qui ne contient pas d'acide borique; le précipité est insoluble dans l'eau.

Une dissolution de nitrate mercureux produit un précipité brun dans celles des borates.

Loi^u'on décompose des borates solubles en les faisant bouillir avec du Vacide ml/uriqtie étendu, il se forme dans la liqueur, par le refroidissement, des paillettes cristallines d'acide borique peu soluble. On peut aisément reconnaître ces paillettes aux propriétés qui ont été indiquées plus haut; mais il faut avoir soin auparavant de les laver avec un peu d'eau, pour enlever et l'acide sulfurique qui pourrait y rester adhérent, et le sulfate qui s'est formé.

Quand, aj^rès avoir pulvérisé les borates, on les humecte avec quelques gouttes d*acide sulfurique, dans une petite capsule en porcelaine ou dans un creuset en platine, qu'ensuite on verse dessus de l'alcool, et qu'on met le feu à ce dernier, il brûle avec une flamme verte, dont la teinte devient bien prononcée surtout lorsqu'on remue la liqueur. Il esta remarquer, sous ce rapport, que des chlorures métalliques sur lesquels on verse de l'acide sulfurique et de l'alcool peuvent communiquer à la flamme de ce dernier une couleur bleue- verdâlre, qui tient à de l'élher chlorhydrique produit dans le cours de l'opération , mais qui resremble fort peu à celle dont la présence de l'acide borique détermine la manifeslaticn.

Lorsqu'on chauffe des borates qui contiennent de l'eau de crîslallîsation, ils se boursoufQent souvent à un point cxtiaordinaire,

ÀCïDÈ âitJdiQtjtî. 24,1

|iénaant qu*ils perdent de l'eau. Après la perte de celte dernière les sels entrent en fusion, si Ton continue de les chauffer , et ils forment un liquide tranquille, qui se prend en verre par le refroidissement.

D'après Turner, pour reconnaître les borates au chalumeau, on les môfe avec un mélange d'une partie de spath fluor en poudre et quatre parties et demie de bisulfate potassique; on détrempe le tout dans un peu d'eau, et on l'expose, sur un fil de platine, à la pointe de la flamme intérieure ; peu de temps après la fusion , on voit se manifester autour de la flamme une couleur verte, qui ne tarde pas à s'effacer, et qui ne reparaît plus.

Le plus sûr caractère pour reconnaître l'acide borique est la couleur verte que cet acide libre et les borates décomposés par l'acide sulfurique communiquent à la flamme de TalcooU

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