‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 2)Chapitre 77 sur 167 · Acides nu càibome · texte numérisé non relu

Acides nu càibome

1** hmm GABBONfQOB, Ç.

L'acide carbonique constitue, à l'état de pureté, ttp gaa&ineokm» inodore , qui n'est pomt combustible , et qui ne peut non pluft m^ tretenir ni la combustion d'autres corps, ni la re^ration. Ce gas est plus pesant que Tair atmosphérique , propriété qoi permet de le faire q^ukat^ presque comme un liquide, d'un raisseati dans no autre ; cependant , k l'instar de tous les gaz , il se ttièle âmtm promptemeikt trec Fair atmosphérique. Il rougit le pepter àê tournesol bleu et imbibé d'eau ; mais la couleur rouge qu'f) lui coramuiûque disparait à Y m. L'acide carbonique se dissout dstM l'eau ; mais quand on laisse la dissolution exposée long-tempi à rpir, ou qu'on la fait bouillir, l'acide qu*elle contietrC se diss^ presque en totalité. La dissolution de l'acide carbonique à^m l'eaU rougit le papier de tournesol bleu , comme fait l'acide gs^eettl, ef la emileur rouge disparaît également à l'air. Vem d# ekau» , r«M ds k9r^ et l'eati de moniiane j produisent des précyfîlâs UmiSê de

398 COMBINAISONS SUiPLBS. ACIDES.

carbonate^ calcique , barytique et strontianique : cdpeiidaiit , qoaud on ne met qu'une petite quantité d'eau de chaux Ans la dissolution, le précipité disparaît si l'on vient à remuer la liqueur , et, lors même que sa quantité est plus considérable , il se dissout dès qu'on ajoute davantage de dissolution d'acide c^irbonique.

Parmi les sels auxquels l'acide carbonique donne naissance, ceux qui ont pour base un alcali sont solubles dans Teau , tant à l'état neutre, qu'à celui de sursels. Mais les combinaisons neutres de Facide carbonique avec des terres et des oxydes métalliques proprement dits sont insolubles dans Teau; c'est ce qui fait que les dissolutions des sels terreux et métalliques sont précipitées par des dissolutions de carbonates alcalins. Lorsque » dans cette décomposition , Tacide carbonique ne se combine point avec la base , il se dégage en faisant effervescence, et la base se sépare. Ce cas a lieu, par exemple , quand on précipite des sels aluminiques neutres par des carbonates alcalins. Les dissolutions des carbonates alcalins donnent des^ précipités , non-seulement par les sels terreux , mais même par quelques terres, conuBe par I'mu de chaux. Veau de baryte et Y tau de slroruiane.

Les carbonates alcalins qui contiennent un excès d'acide sont moins solubles dans Teau que les sels correspondans neutres. Les dissolutions de bi-carbonates alcalins ne produisent pas de préci|Hté dans celles de quelques sels terreux et métalliques» où les carbonates neutres en font naître. C'est ce qui arrive surtout aux dissolutions de la magnésie (p. 33).

Les dissolutions aqueuses des carbonates sont décomposées par tous les acides solubles dans l'eau; l'acide carbonique sq dégage avec effervescence. Quand la quantité du carbonate est très-peu considérable , il ne se fait pas d'effervescence, parce qu'alors l'acide carbonique mis à nu reste en dissolution dans l'eau. Lorsque le carbonate est plus abondant, ou même en très-grande quantité, les premières gouttes d'acide qu'on verse dans la liqueur ne produisent qu'une faible effervescence, souvent à peine appréciable ; ce phénomène tient à ee qu'alors l'acide carbonique mis en liberté se combine avec la portion non encore décomposée du sel, et forme avec elle un sur-carbonate. Il faut donc ajouter peu à peu à la disfoluti^Q 4tt corbopate o^se; d'acide pour h décomposer complète^

ACIDES DU GAHBONE. 32^

ment, et de cette manière l'acide cai1)onique se dégage en donnant lieu à une efferf escence, qui elle-même devient peu à peu de plus ea plus forte. Lorsqu'au contraire on verse une petite quantité de la dissolution du carbonate dans celle de l'acide , il se manifeste dès le premier instant une vive effervescence.

Tous les carbonates insolubles dans l'eau sur lesquels on verse de l'acide libre, après les avoir réduits en poudre, se décomposent avec dégagement de gaz acide carbonique , et se dissolvent dans l'acide, lorsque leur base forme avec ce dernier une combinaison soluble. Il résulte de là qu'après le dégagement complet de Tacide carbonique le carbonate insoluble ne peut plus être précipité de la dissolution acide par de l'ammoniaque qu'on y verse; cependant l'ammoniaque peut y produire un précipité quand la base du sel est précipitable par elle des dissolutions de ses sels solubles dans l'eau; mais alors le précipité n'est constitué que par la base seule. Ce caractère distingue tous les précipités produits par les carbonates alcalins de ceux qui sont déterminés par d'autres sels alcalins dont les acides forment , comme l'acide carbonique , des combinaisons insolubles avec les terres et les oxydes métalliques. Lorsqu'on verse une dissolution de carbonate potassique ou sodique dans une dissolution de chlorure barytique ou de chlorure calcique, ou dans celle d'autres sels barytiques et calciques solubles, et qu'on dissout dans l'acide chlorhydrique le précipité cpii s'est formé, ce dernier ne reparait plus par la sursaturation de la liqueur avec de l'ammoniaque. Mais quand , au lieu de carbonate alcalin , on prend un phosphate alcalin , par exemple , et qu'on fait dissoudre dans l'acide chlorhydrique le précipité déterminé par ce dernier sel, la sursaturation de la liqueur avec de l'ammoniaque reproduit un précipité de phosphate barytique ou calcique.

L'effervescence qui accompagne la décomposition des carbonates n'a point d'odeur bien caractéristique. Lorsqu'on décompose ces sels par l'acide sulfurique affaibli , et qu'on tient au-<lessus du vase une baguette de verre qu'on a trempée dans l'ammoniaque , on n'aperçoit pas de nuages blancs. L'acide carbonique qui se dégage diffère par-là d'autres acides gazeux que Tacide sulfurique diasse avec effervescence de leurs combinaisons. . Quelles carbonates insolubjes ne dégagent point d'acide car-^

930 GOMBUiAlSOli» SIVPM», ACIDES.

unique dans certaipes dropnst^nces, lorsqu'on les frsitç pif l^acide dilorhydrique ou Tacide nitrique. C'est ce qui arrive surtout aw^ combinaisons existantes dans la nature de Tacide ^rbor nique avec la magnésie et 1^ cbau:i (spath amer, dolomite), ainsi qu'avec Toxyde ferreux (fer spatbique), combinaisons qui, dans le premier instant, ne font pas d^ tout effervescence lorsqu'on verse dessus de l'acidq cblorbydrique ooncentré, sans les avoir réduites en petits morceaux ; mais elles se décomposent quand on les chauffai avec cet acide , et ^lles font aussi effervescence lorsqu'on les pal-* vérise avant de les soumettre à son action. Le carbonate barytiqu0, celui surtout qu'on rencontre dans la nature, n'éprouve égalemont presque aucune décomposition de la part de Tacide nitrique ordiv naire; cependant , dès qu'on étend l'acide d'eau , ce sel s'y dissout avec effervescence.

Les carbonates neutres ayant pour base un alcali fixe ne perdent pas leur acide carbonique par la calcination. Les surcarbonates alcalins fixes ne perdent non pli^ par-là que leur excès d'acida carbonique , et se convertissent en carbonates. La calcination iifi décompose également point Ifs carbonates barytique et stronti»^ niq^e. (.e carbonate calcique , so^mis à une très-forte oalumation , dans un petit creuset en platine , sur une lampe & es|Nrit de vin i double courant d'air, ne perd qu'une faible partie de son aeidt carbonique; mais lorsqu'on chauffe de même l'hydrate eakique, ou quand^ le caibmate étant arrivé au rouge (rf)S€ur, on feit passer dessus des vapeurs d'eau, l'acide carbonique peut en ètra expulsé entièrement , bien qu'il faille une chaleur beaucoup plut forte pour le chasser 4u carbonate catdque* Les autres earfaonalai abandonnent tout leiir acide carbonique quand on les eaidne , et ils le perdent ;n^me ^ une température qui n'est pas trèflrtievte* L^ acides ou les oxydes agissant comme aeides, qui sont insolu- Ues dans l'eau, tels que l'acide silicique , l'acide titanique , Taeide tantalique , l'oxyde stannique , etc. , et qui , par conséquent , a» peuvent point dégager l'acide carbonique des dissolutions des carbonates, le chassent des carbonates alcalins quand oa les fait fon- (hre avec ces sels.

Les carbonates alcalins qu'oa cak^e tofbmn&à , apr èsf les avdv m^ avec (hi charbon en poudre, perdit leur aiddte carhonîqQe,

AQDES DC CARBONE. 3^1

qui est Cpnverti par )e charbon en oxyde carbonii[|iie , lequel s'^ chappe sous forme gazeuse.

Les carbonates neutres solubles dans l'eau colorent fortement çp bleu \e papier de tournesol rouge. Les dissolutions des sur-car^' nates produisent aussi le ^léme eiTet, mais h uf) degré bien mPims prononcé.

Les carbonates s|ont très-faciles à distinguer des autres sels par le dégagement de gaz acide carbonique inodore que , solublesi w non dans Peau, ils produisent ^yec effervescepce <juand on 1(^8 traite par des acides soluhles.

T ÀGIPE OXAUQUEy Q.

L'acide oxalique forme des cristaux qui , exposés à l'air chaud, perdent une partie de leur eau de cristallisation , et tombent ep ïarine. Il est $oluble dans Teau; ses cristaux pétillent quelquefois en s'y dissolvant. Il se dissout aussi dans l'alcool. La dissolution aqueuse est fortement acide. Lorsqu'on chauffe Tacide cristallisé , une partie se yolatilise sans avoir éprouvé de décomposition , et aç rassemble çn un sub]|(né crisitallin, tandis qu'une autre est convertie en gaz acide carbonique, en oxyde carbonique, et en acide (or? mique.

L'acide oxalique ne forme des sels solubles dans l'eau qu'avec les alcalis et un petit nombre d'oxydes métalliques, tels que l'oxyde stannique, l'oxyde chromique , l'alumine, l'oxyde ferrique, etc. Les oxalates alcalins neutres sont plus solubles que les suroxalates. Les combinaisons de Pacide oxalique avec la plupart des terres et des oxydes métalliques sont, les unes tout-à-fait insolubles, les autres fort peu solubles. Cependant elles se dissolvent toutes dans lies mim forts, quoiqu'on soil souvent obligé d'employer une m^i grande quantité de ces derniers pour opérer leur disso*» lution.

L'oxalate calcique est , de tous ces sels , le plus insoluble if»^ l'eau. \\jm peut-on découvrir les moindres traces d'acide oxalique dans une dissolution neutre , en y versant un peu d'une dissi9^ lution de chlorure calcique ^ ou d'un autre sel calcique neutre. U m produit alors un précipité blanc, d'oxalate calcique, qui, lor$qi|e l'acide oxalique est peu abondant , ne se sépare qu'après nu {

long espace de temps , ou avec le secours de la chaleur. Ce précipité, quoique soluble dans les acides cblorhydrique et nitrique , ne se dissout cependant point dans de petites quantités de ces acides. L'oxalate calcique est moins soluble encore (p. 29) dans Tacide oxalique , Facide acétique et autres acides organiques ; ce qui fait qu'une dissolution diacide oxalique ou de bi-oxalate potassique suffit déjà pour déterminer un précipité dans les sels calciques neutres. Un précipité se produit également de suite quand on verse de Veau de chaux dans une dissolution d*acide oxalique , et il n'est même pas besoin pour cela d'ajouter un excès du réactif. Mais ce qui caractérise le mieux la manière dont l'acide oxalique se comporte à l'égard de la chaux, c'est qu'un précipité blanc d'oxalate calcique est produit, même dans la dissolution du sulfate calcique, sel très-peu soluble, non-seulement par les dissolutions des oxalates neutres, mais encore par celles des sur-oxalates, et même par celle de l'acide oxalique : le trouble ne parait pas de suite, mais seulement au bout de quelques instans. C'est à ce caractère surtout qu'on distingue l'acide oxalique des autres acides qui forment des sels peu solubles ou insolubles avec la chaux , puisqu'il n'existe point d'autre acide qui produise, du moins aussi rapidement, un précipité dans les dissolutions de sulfate calcique.

Il n'y a qu'une dissolution d'acide paratartrique qui, en pareille circonstance , produise, dans une dissolution de sulfate calcique, un précipité de paratartrate calcique ; cependant ici le précipité se manifeste plus tard, au bout seulement d'un quart d'heure, et il a une apparence plus cristalline. Les précipités d'oxalate calcique sont insolubles dans les dissolutions de chlorure ammonique.

Une dissolution à^acétaie plonfibique produit sur-le-champ un abondant précipité blanc, d'oxalate plombique, qui est très-peu so-^ lubie dans l'acide oxalique libre, mais qui Test dans l'acide nitrique, et ne se dissout point dans l'ammoniaque.

Une dissolution de nitrate argentique détermine sur-le-champ un précipité blanc et abondant d'oxalate argentique, qui n'est point dissous par l'acide oxalique libre. Ce précipité est même un peu difficile à dissoudre dans l'acide nitrique*, il est plus soluble dans l'ammoniaque,

Acides du CiRBONÉé 33â;

L^acide oxalicjue produit de suite, dans une dissolution de nitrate mercureux , un précipité d' oxalatc mercureux .

Les dissolutions des oxalates alcalins neutres, de même que celtes des sur-oxalates et celle aussi de Tacide oxalique, déterminent, dans les dissolutions neutres, et même dans les dissolutions acides d'un très-grand nombre d'autres sels ayant pour base une terre ou on oxyde métallique, des précipités dont il a été parlé en traitant de la manière dont chaque base se comporte avec les réactifs.

La dissolution de Tacide oxalique et les dissolutions de tous les oxalates dans un acide libre , par exemple , dans Tacide cUorhydri-^ que, réduisent plus facilement que les acides organiques une dissolution de chlorure aurique avec laquelle on les fait bouillir. Lorsque le chlorure aurique existe en grande quantité dans la dissolution, le gaz acide carbonique produit par la décomposition de l'acide oxalique se dégage avec effervescence pendant l'ébullition (p. 143).

Quand on ajoute de l'acide oxalique è une dissolution ferrique, et qu'ensuite on yerse im excès d'ammoniaque dans la liqueur, tout Toxyde ferrique se précipite , comme il arrive toujours quand on verse de l'ammomaque dans des dissolutions de selsferriques dont Tacide, à Tétat de pureté, est volatil. Mais si, au lieu d*ammoniaque pure , on emploie du carbonate ammoniacal ou du carbonate potassique en excès, la liqueur reste claire et rouge , et ce n'est qu* au bout d'un très-long espace de temps que le carbonate potassique donne lieu à un précipité; la plus grande partie de Toxyde ferrique demeure d'ailleurs dissoute. Ala faveur de l'ébuliition, l'oxyde ferriquese précipite assez bien, mais pas d'une manière complète. Le carbonate sodique, mis en excès dans une dissolution qui contient de l'acide . oxalique, ne précipite également point l'oxyde ferrique dans les premiers momens ; cependant la liqueur se trouble plus tôt qu'elle ne le fait, dans la même circonstance, par les carbonates émmoniaeal et potassique. Le précipité n'est toutefois pas de l'oxyde ferrique pur ; il est plus pesant et d'une teinte plus jaunâtre. Par rébullition, Toxyde ferrique se précipite assez bien, mais pas complètement. «

Si l'on yerse une dissolution concentrée d'acide oxalique sur du suroxyde de manganèse pulvérisé, du suroxyde phmbeux ^ ou du siuroxyde ploinbique, du gaz acide carbonique ne tarde pas à se dé-

éik COMBllïAtSONS SlHt>LlSS. AC1DËS«

(fÉ|[er avec effervescence. Le même effet a lieu quand ce sont aes dissolutions de sur-oxalates qu'on verse sur les sur-oxydes; mais les diiM>lùtionsdesoxaIates neutres ne le produisent qu'après qu'on a aj§Mé un pen d'acide chlorhydrique à la liqueur.

L6rdqu*6n fait chauffer modérément de Tacide oxalique cristal- IIM ou de» oialates avec de Vadde sulfwrique concentré , et que ^ s'il fififfl â^(Tiàlates, on emploie un peu plus d'acide sulfurique qu'il n'en faut pouf saturer la t)ase , un dégagement rapide de gaz acide carbonique et de gaz oxyde carbonique a lieu avec eflfervescence. Qfiafid l'expérience se fait dans un tube de verre soudé à l'une de sei ettrétm'tés , le gaz qui se dégage brûle avec une flamme bleue , k l'ef ifice du tube , dès qu'on y met le feu. Si l'on recueille ce gaz gtff reau;dans un tube de verre soudé à l'un de seà bouts, et qu'on l'y agite avec un peu d'eau et de potasse pure , il y en a la moitié à peu près qui se trouve absorbée ; le reste consiste en gaz oxyde carbonique qui , lorsqu'on y met le feu, brûle avec une flamme bleue, plus vivement qu'il ne faisait avant d'avoir été débarrassé du gai aekle carbonique. Si, au lieu d'une dissolution de potasse, c'est aveo dé Feau de chaux qu'on agite le gaz dégagé pendant l'opération , cette Kqueur se trouble beaucoup. Le liquide qui reste après qu'on tf fflSt chauffer Tacide oxalique ou l'oxalate avec de l'acide sulfurique concentré n'est point coloré : s'il a pris une teinte iioire ou brune , on doit conclure de là que l'acide oxalique ou l'oxalate li'étaif point pur, mais contenait une matière organique. Lorsque cette dernière est abondante , on remarque aussi une odeur d'acide stdfttTeux , après avoir chauffé pendant long-temps l'acide oxalique ou Foxalate avec l'acide sulfurique ; c'est la meilleure manière dk constater la pureté de l'acide oxalique et des oxalates. Quand ^ ati Keu d* employer l'acide sulfurique concentré ordinaire pour faire cette expérience , on prend de ï acide suif urique fumant , alors le dégagement de gaz acide carbonique et de gaz oxyde carbonique sifière même à froid si l'oxalate est sec> ou ai Tacidè oxalique a pMMu par efllorescence une partie de son eau de cristallisation.

Tous les oxalates se décomposent , mais diversement , lorsqu'on loi fait rougir. Les oxalates neutres des alcalis fixes, les oxalates bârytique, strontianique et calcique, se convertissent en carBonales ï f ^m dégagèrent de gaff oxyde cHtboniqùtf; Si fâ Caldna-

tiott a liêû dftOâ tiilé petite cornue, et qu'on mette le feu àU gcù qui «e dégage 5 il brûle arec une flamme bleue. Le carbonate qui teste pour résidu devrait être blanc ; mais il a toujours Uiie coHleful" gti^ s&tre , même lorsque Toxalate était aussi pur que possible : cette coloration tient, ou à ce qu'on ne peut pas purifier parfaitetnent re»lat«| ou peut^tre à ee qu'en se dégageant» Une petite portion dtt gaz bxyde carbonique perd urie partie de soh otrbtae. Lors^ qpl'on fait rougir des oxalates alcalins impurs, commé^ par exem^ ple^ le sel d'oseille existant dans le commerce, le résidu est souTcàt noir. Si la calcination de loxalate calcique s'exécute à une Irés-forte chaleur, le carbonate calcique restant abandonne une piftie de son acide carbonique.

Les suroxalates alcalins que Ton fait rougir se convertissent en earbonates neutres, tandis quUl se dégage un mélange d'une grande quantité de gaz oxyde carbonique avec une petite quantité de gaz acide carbonique.

L'oxalate ammonique, quand on le fait (^uffer, donne, outre de Teau , de Tammoniaque , du carbonate anunomacal , du gaa oxyde carbonique et du gaz cyanogène y un corps particulier , foxamide , qui est volatil et peu soluble dans Teau.

Les combinaisons de l'acide oxalique avec les bases qui ne sont pas susceptibles de s'unir à Tacide carbonique, ou dont les carbonates perdent trés-facilement leur acide carbonique par la calcina'^ tion , éprouvent , quand on les fait rougir , une décomposition dont le résultat est que les bases restent seules, pendant qu'il se dégage des volumes égaux de gaz oxyde et de gaz acide carboniques. Ici se rangent les oxalates magnésique , aluminique j manganeux | cbromique, titanique, etc.

Les combinaisons de l'acide oxalique avec des oxydes métalliques réductibles par l'oxyde carbonique subissent , quand on les calcine , une décomposition qui a pour effet de mettre le métal en évidence^ âl'état de régule, et de dégagerdu gaz acide carboniqueseulement : c*est ce qui arrive aux oxalates ferreux , ferrique , niccolique , cobaltîque , cuivrique , etc. Cependant la décomposition n'est pas complète dans la plupart des cas.

V&eXAe otalique et les oxalates se distinguent tellement , âôus pMM s^ficte , par ht manièfe dont ils se compott^nt avec râOMt

â36 GOHBIMAISONS SIMPLES. ACIDES.

sulfurique , et , dans leurs dissolutions , par les réactions qu*ib •xercent avec une dissolution de sulfate calcique , qu'on ne saurait les confondre arec d'autres substances.

8^ kcam obgàniqoes non niteogénés.

Le carbone et Toxygène , en combinaison avec l'hydrogène , produisent une longue série d'acides, qu'on a coutume d'appeler gcidei organiques non azotés. Ces acides forment avec les bases des sels qui différent de ceux auxquels les acides inorganiques donnent naissance, principalement parce que, quand on les chauffe dans une petite cornue, ils donnent les mêmes produits que d'autres substances organiques exemptes de nitrogène , et laissent un résidu qui contient du charbon libre , auquel il doit une couleur noire.

Le nombre de ces acides organiques est assez considérable , et beaucoup d'entre eux ne sont pas complètement connus, eu égard à leurs propriétés , parce qu'ils n'ont été jusqu'ici produits qu'en trop faible proportion , ou extraits en trop petite quantité aussi des substances qui les renferment dans la nature.

Comme ils se composent tous des mêmes principes constituans , unis seulement en des proportions diverses, on abeaucoup de peine, et, dans beaucoup de cas même , il est impossible de les distinguer au moyen des réactifs, surtout quand on n'en a que de faibles quantités à sa disposition, ainsi qu'il arrive fréquemment. Ce n'est que par des recherches sur la capacité de saturation , et à l'aide d'une analyse élémentaire quantitative, qu'on parvient à les distinguer sûrement les uns des autres. Nous verrons , à la fin du second volume , comment on doit s'y prendre dans ces recherches.

Cependant quelques-uns de ces acides se rencontrent plus fréquemment que d'autres dans les analyses chimiques , parce qu'ils ont de l'importance sous le point de vue , soit technique , soit scientifique. Les uns se trouvent dans le commerce ; les autres prennent naissance dans un grand nombre d'opérations chimiques ; on peut donc s'en procurer une certaine quantité pour les recherches d'ana* lyse qualitative.

Ceux-là seront les seuls dont j'indi^erai brièvement la manière ^ se oornporter avec les réactifs, et la p)^rc)ie qu'il faut suivre

ACaDES W CAH0ONÉ* d3f

pour, àTaide de ces agens, les distinguer les uns des autres. On peut les diviser en deux classes , ceux qui ne sont pas susceptibles de se volatiliser à la chaleur sans subir une décomposition , et ceux qui ont la facilité de se yolatiser complètement, ou presque complètement, sans être décomposés.

A. Acides ORGANIQUES If oif VOLATILS.

A Télat de liberté, combinés seulement avec de Teau, Qs noircissent beaucoup quand on les chauffe , et après avoir été rougis dans un petit verre à réaction , ils laissent un résidu considérable de charbon libre. Leurs sels noircissent également beaucoup par l'action de la chaleur. Ceux qu'ils forment avec les alcalis fixes , la baryte, la strontiane et la chaux se convertissent ainsi en un mélange de carbonates et de charbon*

Lorsqu'à la dissolution aqueuse de ces acides organiques non volatils on en ajoute une d'un selfenique, l'oxyde ferrique ne peut point être précipité par l'ammoniaque ou par d'autres bases solubles, soit pures , soit à Tétat de carbonates ; la dissolution demeure parfaitement claire. Il ne se produit un précipité d'oxyde ferrique que quand on n'a point mis une suffisante quantité de l'acide organique non volatil. La présence des acides organiques non volatils empêche également l'a/umine et beaucoup d'oxydes métalliques d'être précipités par les alcalis ; seulement il y a besoin alors d'une quantité d'acide organique supérieure à celle qui est nécessaire pour empêcher la précipitation de Toxyde ferrique. La présence des oxydes métalliques, quand il ne se trouve pas d'acides organiques non volatils dans leurs dissolutions , ne peut guère être reconnue qu'à Taide du sulfide hydrique, ou, aprèsque laliqueura été saturée au moyen de l'ammoniaque, par le sulfhydrateammonique. Pour reconnaître celle de l'alumine, en pareille circonstance, il faut évaporer la dissolution jusqu'à siccité, faire rougir le résidu, afin de détruire l'acide organique , et traiter ce qui reste par l'acide chlorhydrique : on peut alors trouver l'alumine dans la dissolution , en ayant recours aux réactifs ordinaires.

Les acides organiques non volatils se distinguent de ceux qui sont volatils par 1^ xm^ièi'e particulière dwt, en présence de h 22

899 GOHBQiAlSONS SIMPLES. ACIDES.

Toiyde ferri(iue , leurs dissalutions se comportent ayéc celle du eyanure ferroso-potassiqué.

Lorsq[u'oii a dissous de Toxyde ferrique dans un acide organique ou inorganique volatil , et qu'on ajoute à la liqueur une dissolution de cyanure ferroso-potassique , il se précipite du bleu de Prusse, alors même qu'on a préalablement rendu la dissolution ferrique basique, en y ajoutant un peu d'ammoniaque, mais pas assez pour y faire naître un précipité d'hydrate d'oxyde ; si l'on ajoute assez d'ammoniaque pour précipiter complètement Thydrate d'oxyde ferrique, l'addition du cyanure ferroso-potassique fait naître un précipité roUge-brun foncé d'un sel ferrique basique , précipité qui a lieu constamment lorsqu'on traite du bleu de Prusse par Tammoniaque.

St , au contraire, on verse, dans une dissolution ferrique quelconque , un acide organique non volatil , comme de Facide tartrique, paratartrique , citrique ou malique , et qu'ensuite on ajoute it l^ammoniaque en très-petite quantité , de manière à ne faire que Tendre un peu basique la dissolution ferrique , l'addition du cyatoUre ferroso-potassique ne précipite point de bleu de Prusse, et si Vim^ ajoute un grand excès d^ammoniaque il ne se précipite rien , la dissolution reste claire ; ce n'est que quand il y a trop peu d'acide organique volatil qu'on voit apparaître une couleur brune, mais point de précipité. La précipitation du bleu de Berlin n'a Heu qu'autant qu'on a rendu la liqueur acide , en y ajoutant un acide quel-* conque, même un acide organique non volatil. Les mêmes phénomènes se manifestent aussi lorsque les acides organiques non volatils Hont combinés avec de Poxyde ferrique de manière à produire des sels basiques solubles , et qu'on ajoute du cyanure ferroso-potassique ftUt dissolutions; il ne se produit point alors de bleu de Prusse; mais B s'en forme si la combinaison était neutre ou acide.

Les substances non acides, non volatiles et solubles, comme le sucre , se comportent de même que les acides organiques non volatils.

Mais les acides phosphorique et arsenique exercent aussi les mêmes réactions lorsqu'on dissout dans l'ammoniaque leurs combi- Misoas avec l'oxyde ferrique ; la liqueur ne change point par l'ad- «fition du cyanure ferroso-potassique , et ce n'est qu'après les avoir

AGIDBS PU CARBONE. S89

sursaturées par le moyeu d'un acide qu'on voit se produire du bleu de Prusse.

a. AciDfi TÀRimiQUEy 4G 4* ^H -}* ^ 0.

Contenant de Teau , cet acide forme de gros cristaux qui ne su*** bissent aucune altération à Tair et n^y perdent pas leur eau. Il est très-soluble dans Teau et se dissout aisément aussi dans Falcool.

L'acide tartrique forme avec les alcalis des sels qui sont beaucoup plus solubles à Tétat neutre qu'à celui de sursels. Les surtartrates n^acquièrent pas plus de solubilité par Taddition d^une plus grande quantité d*acide tartrique. L'acide acétique et autres acides organiques ne contribuent pas non plus à les rendre plus solubles. Mais ils sont dissous par des acides inorganiques forts , tels que Tacide sulfurique, l'acide chlorhydrique, l'acide nitrique ; ils lesont même aussi par Tacide oxalique. Les combinaisons de Facide tartrique avec les terres alcalines sont insolubles , ou peu solubles ; mais un excès d'acide tartrique les dissout aisément. La même cbose a lieu pour celles avec la plupart des oxydes métalliques, parmi lesquelles il n^y a que celles qui constituent des bases faibles avec lesquelles cet acide produise des sels très-solubtes, déliquescens.

J^ai déjà fait connaître (p. 2 et h) la manière dont l'acide tartrique te comporte avec les dissolutions dépotasse; elle est trés<*caraotértilique. Au reste , les dissolutions d'hydrate potassique et de car-» bonate potassique ne valent rien pour découvrir de petites quan-^ liCds d*âcide tartrique , attendu qu'il suffit d'en mettre un léger exeés pour ne point obtenir un précipité de bitartrate potaarique. Il convient beaucoup mieux, alors, d'employer des dissolutions satu» rAes à firoid de chlorure, de nitrate, ou de sulfate potassique neu* tre dont un excès mtoie n'empêche pas la formation d'un précipité de bitartrate potassique , pourvu toutefois que la quantité de la li*> quMr ne se trouve pas accrue au point qu'il devienne possible à ce dernier sel de s'y (Kssondre.

Il a déjà été dit (p. 2) que le bitartrate potassique est solubie 4ans les dissolutions des alcalis purs et des carbonates alcalins, ainsi que dans les acides forts* Une dissolution de bisulfate potassique ^ à taqttslle an eo ajoute une d'aoide tartrique^ que ce soit d'ailleurs en

dM COMBINAISONS SIMPLE. ACiDES.

grande abondance ou avecplus de restriction , ne donne pas de dépAt de bitartrate potassique , ou du moins il ne s'en produit qu'un fort insignifiant dans certains cas où Ton mêle beaucoup d'acide tartrique avec très-peu debisulfate. Au contraire , la dissolution de sulfate potassique fait naître, dans celles des tartrates neutres solubles, un précipité de bitartrate potassique, qui cependant se redissout lorsqu'on ajoute un excès du réactif.

Une dissolution de chlorure calcique , ou d'un autre sel calcique soluble, ne produit, même au bout d'un long espace de temps, aucun précipité dans celle de l'acide tartrique ; cependant , si l'acide a été saturé avec une base, par exemple, avec de Tammoniaque, il s'en forme un abondant et blanc de tartrate calcique. Une dissolution de sulfate calcique ne trouble pas celle de Tacide tartrique, même au bout d^un laps de temps fort long. Veau de chaux , ajoutée à une faible quantité d'acide tartrique, en proportion telle, qu'elle prédomine et que la liqueur bleuisse le papier de tournesol rouge , donne sur-le-champ lieu , à froid , à un précipité de tartrate calcique , qui se dissout complètement dans une petite quantité d'une dissolution de chlorure ammonique , mais non dans l'ammoniaque pure. Ces phénomènes ont lieu alors même que l'eau de chaux est étendue d'un volume d'eau égal au sien.

Quand on ajoute une dissolution d'acide tartrique à une dissolution de chlorure calcique , et ensuite de la dissolution de potasse, celle-ci , pourvu que la quantité n'en soit pas considérable , précipite du tartrate calcique à la température ordinaire ; mais un excès de dissolution de potasse redissout complètement le précipité, et la liqueur redevient claire. Cependant, si alors on la chauffe, elle se trouble fortement, parce que du tartrate calcique s'en sépare , et , si ce dernier est abondant, la liqueur peut même se prendre en gelée {>ar l'ébuUition. Après le refroidissement, le précipité disparaît complètement, et le liquide est aussi limpide qu'avant qu'on le chauffât. On peut reproduire ces phénomènes aussi souventqu'on le jugeconyenable avec la même liqueur.

Une dissolution d^acétate plombique produit sur-le-champ dans celle de l'acide tartrique un précipité abondant de tartrate plombique, qui n'est pas solublç, même dans une très*grande quantité

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