‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 3)Chapitre 75 sur 115 · IODE · texte numérisé non relu

IODE

ensuite dissoudre ce dernier dans de l’eau , sursaturer la dissolution étendue avec de l’acide nitrique étendu, et précipiter le brome, à l’état de bromure argen tique, par le moyen d’une dissolution de nitrate argenlique.

Quoique tout le clilore du clilorure de brome soit converti en acide bydrocblorique dans cette opération , on n’obtient cependant pas exactement la quantité de ce corps que contient la combinaison , lorsqu’on le calcule d’après le chlorure argentique que la dissolution de nitrate argentique a précipité de l’eau de lavage. Suivant Sérullas , on obtient de cette manière un quart moins de chlore qu’on ne devrait réellement en obtenir. Ce phénomène doit être attribué à la perte qu’on ne saurait éviter en opérant sur un corps aussi volatil que le chlorure de brome. Il reste aussi un peu d’acide bydrocblorique dans l’éther. C’est pourquoi, pour arriver à un résultat qui se rapproche davantage de la vérité, il faut augmenter d’un tiers ou d’un quart la quantité du cbloriire argenlique.

Si la combinaison de chlorures et de bromures qu’on se propose d’examiner contient une très-grande proportion des premiers, de manière qu’en l’analysant on obtienne un chlorure de brome avec excès de chlore, l’acide hydrochlorique que l’on sépare par le lavage, peut contenir du chlore à l’état de liberté. Il est donc toujours bon de le sursaturer avec une dissolution d’hydrate potassique , d’évaporer la liqueur jusqu’à siccité , et de faire rougir le résidu sec , afin que le chlorate potassique, s’il avait pu s’en former, se convertisse en chlorure potassique. On dissout ensuite la masse sèche, on sursature la dissolution avec de l’acide nitrique, et on en précipite le chlore, à l’état de chlorure argentique , par le moyen d’une dissolution de nitrate argenlique.

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