‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 4)Chapitre 101 sur 122 · POTASSIUM · texte numérisé non relu

POTASSIUM

Le potassium ressemble beaucoup au sodium, quant à ses qualités extérieures. Il a presque la même couleur et presque autant d’éclat: cependant, à la température ordinaire , il est , non pas coulant comme le mercure , mais seulement demi-fluide. Jusqu’à 5o à 60 degrés, il devient complètement liquide. Au terme de la congélation de l’eau, il est solide et cassant. A la chaleur du rouge obscur, il est volatil et susceptible d’être distillé ; cependant sa volatilité est un peu moins grande que celle du sodium. Il a une pesanteur spécifique moindre que celle de l’eau et du sodium. Exposé à l’air, il s’oxide peu à peu , à la température ordinaire, sansproduire aucun phénomène d’ignition, et cependant avec plus de rapidité que le sodium. Mais

COUPS SIMPLES

lorsqu’on le chauffe au contact de l’air , il prend feu et brûle avec beaucoup de violence. L’eau l’oxide plus vivement que le sodium , avec dégagement de gaz hydrogène. Quand on le jette sur la surface de l’eau , il y tournoie long-temps , et le gaz hydrogène qui se dégage brûle alo*s avec une flamme, non pas jaune comme il arrive quelquefois quand on opère sur du sodium , mais rouge ou violette. Le potassium s’enflamme meme sur de la glace. Lorsqu’on le projette sur du mercure, il s’amalgame tranquillement avec ce métal , pourvu que l’expérience ait lieu dans un air sec , ce qui le distingue du sodium. Ce n’est qu’à l’air libre, en raison de l’humidité contenue dans l’atmosphère, qu’il tournoie sur le mercure, à cause du dégagement de gaz hydrogène qui s’opère dans cette circonstance.

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