‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 4)Chapitre 107 sur 122 · RÈGLES GÉNÉRALES T)E L’ANALYSE QUALITATIVE · texte numérisé non relu

RÈGLES GÉNÉRALES T)E L’ANALYSE QUALITATIVE

dissolution desulfide hydrique ou du sulfhydrate amniotique, de même que celle d’un grand nombre de terres et d’alcalis au moyen de certains autres réactifs, il est souvent possible, dans ce cas, d’opérer l’analyse de la substance qu’on veut essayer, en la soumettant à un examen systématique par la voie humide , pourvu qu’alors on ait égard à tout ce qui a été dit , dans la première Partie de cë volume , relativement aux modifications que la présence des matières organiques apporte à la manière dont un très-grand nombre de substances se comportent avec les réactifs.

Avant de procéder à l’analyse proprement dite par la voie humide , il faut examiner si la substance sur laquelle on va opérer est soluble , soit en totalité, soit en partie, ou insoluble dans l’eau. La marche à suivre diffère ordinairement , comme je le ferai voir plus loin, suivant que la combinaison est ou n’est pas soluble dans l’eau. L’analyse offre aussi plus de difficultés dans le second cas que dans le premier. On reconnaît aisément la solubilité de la substance sur laquelle on agit, en en prenant un peu, environ un gramme, qu’on agile d’abord avec de l’eau distillée dans un verre à essai, etqu’ensuite, lorsqu’elle ne se dissout point ainsi , on fait chauffer avec le liquide à la flamme d’une petite lampe à esprit-de-vin. Si la substance refuse encore de se dissoudre, on filtre une petite quantité de l’eau avec laquelle elle a été agitée, et l’on en évapore quelques gouttes avec précaution sur la feuille de platine, à la flamme de la lampe h. esprit de vin ; si l’on obtient de cette manière un résidu , la substance est partiellement soluble ; s’il n’en reste pas , elle est tout-àfait insoluble dans l’eau.

Les débutans qui, pour leur propre instruction, veulent s’exercer aux analyses qualitatives, doivent d’abord choisir des substances à l’égard desquelles ils sachent que la composition en est simple. C’est pourquoi je vais coin-

mencer , dans les trois chapitres suivans , par indiquer la marche à suivre pour découvrir les principes constituais de combinaisons qui ne sont formées que d'une base et d’un acide, ou d’un métal et d'un corps non métallique, en ayant soin d’ailleurs que les principes n’appartiennent point à la catégorie de ceux qui sont très-rares. Dans les expériences de ce genre , on dissout une partie , environ un gramme, de la substance dont on veut connaître la composition , et l’on essaie la dissolution avec les difïerens réactifs, en se conformant aux préceptes qui feront le sujet des chapitres suivans.

IV. DE LA MARCHE A SUIVRE DANS L’ANALYSE QUALITATIVE DE COMBINAISONS QUI SONT SOLUBLE6 DANS l’eAU , ET QUI NE RÉSULTENT QUE d’uNË BASE UNIE A UN ACIDE , OU DUN MÉTAL UNI A UN CORPS NON MÉTALLIQUR , MAIS DONT LES PRINCIPES CONSTITUANS SE TROUVENT COMPRIS PARMI LES SUBSTANCES SUIVANTES.

i Potasse.

Bases.

Oxide ferrique.

3 Soude.

Oxide cadmique.

3 Ammoniaque.

Oxide plombique.

4 Baryte.

Oxide bismuthique.

5 Strontiane.

iB

Oxide cuivrique.

6 Chaux.

Oxide argenlique.

y Magnésie.

Oxide mercureux.

S Alumine.

Oxide mercurique.

9 Oxide manganeux.

Oxide aurique.

îo Oxide zincique.

Oxide stanneux.

i ï Oxide cobal tique.

Oxide stannique.

12 Oxide niccolique.

Oxide aniimonique.

i3 Oxide ferreux.

Acides et corps non métalliques.

i Acide sulfurique. 2 Acide nitrique.

3 Acide phospliorique. 5 Acide borique.

4 Acide arsénique. 6 Acide carbonique.

ou y Chlore 1 qui , dans la substance soumise à l’analyse,

8 Fluor > sont combinés avec un des métaux des

9 Soufre J bases énumérées précédemment.

i . Marche de ï analyse pour trouver la hase ou le métal .

A. On rend légèrement acide une portion de la dissolution aqueuse concentrée de la substance qu’on se propose d’examiner. Le mieux pour cela est d’y ajouter quelques gouttes d’acide liydrochlorique -, on ne prend de l’acide nitrique fort étendu que quand il existe de l’oxide argentique , de l’oxide mercureux , ou une grande quantité d’oxide plombique , ce qu’on peut reconnaître au précipité blanc qui se forme par l’instillation de quelques gouttes d’acide hydrochlorique. On ajoute à la dissolution assez d’eau saturée aussi fortement que possible de gaz sulfide hydrique , pour que la liqueur exhale manifestement l’odeur de ce dernier. S’il ne se produit pas de précipité , la base est une de celles comprises depuis le n° i jusqu’au n° i3. Si, au contraire, il s’en forme un, cette base est de celles comprises depuis le n° 1 3 jusqu’au n° 25, et par conséquent de Y oxide ferrique , de Y oxide cadmiquey de Y oxide plombique , de V oxide bismuthique , de Y oxide cuivrique , de F oxide argentique , de Y oxide mercureux , de Y oxide mercuriqüe , de Y oxide aurique , de Y oxide stanneux , de Y oxide çtannique ou de Y oxide antimonique.

Si le précipité produit par la dissolution de sulfide hydrique est noir, la base est une de celles comprises depuis le n° 16 jusqu’au n° 22 , par conséquent de l’oxide plombique , de Y oxide bismuthique , de Y oxide cuivrique , de Y oxide argentique , de Y oxide mercureux , de Y oxide mercurique ou de Y oxide aurique , Pour distinguer ces oxides les uns des autres, on fait les expérience suivantes :

traité d’analyse chimique.

On ajoute de l’ammoniaque à une petite partie de la combinaison dissoute. Si elle prend par là une couleur bleue foncée, sans que l’addition d’un excès d’ammoniaque produise un précipité fixe, la base est de Yoxide cuivrique.

On étend de beaucoup d’eau une partie de la dissolution très-concentrée de la combinaison. S’il se produit ainsi un trouble laiteux, la base est de Yoxide bismuthique.

On ajoute à une partie de la dissolution une ou quelques gouttes d’acide hydroclilorique. S’il se forme de cette manière un précipité blanc , qui ne disparaisse point par l’addition d’une grande quantité d’eau , la base est de Yoxide argenlique ou de Yoxide meicureux. On distingue ces deux oxides l’un de l’autre par les expériences suivantes :

À une partie de la dissolution de la combinaison on ajoute une ou tout au plusquelquesgoultes d’anv moniaque. S’il en résulte un précipité d’un noir foncé, qui ne se redissolve pas dans un excès d’ammoniaque, mais qui prenne seulement par là une couleur noire moins intense, ou si l’ammoniaque, quand la dissolution est très-acide, détermine un précipité gris, insoluble dans un excès du réactif, la base est de Yoxide mercureiix.

Lorsque au contraire , une ou tout au plus quelques gouttes d’ammoniaque font naître dans la dissolution un précipité brun, qui disparaît aisément par l’addition d’une quantité un peu plus considérable d’alcali volatil , ou si l’ammoniaque ne produit pas de précipité dans la dissol u lion , surtout quand elle est acide , la base est de Yoxide urgentique.

A une partie de la dissolution on ajoute une dissolution de potasse en excès. Si l’on voit paraî-

combinaisons SIMPLES SOLUBLES. 4® 7

tre un précipité jaune , la base est de Y oxide mercm ique.

On verse une dissolution de sulfate ferreux dans une partie de la dissolution. Se forme-t-il par là un précipité brun, qui , après s’être déposé, ait toutes les qualités de l’or métallique , la base est de Y oxide auriqite.

On ajoute à la dissolution un peu d’acide sulfurique étendu , ou la dissolution d’un sulfate j s’il se produit un précipité blanc , la base est de Y oxide plombique .

Quand le précipité déterminé par la dissolution de sulfide hydrique est blanc laiteux, la base est de Y oxide ferrique.

Si ce précipité est jaune, la base est de Y oxide stannique ou de Y oxide cadmiqiie . Pour distinguer ces deux bases l’une de l’autre, on fait les expériences suivantes :

A une partie de la dissolution on ajoute du suifhydrate ammonique , après l’avoir neutralisée par l’ammoniaque, si elle est acide. Voit-on paraître ainsi un précipité jaune , insoluble dans un excès quelconque de suîfhydrate ammonique , la base est de Y oxide cadmique .

Lorsque l’addition du suîfhydrate ammonique à une partie de la dissolution , précédemment neutralisée par l’ammoniaque , si elle est acide, détermine la formation d’un précipité jaune, qui se redissout aisément dans un excès de suîfhydrate ammonique, la base est de Y oxide stannique.

Si le précipité produit par la dissolution de sulfide hydrique est brun foncé, la base est de Yoxide stanneux .

Lorsque ce précipité est d’un rouge orangé, la base est de Yoxide antimonique.

4^8 TRAITÉ d’analyse CHIMIQUE.

B. Quand , après avoir été rendue acide , la dissolution de lasubstance qu’on veut examiner ne donnepas de précipité avec celle du sulfide hydrique, que par conséquent la base n’est point une de celles comprises depuis le n° 14 jusqu’au n° a5 , on verse dans la dissolution neutre delà combinaison du sulfhydrate ammonique, après avoir eu soin, si la liqueur est acide, de la neutraliser par le moyen de l’ammoniaque. Si ce réactif donne lieu à un précipité, la base est une de celles comprises depuis le n° 8 jusqu’au n° i3, et n’appartient point à celles qui sont inscrites depuis le n° i jusqu’au n° 7. C’est par conséquent de l’ alumine , de Y oxide mangci neux , de Y oxide zincique , de Y oxide cobaltique , de Y oxide niccoliqae ou de Y oxide ferreux.

Si le précipité produit par le sulfhydrate ammonique a une couleur noire , la base est une de celles comprises depuis le n° 1 1 jusqu’au n° i3. Pour distinguer l’une de l’autre ces trois bases, Y oxide cobaltique , Y oxide niccolique et Y oxide ferreux , on fait les expériences suivantes :

A une partie de la dissolution on ajoute une dissolution de carbonate potassique ou sodique.

S’il se forme par là un précipité qui soit d’abord blanc, verdisse ensuite, et finisse par devenir rouge-brun à la surface , la base est de Y oxide ferreux .

S’il est d’un rouge sale, la base est de Y oxide cobaltique.

S’il est d’un vert clair , celte base est de Y oxide niccolique.

Lorsque le précipité que le sulfhydrate ammonique détermine dans la dissolution de la combinaison est couleur de chair, la base est de V oxide manga lieux .

Si , au contraire, ce précipité est blanc, la base

est de Y oxide zincique ou de Y alumine. Pour distinguer ces deux bases Tune de l’autre, on fait les expériences suivantes :

A une portion de la dissolution on ajoute de l’ammoniaque. Si le précipité qui résulte de là est blanc et soluble dans un excès du réactif, la base du sel est de Y oxide zincique.

Lorsqu’au contraire le précipité ne se redissout point dans un excès d’ammoniaque , la base est de Y alumine.

C. Lorsque la dissolution rendue acide de la substance qu’on veut examiner , ne donne pas de précipité par la dissolution de sulfide hydrique , et que le sulfhydrate ammonique n’en détermine point non plus dans la dissolution neutre , la base n’est point de celles comprises depuis le n° 8 jusqu’au n° 2 5 , mais de celles comprises depuis le n° i jusqu’au n9 y. C’est par conséquent de la potasse , de la soude , de la bary te , de la strontiane, de la chaux ou de la magnésie. On verse dans une partie de la dissolution neutre de la combinaison une dissolution de carbonate potassique ou sodique. S’il résulte de là un précipité blanc , la base est une de celles comprises depuis le n° 4 jusqu’au n° y, et non une de celles comprises depuis le n° i jusqu’au n6 3.

Pour distinguer l’une de l’autre les quatre bases depuis le n° 4 jusqu'au n° 7 , la bary te , la strontiane , la chaux et la magnésie , on verse de l’ammoniaque

dans la dissolution neutre. S’il se produit un précipité blanc , floconneux, la base est de la magnésie. ( Cependant il faut remarquer , à cet égard , que quand la dissolution n’est point neutre, mais acide, l’ammoniaque n’y détermine pas de précipité , meme lorsque la base est de la magnésie. )

Pour distinguer l’une de l’autre les trois bases , la baryte , la strontiane et la chaux , que l’ammo-

430 TRAITÉ d’AnALYSE CHIMIQUE.

niaque ne précipite point de la dissolution neutre, on verse de l’acide hydrolluosilieique dans la dissolution du sel. Si l’on voit paraître au bout de quelque temps un précipité, la base est de la baryte ; s’il ne s’en forme pas , la base est de la strontiane ou de la chaux .

Pour distinguer l’une de l’autre ces deux bases, la strontiane et la chaux , on prend une partie de la dissolution , et , après l’avoir étendue de beaucoup d’eau, on y verse quelques gouttes d’acide sulfurique très-étendu, ou mieux encore quelques gouttes d’une dissolution de sulfate potassique. S’il se produit un précipité sur-le-cliamp , la base est de la strontiane ; s'il ne s’enferme pas de suite, mais qu’on voie paraître au bout de quelque temps un précipité cristallin, la base est de la chaux.

D. Si la dissolution rendue acide de la substance qu’on veut examiner lie donne pas de précipité par la dissolution du sulfide hydrique, et que la dissolution neutre n’en fournisse non plus ni par le sulfhydrate ammonique , ni par le carbonate potassique ou sodique , la base n’est point une de celles comprises depuis le n° 4 jusqu’au n° 26 , mais une de celles inscrites depuis le n° i jusqu’au n° 3 , par conséquent delà potasse , de la soude ou de Y ammoniaque .

Pour distinguer ces trois bases l une de l’autre, on verse dans la dissolution concentrée de la substance une dissolution concentrée de potasse. S’il se dégage par là une odeur ammoniacale , et que des nuages blancs se forment autour d'une baguette de verre trempée dans de l’acide hydroclilorique qu’on tient à la surface du liquide, la base est de Y ammoniaque.

Si ces phénomènes n’ont pas lieu , on verse dans

COMBINAISONS SIMPLES SOLUBLES, 4^î

une partie de îa dissolution concentrée une dissolution alcoolique de chlorure platinique.

Se produit-il ainsi un précipité jaune , la base est de la potasse.

S'il ne se forme pas de précipité , la base est de la soude.

2. Marche de V analyse pour trouver V acide ou le corps non métallique.

A. On verse de Facide hydrochlorique dans une partie de la dissolution de la combinaison. Quand il se manifeste une effervescence , la dissolution contient ou de Y acide carbonique , ou du soufre uni à l’un des métaux des vingt-cinq bases inscrites au tableau.

Lorsque le gaz qui se dégage de la liqueur avec effervescence a l’odeur bien connue du sulficle hydrique , la dissolution contient un sulfure métallique. Si, au contraire , le gaz qui s’échappe avec effervescence est inodore , Facide de la combinaison est de Y1 acide carbonique .

B. L’acide hydrochlorique ne produit-il pas d’effervescence, on verse dans la dissolution neutre , étendue d’une quantité d’eau qui ne soit pas trop considérable , une dissolution de chlorure barylique. S’il se produit ainsi un précipité , îa liqueur contient soit de Y acide sulfurique , de Y acide phosphorique , de Y acide arsénique ou de Y acide borique , soit du fluor combiné avec un des métaux des vingt-cinq bases portées au tableau. Pour distinguer ces substances l’une de l’autre , on fait les expériences suivantes :

Au précipité produit par le chlorure bary tique dans îa dissolution neutre , on ajoute une petite quantité d’acide libre, et, de préférenceà tout autre, d'acide hydrochlorique. Si le précipité ne change point, Facide de la combinaison est de Y acide sulfurique. Si , au con-

traité d’ânàlase chimique.

traire, le précipité se dissout dans Pacide libre et dans Peau qu’on ajoute ensuite, la combinaison contient de P acide phospJiorique , de Y acide ar sonique , de Y acide borique , ou du fluor combiné avec l’un des métaux des vingt-cinq bases. Pour distinguer ces quatre substances l une de l’autre, on a recours aux expériences suivantes :

On met une petite quantité de la combinaison sèche dans un creuset en platine; on verse dessus de Pacide sulfurique concentré, et on pose sur le creuset une plaque de verre enduite de cire sur laquelle ont été tracés des caractères d’écriture. Alors on chauffe très-doucement le creuset. Si , après le refroidissement, on trouve des traits gravés dans la plaque de verre , c’est une preuve que la substance contenait une combinaison fluor.

Lorsque ce cas n’a pas lieu , on met une portion delà combinaison pulvérisée , soit dans un creuset en platine ou en porcelaine, soit dans une petite capsule en porcelaine , et l’on fait tomber dessus une ou quelques gouttes d’acide sulfurique ; ensuite on ajoute de Palcool , auquel on met le feu. S’il brûle avec une flamme verte , Pacide est de Y acide borique.

S’il n’existe ni acide borique ni fluor, on rend un peu acide une portion de la disssolution de la combinaison en y versant un acide, et plus particulièrement de Pacide hydrochlorique , puis on ajoute de la dissolution de sulficle hydrique , et on fait bouillir le tout. S’il se produit ainsi un précipité jaune , Pacide est de Y acide arsènique .

Lorsque ce phénomène n’a pas lieu, et qu’on s’est bien convaincu aussi qu’il n’existe ni acide borique ni fluor , l’acide de la combinaison est de Y acide phosphorique.

COMBINAISONS SIMPLES SOLLBLES, 433

C. Quand , par les expériences qui viennent d’être décrites, on a acquis la conviction qu’il n’existe dans la substance ni acide carbonique , ni acide sulfurique, ni acide borique, ni acide arsénique , ni acide pliosphorique, ni soufre, ni fluor, on verse dans une partie de la dissolution une dissolution de nitrate argentique. Seproduit-il ainsi un précipité blanc, qui soit insoluble dans l’acide nitrique étendu , la combinaison contient du chlore uni à l’un des métaux des vingt-cinq bases.

D. Lorsqu’on a reconnu qu’il n’existe point d’acide carbonique, d’acide sulfurique , d’acide borique, d’acide arsénique, d’acide pbospliorique , de soufre, de fluor, ni de chlore, on projette une partie de la combinaison sèche sur des charbons ardens. Si la combustion du charbon se trouve par là activée d’une manière très-vive , avec un bruit bien sensible, l’acide est de Yacicle nitrique.

Une fois qu’en suivant la marche qui vient d’être tracée , on croit avoir trouvé la base et l’acide de la combinaison, il est absolument nécessaire de recourir à une autre série d’expériences pour se convaincre de l’exactitude des résultats auxquels on est arrivé. C’est pourquoi on essaie la base et l’acide, dans la dissolution, par le plus grand nombre possible des réactifs dont la manière de se comporter avec eux a été indiquée dans la première Partie de ce volume, et l’on choisit de préférence ceux à l’aide desquels les substances qu’on a reconnues se distinguent d’une manière tranchée d’autres substances qui leur ressemblent. Ce n’est que quand ces expériences ont confirmé le résultat auquel on est parvenu, qu’on peut compter sur l’exactitude de celui-ci. Cette règle s applique généralement à toutes les analyses qualitatives. Le débutant rencontre souvent quelques difficultés à la mettre en pratique lorsque les substances données ne sont point pures,

mais se trouvent mêlées avec cle petites quantités d’autres substances qui peuvent modifier l’action des réactifs.

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