V. De la marche a suivre dans l’analyse qualitative
DES COMBINAISONS QUI SONT ABSOLUMENT INSOLUBLES, OU DU MOINS TRÈS-PEU SOLUBLES DANS l’eAU , MAIS QUI SE DISSOLVENT DANS LES ACIDES , ET QUI NE RÉSULTENT QUE D UNE BASE UNIE A UN ACIDE, OU d’un MÉTAL UNI A UN CORPS NON MÉTALLIQUE, MAIS DONT LES PRINCIPES CON¬ STITUAI SE TROUVENT COMPRIS PARMI LES SUBSTANCES INSCRITES AU TABLEAU DE LA PAGE 424*
Parmi ces combinaisons se rangent un grand nombre de sels, notamment presque tous les sois n utres que l’acide phospborique , l’acide arsénique , l’acide carbonique et l’acide borique forment avec les terres et les oxides métalliques proprement dits, par conséquentavec les bases inscrites depuis le n° 4 jusqu’au n° 25. Elles comprennent aussi les combinaisons du soufre avec les métaux des bases inscrites depuis le n° 9 jusqu’au n° s5 , et quelques combinaisons du lluor avec des métaux.
Lorsqu’on a reconnu que la combinaison qu’on se propose d’examiner est absolument insoluble , ou du moins très peu soluble dans l’eau, même lorsqu’on la fait bouillir avec ce liquide, on décante l’eau, et on cherche à dissoudre la substance par le moyen d’un acide. L’acide kydrochlorique est celui qui convient le mieux pour cela dans la plupart des cas. La majeure partie des sels insolubles dans l’eau se dissolvent dans cet acide , surtout lorsqu’on les fait chauffer un peu avec lui. Il y a aussi quelques sulfures métalliques insolubles ou peu solubles dans l’eau que l’acide bydrochlorique dissout avec dégagement de gaz sulfide hydrique; tels sont les sulfures calcique, ferrique et manganeux. Le sulfure zincique, et même le sulfure niccolique , le sulfure colbatique , et plusieurs autres sulfures
métalliques (page 225) se dissolvent aussi dans cet acide, quand, apiès les avoir réduits en poudre, 011 les chauffe avec lui. Quelques fluorures métalliques insolubles dans l’eau sont également dissous par l’acide liydrochlorique.
Dans les cas où le sel qu’on veut examiner a pour base ciel1 oxide mercureux, de l’oxide argentique ou de l’oxide plombique , on se sert d’a< ide nitrique en place de l’acide hydroehîorique. C’est aussi l’acide nitrique qu’on emploie pour décomposer la plupart des sulfures métalliques.
Quelques combinaisons peu nombreuses, comme le chlorure mercureux et le sulfure mercurique, exigent qyéon les traite par l’eau régale, qui , chauffée avec elles , dissout la première et décompose la seconde. L’eau régale est préférable aussi dans beaucoup de cas à l’acide nitrique pour opérer la décomposition de la plupart des sulfures métalliques.