‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 4)Chapitre 17 sur 122 · oxide du nickel · texte numérisé non relu

oxide du nickel

i°. Oxide niccqlique.

A l’état de pureté l’oxide niccolique est d’un gris foncé. Son hydrate a une couleur verte. Il se dissout dans les acides. La dissolution est verte, et se comporte avec les réactifs delà même manière que les dissolutions aqueuses des sels niccoliques.

Une dissolution de potasse fait naître dans ces dissolutions un précipité vert-pomme, qui est insoluble dans un excès d’alcali.

U ammoniaque , versée en très-petite quantité dans les solutions niccoliques , y fait naître un trouble vert fort peu considérable, mais qui disparaît rapidement par l’addition d’une nouvelle quantité d’alcali : la dissolution a une belle couleur bleue, avec une nuance de violet. Une dissolution de potasse y produit un précipité vert-pomme.

Une dissolution de carbonate potassique détermine, dans les dissolutions niccoliques , un précipité vertpomme , qui a une couleur plus claire que celui auquel la potasse donne lieu.

Une dissolution de bicarbonate potassique produit également dans les dissolutions niccoliques un précipité vert-pomme clair, dontla formation s’accompagne du dégagement d’un peu de gaz acide carbonique.

Une dissolution de carbonate ammoniacal donne, dans

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les dissolutions niccoliques neutres, un précipité vertpomme, qui se redissout dans un excès du réactif, en produisant une liqueur d’un bleu vert.

Une dissolution de phosphate sodique produit, dans les dissolutions niccoliques neutres, un précipité blanc, qui a une teinte de vert.

Une dissolution d "acide oxalique ne détermine pas sur * le-champ de précipité dans les dissolutions niccoliques neutres 5 mais au bout de quelque temps il s’en forme un verdâtre, qui augmente beaucoup par le repos, de sorte que la liqueur qui le surnage devient presque incolore.

Une dissolution de cyanure ferroso-potassique produit, dans les dissolutions niccoliques, un précipité blanc, qui a une teinte de vert , et qui ne se dissout point dans l’acide hydrochlorique. ,

Une dissolution de cyanure ferrico-potassique donne, avec les dissolutions niccoliques , un précipité jaune vert* qui n’est point soluble dans l’acide hydroclilorique.

Le suif hydrate ammonique détermine un précipité noir dans les dissolutions niccoliques neutres , et la liqueur qui surnage reste colorée en noir. Ce précipité est presque insoluble dans un excès du réactif.

Le sulfide hydrique di ssous dans l’eau , ou un courant de gaz sulfide hydrique, 11e produit pas sur-le-champ de précipité dans les dissolutions niccoliques neutres. La liqueur se colore un peu en noirâtre, et au bout de quelque temps il s’y forme un précipité noir très-peu considérable. Lorsque la dissolution est acide, elle ne se trouble point, même avec le temps.

Tous les sels niccoliques solubles dans l’eau se décomposent lorsqu’on les fait rougir à l’air, et ensuite ils ne sont plus complètement solubles dans l’eau; cependant le sulfate niccolique n’éprouve qu’une décomposition partielle , mêjne de la part d’une très-forte chaleur.

Les dissolutions des sels niccoliques neutres rougissent faiblement le papier de tournesol.

Les sels niccoliques insolubles dans l’eau se dissolvent presque tous dans les acides , par exemple dans l’acicîe liydrocblorique ou dans l’acide sulfurique étendu. Lorsqu’on 'sursature leur dissolution acide avec de l’ammoniaque, le sel ne se précipite point ; cependant la dissolution , à moins qu’elle ne soit trop étendue, prend une couleur bleue , qui traliit sur-le-champ la présence deToxide niecolique.

Au chalumeau les sels niccoliques peuvent être reconnus à la propriété qu’ils ont, lorsqu’on les chauffe avec du borax et du sel de phosphore, à la ffamme extérieure, de leur communiquer une couleur rougeâtre, dont l’intensité diminue peu à peu par le refroidissement , jusqu’à ce qu’enfin elle disparaisse souvent tout-à-fait. Traités par la soude sur du charbon , ils se réduisent en une poudre blanche , métallique et magnétique.

Les dissolutions des sels niccoliques se distinguent de celles des sels dont il a été parlé précédemment, à l’exception des dissolutions cobaltiques, par la réaction qu’elles exercent avec le sulfhydrate ammonique. O11 les distingue des dissolutions cobaltiques par leur réaction avec l’ammoniaque, et par la manière dont leurs dissolutions ammoniacales se comportent avec la potasse.

Une multitude de substances organiques non volatiles empêchent l’oxide niecolique d’être précipité par les alcalis, mais ne s’opposent point à ce qu’il le soit par le sulfhydrate ammonique.

20 Suroxide de nickel.

Ilyaune couleur noire, et dégage du gaz oxigène quand on le fait rougir. L’acide hydrochlorique concentré le dissout, avec dégagement de chlore gazeux. Au chalumeau, il se comporte de même que l’oxide niecolique.

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