‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 4)Chapitre 28 sur 122 · OXIDES DU RHODIUM · texte numérisé non relu

OXIDES DU RHODIUM

i° Oxide rhodeux.

L’oxide et le chlorure rhodeux sont encore presque inconnus à l’état de pureté. Berzelius ne les a guère trouvés tous deux que combinés avec l’oxide et le chlorure rhodiques.

20 Oxide rhodique.

L’oxide rhodique est noir, et l’hydrate rhodique, qui retient son eau avec opiniâtreté et ne la perd que par une calcination prolongée, a une couleur brune. L’oxide rhodique se forme quand on fait dissoudre dans de l’eau régale , mêlé avec du pîatine , le rhodium qui seul est insoluble dans ce réactif. Il se produit également lorsqu’on mêle du rhodium en poudre avec de la potasse et un peu de nitre , et qu’on chauffe le mélange jusqu’à ce qu'il commence à rougir. Enfin il prend naissance toutes les fois qu’on calcine long-temps du rhodium à l’air 5 cependant alors il contient de l’oxide rhodeux. L’oxide rhodique se réduit quand on le chauffe avec des corps qui contiennent du charbon , ou quand on le traite par le gaz hydrogène. La calcination le rend insoluble dans les acides: cependant il peut redevenir soluble pourvu qu’on le fasse fondre avec du bisulfate potassique , dans un creuset en platine , et qu’ensuite on traite par l’eau la masse fondue , qui

DES BASES

est rougeâtre, maisqui paraît jaune après le refroidissement complet. La dissolution a une couleur jaune. Le rhodium métallique peut aussi être dissous de cette manière. Fischer prétend qu’il est susceptible également de se dissoudre lorsqu’on le fait fondre avec des surphosphates ou avec de l’acide phosphorique.

Le chlorure rhodique forme, avec les chlorures des métaux alcalins, des combinaisons roses, qui sont solubles dans l’eau et donnent des dissolutions roses. Lorsqu’on fait dissoudre de l’hydrate rhodique dans de l’acide hydrochlorique, la dissolution a une couleur jaune; elle ne rougit que quand on la fait bouillir , ou qu’on l’évapore jusqu’à siccilé. La dissolution de l’hydrate rhodique dans l’acide sulfurique est également jaune. Cependant lorsqu’on y ajoute de l’acide hydrochlorique , et qu’on évapore le tout , la liqueur prend une teinte plus rouge ; la masse évaporée jusqu’à siccité est rosée, et donne, en se dissolvant dans l’eau, une liqueur rose, qui ne jaunit point, quelque quantité d’eau qu’on y ajoute.

Les dissolutions des sels ou du chlorure rhodiques se comportent de la manière suivante avec les réactifs :

Une dissolution de potasse n’y produit pas de précipité ; cependant il s’y forme par l’ébullition une sorte de gelée d’un bru j aune.

L 'ammoniaque y détermine, au bout de quelque temps, un précipité, qui est complètement soluble dans l’acide hydrochlorique étendu ; le dissolution a une couleur jaune.

Une dissolution de carbonate potassique ne donne pas d’abord de précipité : cependant, au bout de quelque temps , il s’en forme un jaunâtre.

Une dissolution de carbonate soçlique se comporte de la même manière.

Une dissolution de carbonate ammoniacal ne détermine pas sur-le-champ de précipité ; mais , au bout d’un laps de temps très-long , il en paraît un jaunâtre.

I?4 traité d’analyse chimique.

Une dissolution de phosphate sodique ne donne pas de précipité.

Une dissolution d'acide oxalique n’en produit pas non plus.

Les dissolutions de cyanure ferroso-potassique et decramire ferrico-pol assique n’en déterminent également point.

Une dissolution de sulfate ferreux ne fait pas naître de précipité.

Une dissolution de chlorure stanneux colore la dissolution rhodique rouge en brun foncé, sans produire de précipité.

Une dissolution à’iodure potassique lui donne une couleur très-foncée , et finit par y faire naître un précipité peu abondant.

La dissolution ou un courant de sulfide hydrique ne détermine pas sur-le-champ de précipité, mais avec le temps il s’en forme un de couleur brune, sans que cependant la liqueur qui le surnage soit décolorée.

Le sulfhydrate ammoniqus produit un précipité brun , qui n’est pas soluble dans un excès du réactif.

Une baguette de zinc métallique précipite le rhodium de sa dissolution , à l’état métallique, sous la forme d’une couche noire qui tapisse le zinc.

Les dissolutions rhodiques se reconnaissent à la couleur rose qu’elles acquièrent lorsqu’après y avoir ajouté de l1 acide hydrochlorique , on les évapore jusqu’à siccité, et on dissout le résidu dans l’eau. Leur manière de se comporter avec les alcalis , et spécialement avec l’ammoniaque, les distingue des dissolutions du platine et de celles d’autres substances. A l’état solide, le rhodium peut aisément être reconnu, dans ses combinaisons, h la propriété qu’ont ces dernières de donner , quand on les traite par le gaz hydrogène , du rhodium métallique, qui est insoluble dans l’eau régale , mais qui se dissout par la fu-

DES BASES

sion dans le bicarbonate potassique. C’est pourquoi il suffit de mêler un peu de rhodium réduit avec du bicarbonate potassique, d’introduire le mélange dans un tube de verre assez fort , soudé à l’un de ses bouts , et de le chauffer sur une lampe à esprit-de-vin à double courant d’air , pour se convaincre de la présence du rhodium par la couleur de la masse fondue , qui est jaune après le refroidissement. Parmi les métaux appelés nobles , il n’y a, outre le rhodium, que le palladium et l’argent qui se dissolvent par la fusion dans le bicarbonate potassique ,• mais il n’est pas facile de confondre la rhodium avec eux.

3o. OXIDES DE l’iridium.

i°. Oxide irideux.

L’oxide irideux est noir. Quand il a été préparé par la voie sèche , les acides l’attaquent à peine. L’hydrate irideux est d’un gris vert , et se dissout dans les acides , auxquels il donne une couleur verte. Le chlorure irideux est insoluble dans l’eau et dans les acides ; on ne l’a encore mis que rarement en évidence.

2° Oxide susirideux.

Cet oxide d’iridium est une poudre noire et fine. C’est celui de tous les degrés d’oxidation du métal qui se forme de préférence, tant par la voie sèche, que par la voie humide. ïl est insoluble dans les acides , et il ne s’y dissout même pas après avoir été fondu avec du bisulfate potassique. On l’obtient en mêlant du chlorure iridico-potassique avec du carbonate potassique ou sodique, chauffant ensuite le mélange jusqu’à ce qu’il rougisse légèrement, et lessivant la masse saline avec de beau , opération dans laquelle il reste sans se dissoudre , mais passe facilement, avec l’eau de lavage, à travers le filtre, formant ainsi une liqueur trouble , d’un gris bleu , qui dépose de l’oxide susirideux lorsqu’on y verse de l’eau salée. L’oxide susi-

1^6 traité d’analyse chimique.

rideux se produit aussi quand on fait rougir de l’iridium avec de la potasse pure et du nitrate potassique • cependant la présence de ce dernier est inutile, lorsque l’opération se fait à l’air libre. La combinaison fondue se dissout en partie dans l’eau, qui prend une couleur de brun jaune foncé : cependant la dissolution se décompose aisément, surtout quand elle est très-étendue. Une violente chaleur de rouge blanc réduit l’oxide susirideux , dont la réduction est opérée , même à la température ordinaire, par le gaz hydrogène. Mêlé et chauffé avec des corps combustibles, cet oxide se décompose avec une vive détonation. Il paraît être le plus haut degré d’oxidation de l’iridium qu’on puisse obtenir par la voix sèche.

Le chlorure susirideux, qui lui correspond, se forme difficilement, à cause de l’insolubilité de l’oxide susirideux dans l acide hydrochlorique.

3°. Oxide iiudioue.

L’oxide iridique est le plus important, de tous les oxides d’iridium , comme le chlorure iridique est aussi le plus important de tous les chlorures de ce métal. On ne parvient cependant point à l’isoler, parce qu’il est très-soluble dans les alcalis, qui ne peuvent par conséquent point le précipiter de ses dissolutions. Le chlorure iridique se produit lorsqu’on fait chauffer dans de l’eau régale l’iridium combiné avec du platine. Cependant l’acide ne dissout qu’une petite quantité d’iridium , qui, seul, y est insoluble. La méthode la plus facile d’obtenir les combinaisons du chlorure iridique avec d’autres chlorures métalliques , consiste , d’après Berzelius, à mêler ceux-ci avec de l’iridium réduit en particules trèsfines , et à exposer le mélange à l’action d’un courant de chlore gazeux , quand il commence à rougir.

Les dissolutions du chlorure iridique et de ses combinaisons , même lorsqu’elles sont étendues, ont une couleur

DES BASES

rouge très-foncée , avec une teinte de brun. Si la liqueur est concentrée, elle paraît presque entièrement opaque.

Ces dissolutions se comportent de la manière suivante avec les réactifs.

Une dissolution de potasse , mise en excès , les décolore sur-le-champ , ou convertit leur couleur en une autre très-faiblement verdâtre , changement pendant lequel il ne se forme qu’une trace de précipité noir brunâtre. Lorsqu’on chauffe cette dissolution claire, ordinairement ellene subit d’abord qu’un faible changement ; mais si on la laisse reposer après l’avoir chauffée, elle commence à se colorer en bleu. La couleur bleue augmente peu à peu d’intensité , à partir de la surface , où la liqueur est en contact avec l’air atmosphérique. La couleur a de la ressemblance avec celle d’une dissolution d’un sel cuivrique dans de l’ammoniaque; cependant elle offre sensiblement une teinte de violet , qu’on peut mieux remarquer lorsque la dissolution n’est point encore devenue trop foncée. Si l’on évapore la dissolution bleue , il se sépare d’abord une petite quantité d’un précipité bleu ; mais la masse sèche est blanche , et a une teinte de verdâtre. Quand on la traite par l’eau, il reste une poudre bleue , et la dissolution surnageante est incolore.

L ammoniaque , mise en excès dans la dissolution du chlorure indique , la décolore également sur-le-champ , absolument comme fait une dissolution de potasse, et ne produit qu’une trace d’un précipité noir brunâtre. Si l’on fait bouillir la liqueur pendant long-temps, de manière à dissiper la plus grande partie de l’ammoniaque en excès, la dissolution commence à se colorer en bleu : cependant la couleur bleue n’est point aussi pure que celle qui s’observe quand on traite la dissolution du chlorure indique par de la potasse. On réussit mieux à la produire, en exposant la dissolution ammoniacale claire à l’air , dans un vaisseau évasé; à mesure que l’excès d’ammoniaque se vo-

1^8 TttilTÉ d’analyse CHIMIQUE.

latilise , un précipité bleu apparaît, en même temps que la couleur bleue se développe.

Une dissolut] on de carbonate potassique produit d’abord, dans la dissolution du chlorure iridique, un précipité abondant, rouge-brun clair, qui se dissout peu à peu de lui-même , tandis que la liqueur se décolore , de même qu’il arrive quand on opère avec de la potasse pure ou de l’ammoniaque ; il ne reste non plus qu’une trace d’un précipité brun-noir. Si l’on fait bouillir la dissolution claire , elle ne se colore point par là en bleu. Lorsqu’on l’évapore jusqu’à siccité , et qu’on traite le résidu par l’eau , il reste un peu d’une poudre bleue, et la liqueur devient bleue au bout de quelque temps.

Une dissolution de bicarbonate potassique ne détermine d’abord aucun changement dans celle du chlorure iridique; au bout d’un certain laps de temps celle-ci se décolore , comme lorsqu’on la traite par la potasse ou par l’ammoniaque, mais sans donner de précipité.

Une dissolution de carbonate sodique décolore la dissolution du chlorure iridique , comme font la potasse et l’ammoniaque. La liqueur, quand on la fait bouillir, ne bleuit pas d’abord } mais avec le temps elle prend une teinte bleue.

Une dissolution de carbonate ammoniacal ne produit d’abord aucun changement clans la dissolution du chlorure iridique, mais elle la décolore au bout d’un certain laps de temps.

Une dissolution de phosphate sodique ne produit de prime abord aucun changement dans celle du chlorure iridique \ mais, avec le temps, celle-ci se décolore , ou prend une teinte faiblement verdâtre.

Une dissolution d 'acide oxalique n’y détermine également pas de changement dans les premiers momens; cependant une décoloration complète a lieu au bout de quelque temps.

E»ES BASES

Une dissolution de cyanure ferroso-potassique décolore sur-le-champ celle du chlorure indique.

Une dissolution de cyanure ferrico-potassique n y produit aucun changement ^ meme au bout d’un long laps de temps.

Une dissolution de cyanure mercurique est dans le même cas que la précédente.

Une dissolution de nitrate mercureux donne un précipité brunâtre clair.

Une dissolution de sulfate ferreux décolore la dissolution de chlorure indique , sans y produire de précipité 5 cependant , au bout d’un temps assez long , il se forme un précipité verdâtre sale.

Le chlorure stanneux produit un précipité brunâtre clair.

Une dissolution Rio dure potassique décolore dans le principe celle du chlorure indique, sans y déterminer de précipité.

La dissolution ou un courant de gaz suljide hydrique décolore , dans le premier moment , une dissolution de chlorure indique neutre ou acide; mais, au bout de quelque temps , il se forme un précipité brun de sulfure d’iridium.

Le suif hydrate ammonique produit , dans la dissolution du chlorure indique , un précipité brun, qui se dissout complètement dans un excès peu considérable du réactif. Lorsqu’on décompose cette dissolution par l’acide hydrochlorique , il se précipite du sulfure d’iridium brun.

Une baguette de zinc métallique qu’on plonge dans une dissolution de chlorure indique, précipite, mais incomplètement , l’iridium à letat métallique , sous la forme d’une poudre noire.

Les combinaisons de l’oxide et du chlorure indiques se décomposent quand on les fait rougir.

i3o traité danàlyse chimique.

4°. Oxide susiridique.

L’hydrate susiridique est brun , presque comme l’hydrate rhodique , auquel il ressemble aussi dans ses dissolutions : car lorsqu’on le dissout dans de l’acide hydrochlorique , la liqueur est jaune, mais elle devient rouge dès qu’on l’évapore. Le chlorure susiridique ressemble tellement au chlorure rhodique, que Berzelius pense qu’on serait excusable de les confondre l’un avec l’autre.

Les dissolutions d’iridium , qui contiennent ordinairement de l’oxide ou du chlorure iridique , dont la couleur est alors d’un rouge brun foncé, et qui ne sont vertes que rarement, quand elles contiennent du chlorure irideux, ne peuvent être confondues avec aucune des substances dont il a été question jusqu’ici , à cause de la manière dont elles se comportent avec les alcalis , notamment avec une dissolution de potasse , à cause de la facilité avec laquelle les combinaisons de l’iridium sont décomposées par le gaz hydrogène, et enfin à cause de l’insolubilité de l’iridium métallique dans l’eau régale. On les distingue des dissolutions rhodiques , avec lesquelles celles de l’oxide susiridique ont de la ressemblance, en les évaporant jusqu’à siccité , réduisant la masse sèche avec du gaz hydrogène , et faisant fondre le métal qu’on a obtenu avec du bisulfate potassique : l’iridium passe ainsi à l’état d’oxide susirideux , qui ne se dissout cependant pas dans le sel , et ne lui communique point de couleur , comme fait le rhodium. On peut aussi mêler le métal réduit avec du chlorure potassique , et chauffer le mélange dans du chlore gazeux, par le moyen duquel, quand il y a de l’iridium, on obtient du chlorure iri— dico-potassique ayant une couleur de brun noir, et qui donne une poudre d’un brun rouge, tandis que le chlorure rliodico-potassique a une couleur rosée.

DES BASES

3i. Oxides de l’osmium.

i°. Oxide osmieux.

L’oxide osmieux ressemble à l’oxide irideux ; mais il en diffère beaucoup en ce que, quand on le chauffe à l’air , il produit de l’oxide susosmique volatil, dont la vapeur, d’une odeur extrêmement désagréable , attaque vivement le nez et les yeux. Lorsqu’on le fait chauffer dans des vaisseaux clos , il ne se forme pas d’oxide susosmique. L’oxide osmieux n’a été mis en évidence que par Berzelius. Le chlorure osmieux , qui lui correspond, est vert et subli niable. Il se dissout dans l’eau, mais en se décomposant, avec formation d’oxide susosmique, que l’eau dissout’, séparation d’osmium métallique , et mise en liberté d’acide hydrochlorique. Le chlorure osmieux forme des combinaisons avec d’autres chlorures métalliques.

20 Oxide susosmieux.

Il se forme lorsqu’on dissout l’oxide susosmique dans de l’ammoniaque. Le produit estime combinaison brune foncée d’oxide susosmieux avec l’ammoniaque, qui , lorsqu’on la fait bouillir avec une dissolution de potasse et qu’on la lave ensuite , détone bruyamment. L’oxide susosmieux se dissout dans l’acide hydrochlorique; la dissolution a de la ressemblance avec la dissolution de l’oxide susirideux dans les acides.

3°. Oxide osmique.

L’oxide osmique est noir. Le chlorure osmique, qui lui correspond, s’obtient en mêlant de l’osmium métallique avec du chlorure potassique , et faisant chauffer le mélange dans du chlore gazeux , jusqu’à ce qu’il commence à rougir. La combinaison a une couleur rouge; sa dissolution est jaune. Lorsqu’on fait bouillir cette dissolution avec de l’acide sulfurique , l’odeur désagréable de l’oxide susosmique se dégage.

l32 TRAITÉ D’ANALYSE CHIMIQUE.

Le clilorurc osmique pur sc décompose, de môme que le clilorurc osmicux, quand on le dissout dans l’eau. Ses combinaisons avec d’autres chlorures métalliques ne subissent cependant point de décomposition lorsqu’on les fait dissoudre dans ce liquide.

Une dissolution de potasse ne produit point d’abord de changement dans ces dissolutions j mais lorsqu’on chauffe la liqueur, elle se colore en noir , un précipité noir se dépose ensuite, puis la liqueur redevient claire. Un long repos produit le même changement que l’ébullition , mais il faut alors plus de temps.

L’ ammoniaque n’altère pas non plus la dissolution du chlorure osmico-potassique dans les premiers momens ; mais, au bout de quelque temps, la liqueur brunit, et il s’y dépose alors un précipité brun.

Une dissolution de carbonate potassique ne change également pas la dissolution de chlorure osmico-potassique dans les commencemens ; mais au bout d’un certain laps de temps , il se forme un précipité noir , au dessus duquel la liqueur est bleuâtre.

Une dissolution de bicarbonate potassique se comporte de même \ cependant la formation du précipité noir n’a lieu alors que par l’ébullition.

Une dissolution de carbonate sodique se comporte comme une dissolution de carbonate potassique ; seulement la liqueur qui surnage le précipité noir est d’un bleu moins foncé.

Une dissolution de carbonate ammoniacal se comporte de même que l’annnoniaque.

Une dissolution de phosphate sodique ne détermine d’abord aucun changement 5 mais, avecle temps , il se produit un précipité noir , que surnage une liqueur bleuâtre.

Une dissolution d’ acide oxalique n’altère pas non plus la dissolution de chlorure osmico-potassique, même dans un laps de temps assez long.

DES BASES

Les dissolutions de cyanure ferroso-potassique , de cyanure feirico-p otas siq ae et de cyanure mer curique se comportent de même.

Une dissolution de suljate ferreux ne produit aucun changement dans celle du chlorure osmico-potassique.

Le chlorure stanneux donne un précipité brunâtre.

Une dissolution déiodure potassique ne change point d’abord celle du chlorure osmico-potassique 5 mais, après un long repos , il se forme un précipité noir , et la liqueur devient bleuâtre.

La dissolution ou un courant de gaz sulfide hydrique 11’altère pas d’abord celle du chlorure osmico-potassique 5 avec le temps il survient un précipité jaune brunâtre.

Le suljhydrate ammonique détermine un précipité jaune brunâtre , qui est insoluble dans un excès du réactif.

Une baguette de zinc métallique , plongée dans les dissolutions de l’osmium, le précipite, mais incomplètement, sous la forme d’une poudre noire.

4°. Oxide susosmique.

Cet oxide, qui se forme quand on chauffe â l’air l’osmiuin métallique et ses autres oxides , de même que quand on fait bouillir les dissolutions d’osmium avec de l’acide nitrique, est bien caractérisé par sa volatilité et par l’odeur extrêmement désagréable qu’il répand en se volatilisant. Il jouit cependant à tel point des propriétés qui distinguent les acides, qu’il n’en sera question que plus loin , dans le chapitre consacré â ces derniers.

Les combinaisons de l’osmium se reconnaissent très-facilement à ce que leurs dissolutions, quand on les fait bouillir avec un excès d’acide nitrique, répandent l’odeur désagréable de l’oxide susosmique , et â ce qu’elles sont susceptibles d’être réduites , par le gaz hydrogène, en osmium métallique , qui , de même que les oxides d’osmium , exhale cette odeur caractéristique toutes les fois

l34 traité d’àwalyse chimique.

qu’on le chauffe à l’air. Cependant lorsque les combinaisons de l’osmium contiennent de l’iridium } elles résistent davantage à l’action de l’acide nitrique et de l’oxigène. Le mieux , dans ce cas, est de les réduire avec du gaz hydrogène, puisque à l’état métallique la moindre trace d’osmium peut être découverte dans l’iridium, par des moyens qui seront indiqués plus loin.

3a. Oxides de l’or.

i°. Oxide aureux.

L’oxide aureux s’obtient du chlorure aureux par le moyen de la potasse ; cependant il n’a qu’une existence de courte durée, car il ne tarde pas à se convertir en or métallique et en oxide aurique. Le chlorure aureux se décompose de meme en or métallique et en chlorure aurique.

2°. Oxide aurique.

L’hydrate aurique est jaune brun. Quand l’oxide aurique a été précipité par une base de la dissolution du chlorure aurique, il contient toujours une certaine quantité de cette base. Si on le fait rougir, il se convertit en or métallique et en gaz oxigène. Le chlorure aurique est contenu dans la dissolution de l’or par l’eau régale. Chauffé jusqu’à la température de l’étain fondant, il se convertit en chlorure aureux*, une chaleur plus forte encore le réduit en or métallique.

Une dissolution de potasse , mise en excès dans une dissolution de chlorure aurique, n’y produit pas d’abord de précipité 5 au bout de quelque temps, la liqueur prend une teinte légèrement verdâtre, et alors il s'y forme un faible précipité noir.

L’ ammoniaque détermine un précipité jaune dans les dissolutions de chlorure aurique.

Une dissolution de carbonate potassique n’eu produit pas.

DES BASES» 1 35

Une dissolution de bicarbonate potassique n’en fait point naître non plus.

Une dissolution de carbonate ammoniacal détermine , avec dégagement de gaz acide carbonique, un précipité jaune, dans les dissolutions neutres de chlorure aurique.

Une dissolution de phosphate sodique ne donne pas de précipité.

Une dissolution diacide oxalique produit une coloraration en noir verdâtre foncé, due à de l’or métallique, qui exige beaucoup de temps pour se précipiter. A chaud, cet effet a lieu d’une manière plus rapide et avec dégagement de gaz acide carbonique.

Une dissolution de cyanure ferroso-potassique occasione, dans les dissolutions de chlorure aurique, une coloration en vert d’émeraude.

Une dissolution de cyanure ferrico - potassique 11e donne pas de précipité.

Une dissolution de cyanure mercurique n’en produit pas non plus.

Une dissolution de nitrate mer car eux détermine surle-champ un précipité noir.

Une dissolution de sulfate ferreux colore d’abord en bleu les dissolutions fort étendues de chlorure aurique , et en précipite ensuite de For métallique brun. Lorsque les dissolutions auriques ne sont pas trop étendues , elle y fait naître sur-le-champ un précipité brun foncé d’or métallique.

Une dissolution de chlorure stanneux , à laquelle on a ajouté assez d’acide hydrochlorique pour que la liqueur soit claire, colore celle du chlorure aurique en rouge pourpre , quand cette dernière est extrêmement étendue ; ce réactif fait naître dans les dissolutions plus concentrées un précipité rouge pourpre foncé , qui ne se dissout point dans l’acide hydrochlorique libre.

Une dissolution d \odure potassique colore en noir les dissolutions de chlorure aurique 3 il se dépose un précipité

i56 traité d’analyse chimique.

vert jaunâtre, et la. liqueur tient de l’iode en dissolution.

Le sulfhydrate ammonique donne, dans les dissolutions neutres du chlorure aurique , un précipité brun foncé , qui se redissout complètement dans un excès du réactif.

La dissolution ou un courant de sulfide hydrique produit un précipité noir dans les dissolutions neutres et acides du chlorure aurique.

Une baguette de zinc métallique qu’on plonge dans les dissolutions d’or, précipite ce dernier à l’état métallique , sous la forme d’un volumineux enduit brun.

Les combinaisons de l’or se décomposent et se réduisent quand on les fait rougir.

La dissolution neutre d’or rougit le papier de tournesol.

Les dissolutions d’or se reconnaissent aisément à la manière dont elles se comportent envers les dissolutions de sulfate ferreux , d’acide oxalique et de chlorure stanneux.

Les substances organiques réduisent l’or , et le séparent à l’état métallique de ses dissolutions Quelques-unes d’entre elles opèrent cette réduction plus rapidement que d’autres.

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