‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 4)Chapitre 34 sur 122 · OXIDE TUNGSTIQUE · texte numérisé non relu

OXIDE TUNGSTIQUE

L’oxide tungstique s’obtient , par la voix sèche , en faisant chauffer des tungstates alcalins avec du chlorure ammonique , et traitant la masse par l’eau , après qu’elle a été rougie. Il a une couleur noire: quelquefois il est jaunâtre \ dans ce cas néanmoins , il se trouve ordinairement combiné avec de l’alcali. Lorsqu’on le fait rougir fortement à l’air, il absorbe de l’oxigène , et se convertit en acide tungstique. Il ne se dissout pas dans les acides , et paraît en général ne pas pouvoir se combiner avec eux.

152 traité d’analyse chimique.

Au chalumeau , on reconnaît l’acide tungstique à la propriété dont il jouit de communiquer une belle couleur bleue au sel de pliospliore , dans la flamme intérieure ; cette couleur disparaît la plupart du temps dans la flamme extérieure, surtout lorsqu’on fond le globule sur du fil de platine. Quand l’oxide tungstique contient du fer, le globule acquiert une teinte rouge-de-sang dans la flamme intérieure. Leborax ne prend pas de couleur bleue par l’oxide , tungstique, dans la flamme intérieure , mais devient seulement jaune ou rouge. Lorsqu’on traite cet oxide avec un peu de soude , sur du charbon , dans la flamme intérieure du chalumeau , on obtient une poudre grise , de tungstène métallique, après avoir enlevé le charbon par la lévigation ; si l’on met davantage de soude , on obtient souvent une combinaison d’oxide tungstique et de soude ayant une couleur jaune et l’éclat métallique.

Je parlerai du plus haut degré d’oxidationdu tungstène, Y acide tungstique , en traitant des acides.

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