ACIDE IODIQTJE
L’acide iodique aqueux peut être obtenu cristallisé , i d’après Sérullas. Il se dissout aisément dans l’eau, mais il i est peu soluble dans l’alcool. A l’air, il ne subit aucun i changement. Il a une odeur particulière, dans laquelle on i ne peut méconnaître celle de l’iode.
La dissolution aqueuse de l’acide ioclique rougît le paj pier de tournesol, et le blanchit au bout de quelque temps.
L’acicle sulfureux , l’acide liydroclilorique et le gaz sulfide hydrique la décomposent de la meme manière que quand ils agissent sur l’acide chloricjue (p. 1 85).
La plupart des combinaisons de l’acide iodique avec des hases sont peu solubles ou insolubles , excepté celles avec des alcalis.
L’acide sulfurique et les autres oxacides paraissent ne faire subir aux iodales d’autre altération que de les convertir en suriodates et d’en séparer une certaine quantité d’acide iodique.
Quand on mêle les iodates avec des corps combustibles , et qu’on chauffe le mélange, ces sels détonnent bien, mais ils le font plus faiblement que les chlorates et les bromales.
Lorsqu’on fait rougir les iodates dans une petite cornue, ils se convertissent en iodures métalliques , avec dégagement de gaz oxigène. Si l’on opère sur un suriodate, il se dégage du gaz oxigène et des vapeurs violettes d’iode , et l’on obtient un iodure métallique pour résidu.
Le meilleur et le plus sûr caractère auquel on puisse reconnaître les iodates est la propriété qu’ils ont, quand on les fait rougir dans une petite cornue, de dégager du gaz oxigène et de se convertir en iodures métalliques. On constate sans peine le dégagement du gaz oxigène en présentant à l’orifice de la cornue une allumette en ignition , qui brûle sur-le-champ d’une manière très-vive. J’indiquerai plus loin, en traitant des iodures métalliques, comment on doit s’y prendre pour reconnaître un iodure métallique , ou plutôt l’iode dans les iodures métalliques,