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Manière de séparer l'oxyde ferrique de l'oxyde manganeux, de C alumine , de la magnésie , de ta chaux et des alcalis.— Lorsqu!on a de l'onde ferrique à séparer de plusieurs des substances dont il a déjà élé parlé dans les paragraphes précédens, la marche à suivre se déduit des préceptes que j'ai tracés à cet égard. S'il faut, par exemple , séparer l'oxyde ferrique de l'oxyde manganeux , de l'alumine , de la magnésie, de la chaux et d'un alcali fixe, on procède de la manière suivante : On ajoute à la dissolution une suffisante quantité de chlorure ammonique, ce qui n'est cependant point nécessaire quand elle est très-acide , et on la sursature ensuite avec de l'ammoniaque pure; le précipité qui résulte de là doit être recueilli sur un filtre avec beaucoup de rapidité, et en évitant autant que possible le contact de l'air. On précipite la chaux de la liqueur filtrée, au moyen de l'oxalate ammonique. L'ammoniaque a précipité l'oxyde ferrique et l'alumine, ainsi que de petites quantités de magnésie et d'oxyde manganeux. Le précipité est dissous dans de l'acide chlorhydrique , dont il faut éviter de mettre un excès, et bouilli avec de la dissolution de potasse. De cette manière , on opère la dissolution de l'alumine , qu'on précipite ensuite de la liqueur filtrée, ainsi qu'il a élé dit précédemment p. 46. La potasse a laissé sans le dissoudre l'oxyde ferrique, avec les petites quantités de magnésie et d'oxyde manganeux. On dissout ce résidu dans de l'acide chlorhydrique, on étend d'eau la dissolution, on la sature avec de l'ammoniaque, et on précipite l'oxyde ferrique par le succinate ammonique. La liqueur qu'un a séparée du succiiiatc ferrique parla filtration est mêlée avec celle qui l'a été de l'oxalate calcique. On y verse du sulfhydrate ammonique , afin de précipiter l'oxyde manganeux, à l'état de sulfure manganeux ; on filtre la liqueur, on la rend acide en y versant de l'acide chlorhydrique, pour détruire l'excès qu'on y a mis de sulfhydrate ammonique ; on la lait chauffer, on la filtre de nouveau, on l'évaporé jusqu'à siccité, et on fait rougir le résidu sec; on traite ensuite ce dernier par l'acide sulfurique, et on évapore à siccité la liqueur; le résidu sec est rougi avec du carbonate ammoniacal , pour convertir le bicarbonate alcalin en carbonate neutre, puis on le pèse. On détermine alors le poids du sulfate magnésique et du sulfate alcalin , après quoi on sépare ces deux corps l'un de l'autre , en suivant la marche
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quia été tracée précédemment , p. 32. 11 est mieux de précipiter à part les petites quantités de magnésie et d'oxyde manganeux dont la dissolution a été séparée du succinate ferrique par la filtration , et de ne point les mêler avec la dissolution qui a été séparée de l'oxalate calcique, dans le cas où cette dernière contiendrait encore de l'alcali. Les petites quantités de magnésie et d'oxyde manganeux qui ont été séparées de l'alumine, conjointement avec l'oxyde ferrique , par la potasse, peuvent contenir un peu de cette dernière.
La marche de cette analyse subit une modification quand la quantité de l'oxyde manganeux est très-considérable. Alors, avant de précipiter la chaux par l'acide oxalique, on précipite la plus grande partie de l'oxyde manganeux par le sulfhydrate amraonique, ainsi qu'il a été dit p. 61.
Détermination des quantités de l'oxyde ferrique et de l'oxyde ferreux quand ils se trouvent ensemble. — Cette détermination présente beaucoup de difficultés, qui se multiplient bien davantage encore quand les deux oxydes sont accompagnés d'un grand nombre d'autres principes conslituans, et dont on ne peut souvent pas triompher, lorsque la substance n'est point soluble dans les
Si l'on doit analyser des combinaisons dans lesquelles il n'entre que de l'oxyde ferreux et de l'oxyde ferrique , et qui soient solubies dans les acides , comme, par exemple, la pierre d'aimnnt naturelle et les diverses sortes de bati turcs qui se produisent quand on fait chauffer le fer jusqu'au rouge à l'air libre , on en prend une certaine quantité, qu'on dissout dans de l'acide chlorhydriquc. On ajoute de l'acide nitrique à la dissolution , et on chauffe le tout, afin de convertir l'oxyde ferreux en oxyde ferrique; ensuite, on étend la liqueur avec de l'eau, et on en précipite par l'ammoniaque l'oxyde ferrique, qu'on lave, sèche, rougit et pèse. D'après le poids de l'oxyde ferrique ainsi obtenu , on voit combien la substance a dû absorber d'oxygène pour que l'oxyde ferreux qu'elle contenait pût être converti en oxyde ferrique , et à l'aide des tables placées à la fin de l'ouvrage on détermine, d'après cette quantité d'oxygène, quelle était celle de l'oxyde ferreux. Quand on l'a déterminée 9 on en déduit celle de l'oxyde ferrique contenu dans la
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substance, au moyen de la différence de poids qui a lieu entre la quantité de substance sur laquelle on a opéré et celle d'oxyde ferrreux trouvée par le calcul.
On verra aisément qu'il faut observer la plus grande précision dans celte analyse. Dans les combinaisons de l'oxyde ferrique avec l'oxyde ferreux, la quantité du premier est ordinairement trèsconsidérabie en comparaison de celle du fécond. L'excès de poids qu'on obtient lorsque l'on convertit complètement la substance en oxyde ferrique n'est donc que très-faible, cl, pour peu qu'on commette une légère erreur en le déterminant, il résulte de là une très-grande erreur dans la détermination de l'oxyde ferreux.
Si la substance qu'on veut analyser contient de petites quantités de principes constitua ns qui soient insolubles dans l'acide chlorhydrique , par exemple de l'acide silicique , comme il arrive presque toujours, tant pour la pierre d aimani que pour les diverses sortes de batitures de fer, on filtre la dissolution, pour la séparer de ce qui ne s'est point dissous, on détermine le poids de ce résidu, et on le déàuit de celui de la substance qu'on se propose d'analyser.
On peut trouver d'une autre manière encore la quantité d'oxygène qui existe dans une combinaison composée uniquement d'oxyde ferrique et d'oxyde ferreux. On réduit les oxydes à l'état de fer métallique, en faisant passer sur eux un courant de gaz hydrogène sec, tandis qu'on les chauffe. On détermine la quantité d'eau produite par l'oxygène des oxydes du fer et par le gaz hydrogène.
L'expérience se fait de la manière suivante : On dégage le gaz hydrogène dans un flacon a, fermé par un bouchon à travers lequel
ont été pratiqués deux trous. L'un de ces trous donne passage à
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l'entonnoir b , qui est muni d'un long col. Par l'autre trou passe un tube de verre à dégagement , courbé à angle droit , et sur la longueur duquel on a soufflé deux petites boules ce. On met des morceaux de zinc cassé dans le flacon a, qu'on remplit ensuite d'eau jusqu'au tiers , en ayant soin que le tube de l'entonnoir b descende au-dessous de la surface du liquide. On verse peu à peu, par cet entonnoir, de l'acide sulfurique dans le flacon, et l'on produit ainsi un courant lent de gaz hydrogène, qui s'échappe par le tube de dégagement. Une grande partie de la vapeur d'eau qui est mêlée avec le gaz hydrogène se condense dans les boules ce ; cependant le gaz en entraîne encore , dont on le dépouille complètement en lui faisant traverser un tube de verre d, qui est rempli de chlorure calcique, et qu'un anneau de caoutchouc réunit au tube de dégagement ; par l'autre bout, le tube rempli de chlorure calcique est également uni , au moyen d'un anneau de caoutchouc, avec un autre tube de verre , dans le milieu duquel se trouve une boule e.
11 est nécessaire que cette boule e soit d'un verre assez fort, afin qu'elle ne soufire pas et n'éprouve point un commencement de fusion par l'action de la chaleur : c'est pourquoi , au lieu de la souffler dans le milieu d'un tube, il vaut mieux prendre une petite boule de verre fort, aux deux côtés de laquelle on soude de petits tubes en verre. Celui des petits tubes partant de la boule qui est le plus éloignée du tube d rempli de chlorure calcique, est tiré en pointe.
On commence par peser exactement la boule vide e , avec les deux petits tubes de verre qui y sont soudés, puis on y introduit la quantité qu'on veut examiner de la substance soumise à l'analyse , et l'on veille à ce que cette quantité y pénètre tout entière ; ensuite on nettoie soigneusement les deux petits tubes latéraux avec la barbe d'une plume , s'il y est resté un peu de la substance sur laquelle on va opérer. Cela fait , on pèse de nouveau la boule , et , par l'excès de son poids actuel sur celui qu'elle avait auparavant, on -trouve quelle est laquantiléde la substance qui doit être examinée.
Dans la plupart des cas , il convient d'employer celte dernière sous la forme de poudre , tant afin de pouvoir la décomposer plus