‹ Traité pratique d'analyse chimique suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substanceChapitre 49 sur 133 · DB L'ÉTAIN · texte numérisé non relu

DB L'ÉTAIN

Détermination de l'étain et de ses oxydes. Lorsoue le tain sa

trouve combiné, à l'état métallique, avec d'autres métaux, la méthode ordinaire qu'on emploie pour le déterminer quantitativement consiste à le faire bouillir avec de l'acide nitrique, aGn de le convertir en oxyde stannique , qui est insoluble dans cet acide. Quand , au contraire, il se présente à l'état d'oxyde slanneux dans une dissolution , on ajoute de l'acide nitrique à celle-ci , et on la concentre par l'ébullition : l'oxyde stanneux se convertit de cette manière en oxyde stannique, qui est insoluble dans l'acide nitrique et aussi dans l'acide sulfurique. Cependant, si la liqueur contient une grande quantité d'acide chlorhydrique, un peu d'oxyde stannique se trouve dissous par ce dernier. En pareil cas, on ajoute à la dissolution une suffisante quantité d'acide nitrique , et on la concentre par l evaporation , jusqu'à ce que l'acide chlorhydrique soit en partie détruit, en partie volatilisé. L'oxyde stannique insoluble qu'on obtient ainsi est recueilli sur un filtre et pesé après avoir été rougi.

On procède de môme quand la dissolution contient de l'oxyde stannique : on la fait également bouillir avec de l'acide nitrique, on la réduit à un faible volume par 1 evaporation, et l'on sépare par la filtration l'oxyde stannique qui a été mis en liberté. Lors môme que la liqueur contient celte sorte d'oxyde stannique que donne le chlorure stannique, et qui est en partie soluble dans l'acide nitrique à froid, en la faisant bouillir avec de l'acide nitrique on obtient encore l'autre modification de l'oxyde stannique qui est insoluble dans l'acide nitrique. Cependant il est nécessaire, pour arriver à ce résultat, que le mélange d'acide nitrique et de dissolution de chlorure stannique ait été amené , par l'éva-

poralion , à un assez haut degré de concentration. La séparation de l'oxyde stannique insoluble s'opère alors avec dégagement de vapeurs rouges d'acide nitreux.

On peut aussi précipiter assez bien l'oxyde stannique d'une dissolution , en saturant celle-ci avec de l'ammoniaque et y ajoutant une dissolution de succinate ammonique. Le précipité peut être recueilli sans peine sur un filtre et complètement lavé avec do Peau froide. On le fait rougir à l'air, et par-là on le convertit en oxyde stannique.

Quand une dissolution ne contient pas d'autres principes fixes que de l'oxyde stanneux ou de l'oxyde stannique, on fait bien , après l'avoir traitée par un excès d'acide nitrique, de l'évaporer jusqu'à siccité et de calciner la masse desséchée dans un creuset de platine. Après la calcination , il reste de l'oxyde stannique pur, parce que l'action du feu a dissipé les acides, lorsque ceux-ci sont volatils à l'étal de liberté.

Il n'y a pas jusqu'à l'acide sulfurique dont la calcination débarrasse complètement l'oxyde stannique. Cependant il convient , après avoir fait rougir l'oxyde stannique dans le creuset de platine , et l'avoir pesé, de mettre dessus un petit morceau de carbonate ammoniacal sec, de faire rougir encore une fois le creuset avec force, et de repeser ensuite l'oxyde. A l'aide de cette précaution, on dépouille celui-ci des dernières traces d'acide sulfurique ou de tout autre acide volatil.

Que l'étain existe à l'état d'oxyde stanneux ou d'oxyde stannique dans une dissolution , on peut le précipiter complètement parle gaz sulfide hydrique, après avoir étendu la liqueur d'une suffisante quantité d'eau , lorsqu'elle est neutre ou qu'elle contient de l'acide libre. Le gaz sulfide hydrique détermine, dans les dissolutions stanneuses , un précipité brun , qui est du sulfure stanneux, et dans les dissolutions stanniques , un précipité jaune, qui est du sulfure stannique. Ce dernier se dépose bien plus lentement que l'autre. Quand de l'oxyde stannique a été précipité d'une dissotion par le gaz sulfide hydrique , et que la liqueur est complètement saturée de gaz , la portion libre de celui-ci relient en dissolution une petite quantité de sulfure d'étain , qui se précipite néanmoins en totalité lorsqu'on fait digérer la liqueur, à une très-douce

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