DU BORE
Détermination de t acide borique. — La détermination quantitative de l'acide borique est accompagnée de nombreuses difficultés. Lorsque cet acide existe dans une dissolution qui ne contient aucun autre acide, ou dans laquelle il n'est accompagné que d'acide nitrique, on peut le déterminer d'après la môme méthode que celle qui sert pour les acides arsenique et phosphorique, c'est-à-dire qu'on ajoute à la liqueur une quantifcéexactement pesée d'oxyde plombique pur et rougi depuis peu , qu'on l'évaporé jusqu'à siccité, et qu'on fait rougir le résidu dans une petite capsule de platine tarée. On trouve ensuite la quantité de l'acide borique en déduisant le poids de l'oxyde plombique qu'on a ajouté de celui de la masse calcinée.
On ne réussit pas à déterminer la quantité de l'acide borique en évaporant la dissolution jusqu'à siccité; il s'en volatilise alorsune partie, avec les vapeurs de l'eau, ou surtout de l'alcool, si l'acide était dissous dans ce dernier mcnslrue.
Il n'y a pas de méthodes pour déterminer immédiatement la quantité de l'acide borique dans des dissolutions, en le précipitant sous la forme d'une combinaison insoluble, d'après la quantité de laquelle on calculerait la sienne. Nulle base ne forme avec lui do combinaison qui soit parfaitement insoluble dans l'eau. Aussi, pour doser avec autant d'exactitude que possible cet acide dan3 des borates, faut-il qu'on détermine combien un poids quelconque de ces derniers contient de bases ou de substances combinées aveç Jui, après quoi on trouve sa quantité par la perle.
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Pour séparer l'acide borique d'oxydes métalliques qui sont complètement précipitables d'une dissolution acide par le gaz sulfide hydrique, ou d'une dissolution, soit neutre, soit alcaline, par le sulfhydrate ammonique, on s'y prend de môme que quand il s'agit d'isoler ces oxydes de l'acide phosphorique. Les méthodes à suivre en pareil cas ont été décrites p. 351 et 353.
Manière de séparer l'acide borique de l'oxyde plombique , de la chaux , de la slrontiane et delà baryte. — On sépare l'acide borique de la baryte par l'acide sulfurique. Peut-être pourrait-on le séparer de la strontiane, de la chaux et de l'oxyde plombi que par la môme méthode que celle qu'on emploie pour dégager ces bases de l'acide arsenique et de l'acide phosphorique ( p. 278 et 359).
Manière de séparer l'acide borique de bases fixe*. — 11 existe une méthode pour séparer l'acide borique de toutes les bases fixes , quand ses combinaisons sont décomposables par l'acide sulfurique concentré , ce qui est le cas du plus grand nombre. D'après celte méthode, dont la connaissance est due à Arfvedson, on procède de la manière suivante : On pèse une certaine quantité de la combinaison réduite en poudre fine, on la môle, dans un creuset ou une cm pu II- de platine, avec trois ou quatre fois son poids de spath fluor, également pulvérisé, mais qui doit ê!re de la plus grande pureté, et surtout exempt d'acide silicique. On verse sur le mélange assez d'acide sulfurique concentré pour qu'en remuant le tput avec une spatule de platine , on obtienne une bouillie épaisse. Puis on le fait chauffer et rougir jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus de Ya peurs acides. L'acide borique se convertit par-là en gaz fluoride borique, et se dégage complètement, comme aussi l'acide sulfurique qui a été mis en excès se volatilise lorsque, sur la fin, on chaude le creuset jusqu'au rouge. Toutes les bases de la combinaison restent unies avec de l'acide sulfurique, et mêlées avec la totalité du sulfate calcique provenant de la décomposition du spath fluor. On trouve alors la quantité de chacune d'entre elles, 4'aprèsles ipélhodesqui ont été indiquées précédemment. Lorsqu'on les a déterminées d'une manière précise, la quantité de l'acide borique se déduit de la perte. Si les bases forment avec l'acide sulfurique des combinaisons qui soient assez solubles dam