DES ABT1GDLATI0NS
étrangers ariieulaires ? Je u'bésite pas à répondre par Taffirmative , malgré les
olijectioiis qui ont été dirigées contre celte manière de voir à plusieurs reprises, et
eaoore tout récemment par M. le docteur Panse. Ainsi, sans parier du fait si connu
de Nonro, j*ai lu, en t8/i3, à la Société anatomique, une observation et présenté
me pièce pathologique qui prouvait celte origine jusqu'à l'évidence. Il s'agissait
d'an malade qui, à la suite d*une chute, sentit en se relevant quelque chose qui
rooiaii dans son genou. Comme il continuait à souffrir depuis cette époque, il vint
poor se faire traiter à la Charité, où, par suite d'imprudences réitérées, il succomba
le TiDgt-cinquième jour qui suivit l'extraction de ce corps mobile. A l'autopsie, je
trouvai sous le condyle interne du fémur un emplacement ayant exactement la forme
do coq» étranger que j'avais conservé, et dans lequel nous pûmes le replacer; ce
nvps avait une face cartilagineuse et l'autre osseuse, et précisément la perte de sub-
met qu'avait subie en ce point la trochlée fémorale portait tout à la fois sur le
artilige et le tissu osseux. •
Mais je me hâte de dire que c'est là certainement l'une des causes les plus rares dei€orps étrangers articulaires, lescfuels sont ordinairement produits par des concittoM développées d'abord dans la synoviale, ainsi que l'a prouvé Laënnec
§ VIL — Des articulations.
Les diverses parties qui entrent dans la composition des articulations, synoviales, ipmenlset capsules articulaires, tissus osseux et cartilages, ayant été ainsi successifonent passées en revue, il faut étudier l'articulation dans son ensemble, c'est-à-dire coendérée comme un organe, et nous allons voir surgir de cette étude, faite surtout 10 point de vue chirurgical, des conséquences pratiques qui ne seront pas sans importance et qui n'auraient pu trouver place ailleurs que dans des généralités.
l)n organe est constitué par une réunion de divers tissus groupés pour accomplir me fonction, el pourvus d'un système de vaisseaux et de nerfs qui lui sont plus spécialeinent et quelquefois exclusivement destinés ; c'est ainsi que l'œil doit être considéré comme l'exemple d'un organe aussi parfait que possible. L'articulation remplit ï peo près ces conditions; on y trouve réunis divers éléments bien distincts, qui t'associent pour constituer un ensemble appelé à remplir des fonctions nettement déUmitées, mais néanmoins les vaisseaux et les nerfs qu'elle reçoit ne sont pas différents de ceux qui se distribuent dans les parties environnantes : aussi l'articulation De peut-elle être regardée que comme un organe d'un ordre inférieur.
Il semble que tous les éléments qui entrent dans la composition d'un membre, os, musdes, tissus fibreux, séreux, cartilagineux, aient été disposés en vue de l'articubtion ; tous, en effet, ont pour but le mouvement et la locomotion, dont le siège est Farticulation, et qui, sans elle, seraient impossibles. Aussi, voyons-nous ces mêmes éléments s'amoindrir et s'atrophier, quelques-uns même disparaître complètement lorsqu'une cause quelconque vient à supprimer l'articulation pour laquelle ils semblent créés.
De ces considérations anatomiques découle cette conséquence pathologique, à sa\oir, que les maladies des extrémités articulaires des os, ou de la synoviale, ne ressemblent que de loin aux affections des systèmes osseux et séreux , car elles se conipliqueut bientôt les unes des autres, envahissent toute l'étendue de l'articulation et prennent alors des caractères particuliers, qui en font non plus seulement de
M ANATOMTK GpM%Jd.K MÉDIGO-GHIRiniGIGALE.
»iin|)li*i (HHU'iUm on de liinplGf» inflammations sércuMs, mais des maladies complexes ayant des symptômes différents et une marche différente. Toutefois, ce D*est pas S(Milenient parce» c|nn l<*s ostéites se compliquent de synovite, et réciproquement, que les aflections articnlain*s ont une physionomie particulière, on cachet spécial ; c*e8t enC/ore et surtout parce (|uc les mouvements continuels auxquels ces organes sont simuils enveninieni et dénatun*nt Faltération primitive, d'où j*ai déduit cette conséquence pratiqiK*, que la première condition pour guérir les maladies articulaires était de hm ramener à l'état simple, de les débarrasser de celte complication en les inimo' hiliâotit.
I/es divers tissus élémentaires qui entrent dans la composition des articulations y sont tellement amalKainés, qu*on me passe Texpression , qu*il est bien difficile que l'nn d'eux soit hnigtemps mala<le sans que les autres participeht plus ou moins à l'afTection primitive ; ils sont en quelque sorte solidaires. C*est ainsi que les inflammations de la synoviaW seproïKi^nitaiix tissus sous-synoviaux, fibreux et autres, et surtout aux extréniitésoHseuses|)arrintermédiaire du périoste qu'elles recouvrent immédiatement, de mi^ine cpie Ton voit les ostéites délenuiner, dans les parties molles qui l<*H n\oistnent, mnis priiiripaienient dans les synoviales, des inflammations qui, en raison des difrôitMicivs dt* susroptihilitc H de \ascniarisation, y marchent souvent d'un |Kis plus rnpido qiu* dans le tissu où elles avaient pris naissance. C'est de cette tendance incf*ssant<* de rinllainniation <i so généraliser à touto la jointure, que résulte, lomqiie la maladie est arrivée à un certain degré, et quels que soient d'ailleurs Torigine vi le siège primitif du mal, cette similitude de symptômes, qui n'a pas peocoo* iribné ^ end)rouiller ce |)oint déjà si oliscur de pathologie.
Il im|HM'te toutefois do se rap|H'ler que ces différents tissus ne jouissent pas tout au nu^me degiv de ces pro|iriétés (pii les rendent aptes à contracter les phénomènes intl4iuu)atoires. sans quoi Ion se\|)oserait à retomber dans l'état d'incertitudes! heureusement di!^i|H^ |uir les progn's de ranalomie de stnicture ; j'ai suffisamment insisté sur ces divers |M>inls, dans les chapitres qui précèdent, pour qu*il me soit permis de n'y plus n*\enir.
Les articulations sont, en général, accessibles au sens du toiiclier, mais il en est quelques-unes qui. sous ce ra|>tH>rt. sont plus fa\orablenH'ttt >ituées, le genou, par e\etn|tle, où le |^us |H'tit èpuclunnent de liquide |vut être facilement recooDu; au eimtrain^ ranif ulatiou scapnKv-humêrale, mais surtout ci^le du fémur avec l'os des lies, est si (M^^k^iulémetii |4ao(V. que son *. \ploration est toujours, sinon im|ios5ible« au oHMiK iivs dirticde, Au:^ le dia&:no$iic des maladit's dt's articulations que Tépak- »wr de« muscle» ik'r\>be à lexann^n. est-il généralement beaucoup plus obscur que cWui dt^ autres fMUturvs |^ik» siqH^HicieiienK'nt sîtutvs* et qui ont presque toojoan ou tk^ |vîots de kiir cinMUiVreace pour ainM dire H^us-cutauê ei par coBséqnett facile i e\^>kvrvr.
I*e<te iVnih rv crr\Avtaa:KV {vrtuet t'no^re \V\ pratiquer |^U5 fxiieiBeBt de» pooc» lii^tts A\i! ixHir er ctKivr les hquides jiH>niuîefiKiit aecumuîes. *xt pour en injecter iW »"LV\l;v\ï'v.vr.\-'.'.\. Lvr.;.v':<i: r. ^■v;..v::< xi:- ! ir 11' * ^vs4:uW-:S !i ^ri^iqiH' n'a p« r«Kwv\kvxw et- ^y-rvrt- r««M'r*. J^ v'irit. v^^vtxùu:. eue * d '.-^t un ùi'. K<|imà la
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