‹ Traité pratique d'anatomie médico-chirurgicaleChapitre 22 sur 122 · DES ARTICULATIONS. S · texte numérisé non relu

DES ARTICULATIONS. S

acquis eelte conTicthm qu'on s'était beaucoup exagéré théoriquement les dangers de ce moyen thérapeutique.

D*oà vient donc que les plaies accidentelles des articulations, aussi bien celles par instruments piquants, que celles qui ouvrent largement la cavité articulaire, sont si touvoit suivies d'accidents formidables et quelquefois mortels t On a pensé que ces dWérences tenaient à ce que dans les ponctions faites par le chirurgien, la pénétration deTur n'avait pas lieu, tandis que dans les plaies accidentelles il en entrait toujours mie certaine quantité. Là n*est pas la véritable cause : j*ai vu souvent h la suite des pondions articulaires, le liquide évacué être remplacé par une quantité notable d*alr fie l'on pouvait constater par la percussion, et je ne crois pas que jamais, dans aucune fhie articulaire, suivie d'accidents graves, il ait été possible d'en trouver autant que dm one jeune fille, de mon service, à laquelle j'avais ponctionné une hydarthrose do genou. L*aide qui devait pousser l'injection ayant négligé de purger la seringue d'air, il en avait été projeté dans la cavité articulaire une quantité si considérable, qie le cul-de-sac synovial était réellement distendu comme un ballon : malgré cela, tt s'y rat pas le plus petit phénomène de réaction, et la jeune fille sortait de l'hôpital pvMtement guérie trois semaines après.

Sorait-ce, comme on Ta prétendu, parce qu'alors il y a eu seulement aeeès, et non eifftiiation du fluide atmosphérique, que ces ponctions ne sont pas suivies d'accideot8?G*e8t là sans doute une des raisons mais il y en a d'autres encore, et la princlpile, selon moi, c'est que les individus dont l'articulation est accidentellement ouverte, tgaonnt les dangers qu'ils courent, au lieu de garder le repos continuent à agir, d'où léralte une Irritation des bords delà plaie cutanée, qui se propage, en suivant le trajet derinstniment, jusqu'à la synoviale. Le chirurgien, au contraire, loi-squ'il pratique lapoBCtion non-seulement réunit immédiatement Icsbords de l'incision, mais encore coodimne le membre au repos le plus absolu, et dans le cas où il ne peut obtenir da malade une parfaite immobilité, il doit redouter les mémos accidents que dans les plaies articulaires accidentelles. C'est ainsi que j'ai vu périr un malade auquel X ydpeau avait extrait un corps étranger articulaire du genou par la méthode souscofiDée; la nuit qui suivit l'opération, il avait parcouru la salle pour recueillir l'urine de les voisins, avec laquelle, d'après des idées bizarres, Il arrosa son pansement. Ce mode de transmission inflammatoire de proche en proche ne diffère pas de celui qn'on observe quelquefois à la suite de l'opération de l'hydrocèle, et sur lequel A. fiérard avait attiré l'attention des chirurgiens.

Il est encore une autre remarque qui n'a pas été présentée, que je sache, et qui n'est pas sans importance. A l'état normal et dans le jeu régulier des fonctions, les parois articulaires sont appliquées exactement sur les os par la pression atmosphérique, en sorte que le réseau vasculaire sous-synovial en cet état de compression continue ne peut contenir que très peu de sang; mais, que, par suite d'une communication avec l'atmosphère, cette disposition vienne à cesser, le sang va se précipiter dans les voles qui lui sont ouvertes, apportant aux surfaces articulaires les éléments indispensables de toute inflammation. S'il n'est entré que peu d'air, et qu'il ne paisse plus s'en introduire, si, d'ailleurs, l'articulation est maintenue immobile, cl si, surtout, le trajet de la plaie n'est pas irrité, les conditions physiques premières restant à peu près les mêmes, les phénomènes Inflammatoires pourront ne pas se déclarer; mais dans les conditions opposées, des accidents d'autant plus terribles se développeront que les surfaces vasculaires seront plus étendues.

Le% conséquences pratiques qu*ii faut tirer de ces considérations, c'est que : i" il iinporln avant tout de mettre le membre dans rinimobilité la plus absolue; 2* de préserver Torifice cutané de la plaie de tout contact irritant; 3* d'empêcher au plus vite l'accès continu de l'air dans la cavité synoviale.

Toutes les articulations, même celles qui paraissent le plus immobiles, peuvent, selon les remarques de Cliaussier, exécuter de légers glissements ; sans cela, elles n'auraient aucune raison d'être. Aux membres supérieurs et inférieurs, elles sont douées d'une telle mobilité, et sont tellement solidaires, qu'il n'est pas possible de remuer un doigt ou un orteil sans que toutes participent au mouvement. On peut vérifier la réalité de cette remarque sur les sujets atteints de ces arthrites aiguës ou chroniques, qui donnent lieu à des douleurs térébrantes et atroces, dont nulles autres n'approchent. Le poids de la couverture, le moindre ébranlement du lit arrache des cris perçants aux malades, qui n'osent se livrer au sommeil de crainte de mouvements involontaires. Pour calmer ces souffrances on a en vain recours à tous les narcotiques : une seule chose les soulage, c'est l'immobililé absolue du membre malade. Mais comment l'obtenir ? Toutes les gouttières et autres appareils plus ou rooim amovibles sont impuissants, parce qu'ils laissent toujours aux surfaces articulaire! hi possibilité de quelques glissements, et j'ai dit que, quelque légei*s qu'ils fussent, ils réveillaient les souffrances. C'est alors que le bandage inamovible solidifié rend d< précieux services, lui seul en se moulant exactement sur la forme du membre, qoll emboîte et dont il forme une seule pièce, |)cut procurer ce soulagement tant désiré, et encore faut-il toujours alors immobiliser les articulations supérieure et inférienn à celle qui est le siège du mal, si l'on veut obtenir un résultat complètement satis* falsani (I).

Dans les cas de fractures articulaires, c'est encore à cette malencontreuse mobiKlé que le chirurgien doit chercher à parer, et les recherches de M. Bonnet et de M. Alplu Guèrin fi^ ont démontré que dans les fractures de Text rémité supérieuR de rhuuHTUs et du fémur, comme dans celles de la clavicule, ce n*élail point tant) Tab^^nce de nutrition du fragment supérieur, qu*il fallait attribuer la non-coosoK* dation, qu*à la mobilité continuelle que communiquaient à ce fra$;mrnt les nuiuveuHMits du Ironc aut|uel il reste attaclié |^r le» liens articulaires ru les attaches mu» cubinRk l"c^t |)Our rviuédier, autant que p«i$sihle, ï cet inconiénient. que le chiror gîeu de Lyon a imasdné, dans les frac(urv$ du col fémoral, d'immobiliser le tronc (*n UH^mo temps qui* les unnubres. à Taido d'un appareil qui emboite le malade depoî les |^\b jttsqtrau H!esi^>us des ais^ellos.

Mais cette îmnH^îtté, qu'on a tant de peine i obtenir, devient quek|Defit>b. eilfr mcmo. U souhlv d'altérations graves et sérieuES<?s« >i eil^ se prolooçe trop longtemps: le but |4i>sk^>^Hiue. en vortn duquel e\i5t^'nt les articnUtioos. «f tant sopprinii^. cllfl defvarabswiil OHimu- on;an^' du nMHivemtut : ^^n u^ïi alors ks cartiUs:es devenu» in» lîèes s'ibA^rKrf, des AlNfn?tt:es sVtabttr encre ks jurfiOfs synoviafassv aos^i bici i|n^etttnr Ws <«, et i\mk>».^^ s'vuNii- drrtinîcivenieoL I« b«? £ats qQe»naler ici le c\>ii»i'%|nettcv> àr c>?' :e Lir«tî».^bt!iU' pi^-^iMt^vt* : «:a trr»aien dui> k 7"-rv--' 'f*» fyiKtwrti vW M. MatofiÇiK 5 Cuv.Tji '^s v>.ui .s q?i»> r^vloai* Oftîc imff?€tantr: qwsci^ML

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