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CAVITÉ THORACIQUE

dapté à h trachée, l'insafflatioD pulmonaire, pois je pressai doucement sur la paroi horacique, de manière à stmuler le jeu de la respiratiou, et nous vîmes d'abord le oomon qui glissait à frottement contre la paroi costale descendant dans Tinspiraion, remontant dans l'expiration, s*en détacher tout à coup et assez brusquement, ins qu*il fâtdès lors possible, par la pins violente projection d'air dans la trachée, !e le faire s'accoler de nouveau contre la plèvre pariétale.

La résonnance tympanique, étendue à tout le côté correspondant du thorax, NN» démontra qu'il s'était eiïectué là un épanchement d'air considérable dans la avlté pleurale. Nais, pour le constater d'une manière plus positive eucorê, je fis cnerde l'eau dans la perte de substance faite au troisième espace intercostal, de namère à immerger la plèvre pariétale, puis j'y fis une ponction, et nous vîmes bouiU Miner l'air qui sortait spontanément, en quantité notable, et sans qu'il fût mèiife léœssaire de presser sur le ventre ou la poitrine. Puis l'ouverture de ce côté du borax nous montra le poumon complètement libre d'adhérences, affaissé sur lut- Dême vers sa racine; il existait à la partie postérieure du lobe moyen une petite plaie i*aD demi-centimètre au plus d'étendue, n'ayant pénétré qu'à un ou deux millimères environ, et qui, par conséquent, n'avait intéressé que les deniicrs culs-dc-sac ironchiqoes; lorsqu'on faisait l'insufilation, envoyait l'air s'échapper des vésicules 008 forme de petites bulles qui venaient crever à la surface.

Profitant de ce que les poumons de ce sujet étaient parfaitement sains, je répétai 'expérience sur le côté gauche du thorax, mais en la variant ; ainsi, au lieu de faire une bât large, je me bornai à une simple piqûre et je la pratiquai sur la portion du poumon [oe je pouvais inspecter ; la respiration artificielle fut faite avec beaucoup de doucor, et nous vîmes alors la plaie passer et repasser sous nos yeux sans qu'il en sortît le balles de gaz. Mais une fois ce résultat constaté, je fis, avec les mômes précau- »D8, une large incision au poumon, et le pneumothorax se produisit instantanément; nis, comme pour le côté droit, il nous fut facile de nous assurer de la présence de 'air dans la plèvre et de la rétraction du poumon, qui se trouva également libre ['adhérences dans toute son étendue. N'oublions pas de dire qu'il ne se manifesta pas e moindre signe d'emphysème extérieur dans le point correspondant à la plaie faite ox parois thoraciques.

Depuis j'ai répété souvent ces expériences, et avec des résultats identiques, toutes » fois que le poumon était sans adhérences et son tissu sain et exempt d'infillraions, soit tuberculeuse, soit liquide, soit gazeuse.

Lorsque le poumon, au lieu de jouer librement dans la cavité pleurale, est attaché m parois costales par des adhérences, même très minces, le pneumothorax ne se »roduit point ou se produit d'une manière incomplète. Sur un homme robuste cl igoorenx qui avait succombé rapidement à la suite d'une chute sur la tête, je vouas rendre les élèves de l'hôpital Saint-Louis témoins de ces phénomènes. Avec l'aide le deux de mes internes, MM. Maugin et Capelle, je procédai donc ainsi qu'il vient l'être dit, et au moment où fut pratiquée la respiration artificielle, je constatai, ion sans un certain désappointement, que le poumon que nous avions sous les yeux m lien de se déplacer restait fixé à la paroi costale, complètement immobile. J'annonçai alors que de deux clioses l'une : ou qu'il devait y avoir des adhérpnces, ou qo'il n'existait point de plaie au tissu pulmonaire. A l'ouverture du thorax nous trouvâmes la plèvre incomplètement remplie d'air, le poumon à peine aiïaissé et seulement détaché de la surface diaphragmatique, tandis qu'il était maintenu d'autre

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part coutre les parois costales antérieures et latérales par des adhérences assez cuurln mais nombreuses.

Du côté opi)osé, les résultats présentèrent quelques diflerciicos : aiasi le pooiuoa insuillc se détacha de la paroi costale, mais pas assez |M)ur que nous pussions k perdre de vue. A chaque nouvelle iusufllalion on le voyait se gonfler et se rapproclKi de la plèvre pariétale, sans jamais arriver toutefois jusqu'au contact. LV&anicn di thorax nous le ntonlra attaché à la face interne de la paroi costale au niveau dr la quatrième cote, à 5 centimètres en\iron du sternnnt par une brkle pseudo-uieinbia* neuse ayant plusd*un centimètre de longueur et qu'une faible traction su flit à rompre, il semblerait qu'une fois rendu libre le |)oumon dût s'afTaisscr inimédiatenimi; il n'en fut rien, il resta distendu, son tissu semblait a\oir perdu sa rétraclilité. ki l'incisaul, nous constatâmes un peu d'emphysème interlobulaire et nous altribuâniei celte perte d'élasticité à l'inliltration d'air dans le tissu cellulaire sous-pleural, infiltration occasionnée peut-être par rinsufllation que nous avions, dans ce cas, ]H)u>M*eà dessein plus loin que dans les cas précédents. Peut-être aussi les adhérences, fi gênant la locomotion du poumon, lui font- elles perdie en partie son élasticité.

Dans une autre circonstance où le pneumothorax ne s'était pi*oduii que d'onc manière incomplète, je constatai que le |M)umon était cependant libre d*adhéreoa& Lorsqu'on le distendait par rinsulllation, de manière à lui faire remplir la place qui occupait normalement dans la cage thoraci(|ue, il revenait bien un peu sur hii-iui'iiK. mais d'une manière incomplète et ne s'alTaisi^ait jamais au delà d'un certain d«gréî il restait alors inerte comme une éponge. En l'incisant, je le trouvai inliltré dc»aig et de sérosité comn)e dans la pneumonie dite hy|)ostatique, ce qui expli([ue ciite absence ou, |M)ur parler plus exactement, celte diminution de la rélractililé.

De ces e\|>ériences déroulent plusieurs consétpiences importantes, qui troii\t*roil leur place plus loin; la seule chose que je \enille faire remarquer pour le nioineot, c'est que la cage thoracique restant intacte, si l'air s'introduit dans la cavité |)leunk par les bronches, la rétraclilité pulmonaire s'exerce exactement comme dans les (B où la comnumicalion s'eiïeclue par les espaces hitercostaux, et le pueumollMirax se produit de la môme manière.

1 leste mainUMiant à déterminer sous quelle influence la |)éripiiéric du |)ounK)ii est ainsi sollicitée \ers les parois thoraci(|ues lorsque la cavité pleurale est intacte; qiwUe est la force qui lutte et triomphe de celte rétraclilité pulmonaire. Or, c'c*sl, eu premier lieu, rélaslicité des cotes et des cartilages qui jouent le rôle d'ageos iMhsifs, el« en second lien, les puissances nmsculaires qui tendent, en écartant les |)aruis ihunciques, à faire le vide dans la cavité pleurale, vide que vient combler le pouuioi pressé par ratmosj)hère pesant sur tous les cnis-desac bronchiques.

Ainsi, dune part, à la |>ériphérie du poumon, tendance à la formation d'uu \\it. en \erlu duquel cet organe est appelé vers les parois thoraciques; d'autre |)arl, alirac* lion vers sa racine |)ar le tissu rétractile qui lui est propre : telles sont les deux force qui luttent sans cesse entre elles, et dont l'équilibre est hulispensablc au jeu régulier des fonctions res))iratoires. Si, par la pénétration de l'air dans la cavité pleurait', Ir \ide \irlii(*l est su))primé, le poumon, livré à la toute-puissance du tisHi réiraclihf. s'aiïaisse; si c'est, an contraire, l'actiim de ce tissu qui vient à faire défaut, il ut re\ienlplus sur lui-même que d'une manière insuflisante, et, dans les deux ca.s lii fonctions de l'appareil sont gravement conq)ronnses.

Quaul à la force d'expansion dont quelques auteurs se sont plu à doter les pou-

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