DE LA POITRINE EN GÉNÉRAL
voluuic do thorax, cl par conséqueul des [louinons. De |)lu8 sur cinquantc-irois sujets adultes ou vieux, pris au hasard à ramphithéàtrc des hôpitaux, il a vu : l'' que la voinuie despouinous est très variable, et cela dans des limites étendues d'un à (rois environ ; 2* qu'il est en général beaucoup plus considérable chez Thomme que chez h feniroe.
La mensuration de la poitrine, pour être pratiquée convenablement, doit être feite le compas d'épaisseur dit de Baudelocgne, dont les accoucheurs se servent pour rer l'écartement des épines iliaques et la distance qui sépare le sacrum du pubis. Mais il n'est indispensable que pour Télude des diamèlres de la circonférence supé- Héare, car, pour toute la portion du thorax située au-dessous des bords des muscles grand dorsal et grand pectoral, la mensuration circonférenlielle donne des résultats ntisTaisants.
Poor mesurer les diamètres du sommet de la poitrine, on porte d'abord les branches dn compas dans le sommet des creux axillaires, là où les parois costales ue sont recou* «cites que par une faible épaisseur de parties molles, puis sur la fourchette stcrnale et rapofihyse épineuse de la première vertèbre dorsale. On peut ainsi se faire une tte assez précise de la capacité du sommet de la poitrine.
r. Chex les enfants, les conditions ne sont pas les mêmes que chez les adultes : la poiest plus arrondie et comme cylindrique ; le diamètre antéro-postérieur est à prédominant sur le bicostal, et enfin les diamètres su|)érieurs se rapprochent imntage des diamètres inférieurs.
dm les femmes, au dire de 31eckcl^ les diamètres supérieurs seraient relativc" I aénl plus larges que chez Thoinme, ce qui est évidemment une erreur et tient à ■ mode vicieux de mensuration (1 ).
Cette configuration générale du thorax n'a rien d'ailleurs qui doive surprendre, de ne fait que reproduire très exactement celle des deux poumons dont la l)ase, ainsi %i*on sait, repose sur le diaphragme, et dont lasommet répond aux creux sus-clavicnUres; il est donc naturel que les parois costales, flexibles et mobiles jusqu'à l'âge lapins a?ancé, se moulent en quelque sorte sur eux.
Le diamètre antéro-postérieur, encore rétréci par la saillie des corps vertébraux, Ctt très étroit; c'est qu'il ré[>ond au médiastin, c'esl-h-dire à l'intervalle qui sépare les deux poumons, tandis que le diamètre transversal, beaucoup plus considérable, indique précisément le degré d'amplitude acquis par le tissu pulmonaire. De même la droonférence inférieure de la poitrine ne présente cette prépondérance sur la circon- Hrence supérieure que parce qu'elle répond à la base des deux poumons, toujours si iKgenient développée eu égard au sommet.
Cette supériorité des diamètres inférieurs du thorax proprement dit sur les supérienis existe chez tous les sujets; mais elle est d'autant plus marquée que les indilidos sont plus robustes, ainsi qu'il est facile de s'en assurer par la mensuration à Taide du Gom|)as d'épaisseur. Il semble, au premier abord, difficile de concihcr ces résultats avec cette proposition vulgaire également vraie, à savoir, que le dévetopjje- Rieii/ de la poitrine se révèle par la largeur des épaules. Rien n'est plus simple cependant; il suffit, en effet, de faire remarquer que l'amplitude de la respiration l'accompagnant toujours d'un développement proportionnel du système musculaire, et la partie supérieure des membres thoraciques y participant à l'égal des autres
(I) lleckel. Manuel d'analon^t i*I> P» 0i>*
J90 ANATOMIB DES BÉGIOXS.
r4*giontt , le diamètre biacrooiial doit présenter cliex les sujets vigourcui cl bie» musclés un élargÎMemeot proportionnel d*autant plus notable, que la base du tborai, à peine recouverte d'une mince couche musculaire, ne subît jamais de grands changements.
l.a dircciion générale du thorax est oblique d'avant en arrière et de liant en bak.
Son diamètre vertical est mesuré en avant par la hauteur du sterniim, eu arrièit par celle de la colonne dorsale, et il est invariable, mais sur la ligne médiane seulement, car k droite et k gauche il est sujet k de nombreuses oscillations en raiaoo^ rabaissement du diaphragme.
Le diamètre transversal ou bicostal, qui s*étend du sommet de la couvciité dn côtes d*un côté i celle du côté opposé, est d'autant plus étendu qu'on rcxamine plu inféricurcmcnt, cl il varie suivant Tétat de la rcspii-ation : si elle est costale^ c'està-dire s'exécutant par le jeu des côtes, il s'agrandit dans l'inspiration et diroînoedaii l'expiration ; si elle est au contraire purement dtaphragmatique, il reste à pen piè invariable.
Le diamètre anléro-|)ostéricur ou sterno-vertébral est, de tous, le moins étendnt il est susceptible aussi de variations par suite de l'élévation du slemnm,
Kn raison de leur grande flexibilité, les parois thoraciques peuvent être repotoste en dehors, ou attirées en dedans, d'où résultent des altérations de forme qui Mt ])eaucoup occupé les palhologistcs modernes. On sait que dans les épaocbeoMN récents, les espaces intercostaux soulevés par le li(|uide boml)ent et présentent uiéM de la fluctuation; mais les arcs osseux, maintenus par les^ muscles interoostan, ne se défoiment pas tout de suite, et ce n'est que plus tard, alors que la maladie passe à l'état chronique, que les fluides épanchés agissent sur les côtes ellesHulaMib
1/orsque l'épanchement disparaît, les côtes, ainsi que l'a démontré Oelpech, l'iffaissent, attirées, selon lui, par la rétraction du tissu inodulaire qui forme hi baïada pseudo-membranes pleuro-pulmonaires. Peut-être U réiractilité propre du poona n'y est-elle pas étrangère ; néanmoins, et quelle que soit la valeur qu'où doive attribuer à cette explication, le fail est certain et doit être pris en considératioB par il médecin qui se livre à l'inspection des parois thoraciques.