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7/|8 ANATOIIIE DES BÊGIONF.
1^ muqoeiise nréthrale est très pen résistante, fl safiit de qndqnes traclions poar la déchirer. Ainsi s^expliqae la facilité avec laqnellese font les fausses rontcs, snrtom lorsqu'on se sert de bougies rigides et pointues.
En exi'luraut Turèthrc d'arrière en avant, on y rencontre des sillons, des rides, des replis et des orifices grands et petits ; j'appellerai plus particulièrement raUentionsur les replis et les orifices à cause de leur importance au point de vue des manœuTm opératoires et de la pailiologie.
Les replis sont généralement situés sur la paroi supérieure du canal, quoiqne cependant on en rencontre quelquefois sur la paroi inférieure, ainsi que Ta indiqué Amussat. Ces replis en fonne de valvules ressemblent en eiïct aux \aUules qu'on rencontre sur les parois veineuses; ils olTrent un bord libre semi-lunaire dirigé en avant. I^i-squ'on les soulève, on découvre une cavité dont la profondeur varie, cavité se lermiuanl en cul- de-sac et se prolongeant jusque dans le tissu cellulaire sousurélliral ; ce sont les lacunes de Mortjaipu. On les rencontre habituellement en nombre variable dans le fond du sillon que présente le canal à sa face supérieure..
Parmi ces replis il en est un plus considérable que les autres, que !^1. A. Guérin a décrit comme une véritable valvule de Turèthre (1). Selon lui, elle existerait constanmienl et siégerait à 2 centimètres environ du méat, sous la paroi supérieure. M. Jarjavay, au contraire, ne la croit pas constante, et, sur soixante et dix urèlhros examinés dans ce but, en a trouvé onze qui en étaient dépourvus. Il a vu également sa distance très variable par rapport au méat : ainsi tantôt elle est située à 8, iO et 12 millimi'tres, mais il n*est pas rare de la rencontrer à 18, 20 et 26 milliaiètres ; une fois même elle était à 5 centimètres. Selon le même obsenateur cette valvule existeiait indépendamment des glandules tubuleuses dont au contraire les autres lacunes de Morgagni sont pounues ; eiïectiveraent on ne rencontre souvent au-dessous d'elle ni orifices glandulaires, ni produit de sécrétion (2).
Il n'est point rare de rencontrer entre cette valvule princi|)ale et le méat d'autres petits re|)lis situés à 1, 2 et 3 millimètres seulement en arrière. De même, d'autres lacunes peuvent se rencontrer dans d'autres segments du canal que la portion spongieuse. Ainsi on en trouve jusque dans la portion musculeuse ; mais elles sont en général bien moins accusées, et quoique généralement leur ouverture soit dirigée en avant, il en est quelques-unes qui regardent en arrière.
M. le docteur Godard a montré à la Société anatomique une valvule siégeant sur l'extrémité antérieure de la prostate, et dont le botxi libre était tourné en arrière, de telle sorte que l'urine en passant devait la soulever (3).
La muqueuse du canal est semée d*orifices grands et petits, irrégulièrement disperses dans ses divers segments ; ces orifices ne sont autres que les ouvertures de glandules découvertes par iMorgagni.
Dans la partie spongieuse elles siègent à la paroi supérieure, et plus particulièrement le long du sillon longitudinal supérieur. In grand nombre s'ouvrent dans le fond des lacunes de Morgagni , c'est-à-dire dans les replis >alvulaires précédemment signalés, mais beaucoup ont leur orifice direclomcnl situé .sur la surface urélhralo: leur cx)nduit excréteur rampe obliquement sous la muqueuse d'arrirre en a\ant.
(1) Des rétrccissemenls du canal de Vurèlhrcj par AIpli fiuérin (Mémoires de la Sorv^té de chirurgie^ t. IV, p. J22).
(2) Jarjavay, iiecherches sur Vurèthre, p. S5.
(3) IfllMJlIfffelAiBMiiWJHMlQMifMyP. 137.
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