DE LA CUISSE
doivent être décrites simnlianéinent, à savoir, la peau, la couche sons-cutanée et raponévix)8e d*enveioppe.
La peau de la cuisse est d'une texture serrée, épaisse en deliors, plus fine en dedans, et généralement peu extensible. Elle est pourvue en dedans de follicules sébacés abondants qui sécrètent une humeur acre dont la présence sous les bandages à fractures détermine des érythèmes et donne lieu à des démangeaisons très fatigantes pour les malades. Elle est d'ailleurs assez mobile, glisse facilement à Taide de la couche sous-cutanée sur l'aponévrose, ce qui permet d'y pratiquer avec succès la réunion immédiate.
La couche sous-cutanée est très irrégulièrement lamelleuse en avant, mais en arrière et en haut surtout, elle est aréolaire comme celle de la région fessière, avec laquelle elle se continue. En dehors et en bas, dans la gouttière qui sépare le vaste externe du biceps et marque la limite des régions antérieure et postérieure, elle est très adhérente à l'aponévrose, disposition qui rend difficile sa dissection dans les amputations de cuisse par la méthode circulaire. Partout ailleurs elle n'adhère que faiblement à l'aponévrose et glisse facilement sur les tissus sous-jacents, circonstance qui explique la rapidité avec laquelle les phlegmons diffus l'envahissent.
V aponévrose fémorale^ ou fascia lata de la cuisse, est une des plus fortes membranes fibreuses du corps humain. A cause de l'importance du rôle qu'elle joue dans les phénomènes pathologiques, elle mérite une description toute spéciale. Elle s'insère, ainsi qu'il a été dit h la région inguinale, en haut et en avant à l'arcade crurale, avec laquelle elle se fusionne d'une si intime façon, que l'une semble la continuité de l'autre ; en dedans elle se fixe à l'épine pubienne et au bord de la symphyse, sur la lèvre extenic de la branche ischio-pubienne, et tout à fait en arrière à la tubérosilé ischialique ; enfin en haut et en dehors elle se continue avec l'aponévrose qui recouvre le grand fessier.
Inférieuremeut elle se confond en avant avec le tendon large, qui termine le triceps fémoral et passe avec lui au-devant du genou ; en arrière et sur les côtés elle se continue avec les aponévroses dites jambière et poplitée, qui n'en sont qu'une continuation.
Son épaisseur est considérable, surtout en dehors. Là elle se concentre en une bandelette rubanée très distincte, de trois travers de doigt de largeur, qui s'étend par l'intermédiaire d'un muscle auquel on a donné le nom de tenseur du fascia lata^ depuis l'épine iliaque antérieure jusqu'au niveau de la tubérosité externe du tibia. Dans tout le reste de son étendue, elle est beaucoup moins épaisse, et c'est en dedans et en haut qu'elle offre le moins de résistance au niveau du corps et des attaches supérieures des muscles adducteur et droit interne. Elle est formée de fibres entrecroisées d'une belle couleur nacrée, qui laissent entre elles des ouvertures losangiques par lesquelles, de distance en distance, passent des vaisseaux ou nerfs. Ces prolongements vasculo-nerveux sont les seuls qui établissent une sorte d'adhérence entre les téguments et la membrane fibreuse; c'est là ce qui explique la possibilité du décollement de ces deux couches par une sorte de rotation de la peau sur les parties profondes, ainsi que j'en ai vu un très curieux exemple chez un ouvrier du faubourg Saint-Antoine, qui avait eu la cuisse froissée dans un cylindre de machine à vapeur.
Cette couche fibreuse enveloppe donc tous les muscles de la cuisse dans une gaine commune, et non-seulement elle est appliquée sur eux, mais elle sen^ble epcore les