‹ Traité pratique d'auscultation, ou, Exposé méthodique des diverses applications de ce mode d'examen à l'état physiologique et morbide de l'économieChapitre 21 sur 74 · II* GENRE : RALES · texte numérisé non relu

II* GENRE : RALES

Définition et division. — On donne vulgairement le nom de râle au bruit que la respiration ^ mourants fait entendre à distance etcpie produit le passage de l'air à travers les mucosités accumulées dans le laryiix, la trachée-artère ou les gros tuyaux bronchiques. Laenuec (et nous suivrons son exemple ) a pris ce mot dans une acceptbn plus étendue ; il a désigné sous ce terme « tous les bruits contre nature que le passage de l'air pendant l'acte respiratoire peut produire, soit en traversant des liquides qui se trouvent dans les bronches ou dons le tissu pulmonaire, soit à raison (tun rétrécissement partiel des conduits aériens. »

Il avait distingué cinq espèces différentes : l"" le râle crépitant humide, ou crépitation ; 2° le râle muqueux OM gargouillement ; 3° le râle sonore sec on ronflement; 4° le râle sibilant sec ou sifflement ; 5" le râle crépitant sec à grosses bulles ou craquement.

Cette classification est loin d'être irréprochable, et les pathologistes n'ont pas tardé à y introduire des changements que l'usage a consacrés. Ainsi, ivec le râle muqueux ou gargouillement on a fait deux râles distincts : le premier, auquel on a conservé le nom de muqueux, désigne uniquement le riionchus humide qui se produit dans les ramifi-

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cations des bronches ; par l'autre , le gargouillemention entend presque toujours le gros râle qui se passe dans les rameaux bronchiques dilatés ou dans des cavernes pulmonaires ; on lui a donné pour synonyme le mot de caverneux, et on se sert indifféremment des deux dénominations. Ce changement dans les termes a Tavantage d'établir une distinction tranchée entre deux phénomènes dont les caractères, le siège anatomique et la signification morbide sont la plupart du temps très-dissemblaUes, et qu'il est important de ne pas confondre. — Laennec avait fait deux râles du ronflement et du sifflement; il est beaucoup plus simple de les regarder seulement comme deux variétés du même râle, puisque tous deux se mêlent et se confondent si fréquemment et se rattachent à des conditions physiques le plus souvent analogues. — Quant au crépitant sec à grosses bulles, qui, d'après Laennec, serait un signe d'emphysème interlobulaire, les observateurs qui se sont le plus occupés d'auscultation ne l'ont pas retrouvé, assez distinct du moins, pour qu'il leur parût mériter un nom spécial, et ils l'ont rayé du nombre des bruits anormaux.

M. Andral a proposé une division des râles tirée de leur siège anatomique : il les distingue en vésiculairesj bronchiques et caverneux, — Le râle vésiculaire se forme dans les cellules du poumon ;

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