‹ Traité pratique d'auscultation, ou, Exposé méthodique des diverses applications de ce mode d'examen à l'état physiologique et morbide de l'économieChapitre 33 sur 74 · THÉORIE DE C. WILLIAMS · texte numérisé non relu

THÉORIE DE C. WILLIAMS

même qu'elles n'«ii recevaient plus du tout. Une autre preuve, c'est que le premier bruit est moins

6* Un crochet à dissection fut passé dans Tartère pulmonaire, et quand on tirait de manière à empêcher rocclusion des yalvoles semi -lunaires, le second bruit était évidemment plus faible et accompagné d'un sifflement. On passa ensuite une alêne courbe dans Taortc, pour th*er également en arrière les valvules sigmoïdes : le deuxième bruit disparut alors tout à fait, et fut remplacé par un sifflement.

?• Lorsque le crochet et l'alêne furent ôlés, le second bruit reparut, et le sifflement cessa de se faire entendre. Cette expérience, ainsi que la précédente, fut renouvelée, et les mêmes résultats furent constatés par les docteurs Hope, Johnson, Malton, et par moi-même.

8* La sixième expérience fut recommencée, et le second bmit fut racore remplacé,par un sifflement ; pendant que le docteur Hope auscultait, je retirai Talène de l'aorte. M. Hope dit aussitôt : « Voici que j'entends le second bruit. » Puis, dès que je retirai le crochet de l'artère pulmonaire, le docteur Hope s'écria : « Le second bruit est à présent plus fort, et le bruit anormal n'existe plus. »

9^ On incisa l'artère pulmonaire, et on introduisit le doigt dans le ventricule droit ; les contractions devinrent irréguli^es : le premier bruit seul était confusément perceptible.

10* Les ventricules ayanêété ouverts, il n'y eut plus que de faibles contractions, et l'on vit que les colonnes diarnues se contractaient en même temps que les fibres des parois ventriculaires.

L'expérience dura en tout une heure dix minutes, depuis le commencement de la respiration artificielle ; et jusqu'au moment où l'artère pulmonaire fut ouverte

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perceptiUe dans les grosses artères que dans le cœur {obs. û, deuxtèim sérié).

Le premier bruit ne dépend pas uniquement de Focdusion des valvules auriculo - ventriculaires {Rouanet)y comme le démontrent les observations 4, 6, 7, 8 et 9 de la première série, puisque ce bruit persistait quoiqu'on empêchât d'une manière complète ou incomplète Tocçlusion de ces valvules.

Le premier brujt n*est point prodqit par la collision des molécules du sang dans les ventricules

(Ohs. 9), les contractions du cœur furent généralement fortes et régulières.

La plupart des expériences précédentes sont communes aux docteurs Williams et Hope ; ce dernier en fit encore d'autres de son côté et il en tira les conclusions que nous avons mentionnées (page 305). Les preuves qu-il donne à Tappui de ses opinions nouvelles sont presque toutes celles qui se trouvent réunies dans la relation des recherches du docteur WilUams (p. 345 etsuiv.) ou du comité de Dublin (p. 352 ft suiv.)- Ajoutons seulement que, pour démontrer par l'analogie la possil)i]ité des bruits valvulaires, il plaçait sous Teau, au bout du stéthoscope, des bandes de toile auxquelles iPimprimait des mouvements de tension subite, et il obtenait des sons analogues à ceux des battements du cœur.

Pour prouver plus spécialement que le son des valvules auriculo-ventriculaires prend part à la production du premier bruit, le docteur Hope fait aussi valoir les raisons suivantes : « Toutes les fois que, dans nos exp^eneès, lea

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(ancienne théorie de Hope) y ccnmne le firouf eut les observations ^, 8 et 9 de la 'première séried*€%r périetices, et Tobsenratioa 9 de la deuxième iéricy puisque ce bruit se manifestait ^core même quand il n'y avait pas de sang dans les ventricules.

On peut r^arder, au contraire, comme prouvé: 1° Que Le premier bruit résulte de la comractioH musculaire y conune le démontrent les observations 8 et 9 de la première série, puisque dans ces cas il n'existait plus aucune autre source possible dé bruit, et que cependant le bruit accompagnait tour jours la systole des ventrictdes (1) ;

valvules mitrale ou tricuspide ont été détruites, le premier bruit a été modifié. — Une autre fois, je passai un fil de fef flexible par Tun des points de jonction de roreillettè §àuche avec le ventricule, et je le fis sortir du côté opposé ; puis je le ploycd en arc dont la convexité regardait la cavité Yentriculaire, de manière que sa courbure empêchât la tension et l'occlusion des valvules. Le premier bruit dimiilua d'intensité, et on entendit un souflDe déterminé par le reflux de la colonne sanguine. — Dans quelques cas de dilatatioti avec amincissement ou même ramollissement du cœur, les ventricules se contractent faiblement, et le premier bruit est non-seulement moins intense» mais encore il est changé de nature : Il est dair. C'est un véritable claquement tout à fait analogue à celui des valvules semi'lunaires. »

(1) Le docteur Williams admet aussi que dans les vio^ lentes contractions du cœur, le choc de la pointe de l'organe contre les cotes doit contribuer à la production du premier hxvàU (Loe. cit., p. 307.)

2*" Que le second bruit est produit par la réaction des colonnes sanguines artèi^ieUes qui opère la tension des valvules sigmoïdes au moment de la diastole ventriculaire : ce qui le prouve, c'est le rapport exact entre le siège de ce bruit et le point d'insertion de ces valvules {obs. 2 de la première série; obs, Z et U de la deuxième), et ce sont aussi les observations nombreuses dans lesquelles la cessation ou la réapparition du deuxième bruit étaient déterminées tour à tour par l'empêchement ou le rétablissement du jeu des valvules semi-lunaires (première série, obs, 3; deuxième série, ofe. 5, 6, 7 é?t 8).

Les faits les plus importants consignés par le docteur WUliams trouvent leur conftrmation dans les recherches qu'entreprit, en 1835, le comité de la Société britannique de Dublin (i).

(1) Ce comité, réuni sons la direction du docteur Macartney, professeur d'anatomie et de chirurgie dang l'Universilé de Dublin, se composait des docteurs Jacob, Hart, E. M'Do^el, George Greene, Robert Law, Evory Kennedy, Bruce Joy, John Nolan, Robert Adams, Hugh Cariile, et Sydney Smith.

Les animaux qui servirent aux expériences étaient en général de jeunes veaux. Chez ces quadrupèdes, le cœur est assez gros pour qu'on puisse bien observer les mouvements et les bruits, et leur âge peu avancé est une condition favorable qui permet de prolonger l'expérimentation, en ce qu'ils résistent plus longtemps à la douleur. Le pouls chez ces animaux variait de 76 à 80 battements par

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