THÊORI£ DU COMITÉ DE DUBLIN. S
d'une à l'intervalle compris entre la fin de la systole ventricuiaire et le commencement de la diastole des appendices, intervalle pendant lequel on observe peu de mouvement [dans les oreillettes; le reste appartient à la diastole et à la systole des appendices auriculairesv — 6° Les ventricules se rapprochent, dans leur systole, de la paroi anté-
fiiee antérieure de celai-d était saillante, se rapprocliait du sternum, tandis que sa pointe inclinait vers la colonne vertébrale ; dans sa systole, la surface antérieure s'éloignait du sternum, et sa pointe était légèrement tournée eo haut ou vers le sternum. Le doigt appliqué sur le ventricule pendant sa systole, sentait un léger choc.
Dans cette expérience, les rapports entre le sternum et Je ventricule pendant la diastole et la systole de ce dernier, sont presque l'inverse de ceux qui furent notés sur les quadrupèdes dans les expériences précédentes : ches ceuxci, en effet, les ventricules se rapprochent du sternum pendant l'état de tension pu systole, et s'éloignent de lui dans le relâchement ou diastole. Cette différence dépend de la structure différente du cœur chez les animaux à sang froid et à sang chaud : chez ces derniers, le gonflement des ventricules pendant la systole est effectué par l'épidssissement de leurs fibres musculaires qui sont alors dans on état de contraction, et dont la masse est considérable relativement au volume des cavités internes, tandis que, dans le cceur de la grenouille, les parois du ventricule sont minces et la cavité est grande, et l'augmentation d'épaisseur des parois du ventricule déterminée par la contractioB de leurs fibres est plus que contre-balancée par la diminution de volume du ventricule résultant de l'expulsion du sang.
S5S THÉORIE DES BBDITS DU GCEUR.
Heure du thorax ; et, de leur contact et de leur pression contre la poitrine, résulte Timpulsion ou dioc du cjpur. — 7° Le choc du cœur et le pouls des artères sont synchrones, fleulèment potir les artères voisines du cœur t dans celles qui sont éloignées, les pulsations suivent le battement cardiaque, d'autant {rfius tardivement que la distance est plus grande.
D'une deuxième série d'expériences destinées à éclairer la question des bruits du cœur (1), le comité conclut ainsi qu'il suit :
l"" Les bruits ne sont pas prodtiits par le ch(M:
(1) Cinquième eaupérience, —Sur un teau qu'on venait d'abattre, et cbez lequ^ on entretint la respiration, le stéthoscope fut appliqué sur le sternum, au-devant du cœur, et les deux bruits furent entendus distinctement : le premier était sourd et prolongé, le second bref et clair. Le sternum et les côtes furent enlevés, de manière à soustralrele eœur à toute espèce de contact avec les parois de la poitrine ; et quand alors on plaçait un stéthoscope garni d'un tube flexible sur le péricarde j au niveau des ventricules, les deux bruits étaient perçus distinctement. (On employait ce tube flexible pour empêcher le choc ou l'impulsion qu'on ressentait en se servant du stéthoscope ordinaire, et qui gênait Tobseryation.) On approcha ensuite l'oreiUe très-près du cœur, sans toutefois le toucher, et on distingua encore les deux bruits, quoique fdiblement.— Une petite planchette fut placée sur les ventricules, et mahitenue en contact avec le péricarde ; et quand on posait le stéthoscope ordinaire sur la face externe de la planchette, on enten<-
TBtOtdE DU COMITÉ DE DUBUM. K9
^ veptricoles contiie le sternum ou les côtes , nai3 p^r ^ oioiivements qui se passât 4an3 le GŒur et ses vaisseaux.
dait les deux bniits aussi distincts et presque aussi forts qu'à travers le sternum. Si le stéthoscope était appliqué sur les ventricules, près de leur sommet, on percevait très-distinctement le premier, mais le deuxième était moins évident. Si le cylindre était placé à l'origine des grosses artères, les deux bruits étaients distincts, et surtout le second. On injecta de Teau tiède dans le péricarde pour le distendre , et on entendit alors les deux bruits, mais moins clairement qu'avant Tinjection.
Sixième expérience,^ Sur un autre veau, on enleva, eomme dans le cas précédent, le sternum et les côtes ; on ouvrit le péricarde, et, au moyen du stéthoscope appliqué sur les différentes parties des ventricules^ on perçut les deux bruits avec les mêmes différences que ci-dessus. On comprima fortement les grosses artères, tout près du cœur, et le caractère du second bruit s'en trouva modifié ; quelques-uns des membres du comité crurent même qu'il cessait de temps en temps, tandis que le premier persistait sans changement aucun* On enfonça alors une aiguille fine et courbe dans l'aorte, et une autre dans l'artère pulmonaire, an>dessou8 du bord j^dhérent d'une de leurs val- VQles; on dirigea ensuite ces aiguilles de bas en haut, et on les fit repasser de dedans en dehors à travers les parois artérielles, à environ un demi-pouce au-dessus, de mai^ère que dans chaque vaisseau upe valvule se trouvait comprise entre l'aiguille et la paroi. Puis, en appliquant le siétiioscope à l'origine des grosses artères, on trouva que le deuxième bruit cessait de se faire entendre, tandis que l'on percevait encore un bruit assez semblable au premier par son caractère, et coïncidant avec la systole^
H"" Le Sternum et la paroi antérieure du thorax, par leur contact avec les ventricules , augmentent la perception des bruits.
Quelques-uns des membres du comité pensèrent que ce bruit dont nous parlons se prolongeait au delà de la durée habituelle dvi^remier bruit» tel qu'il était perçu avant llntroduction des aiguilles ; et, vers la fin de Vexperiment , plusieurs firent observer qu'ils croyaient entendre une répétition du premier bruit, ou conmie deux bruits prolongés , dont le timbre était semblable , et qu'on pouvait appeler souffles. Lorsqu'on eut retiré le cœur de la poitrine, on examina les valvules sigmoides, et l'on vit que dans chaque artère une des valvules était accolée à la paroi du vaisseau, et que son abaissement était complètement impossible.
Septième expérience, — On répéta l'expérience précédente sur un autre veau, et l'on obtint les mêmes résultats, savoir, la cessation du second bruit. Pendant Topération, le deuxième bruit reparut, quoique un peu modifié. En recherchant la cause de ce fait, on s'aperçut que l'aiguille qui avait été introduite dans l'aorte s'en était échappée; on la repassa dans ce vaisseau, et le second bruit cessa de nouveau. A l'examen du cœur, on trouva que les deux valvules saisies par l'aiguille étalent, conune dans le cas précédent, accolées aux parois artéidles.
Huitième expérience, — Sur un veau que l'on venait d'abattre, le cœur fut immédiatement extrait de la poitrine et placé sur une tid)le. On appliqua le stéthoacope sur les ventricules pendant qu'ils se contractaient encore, et, à chaque systole, on entendit un bruit semblable au premier bruit du cœur ; on ne percevait pas de second bruit. L'organe ayant cessé de battre, on détruisit les valvules semi-lunaires, et on remplit d'eau les ventricules. Le