SOUFFLE ENCÉPHALIQUE
de Boston, annonça (1) qa*il avait découvert un bruit de soufflet encéphalique chez six enfants atteints d'affections aiguës ou chroniques des méninges et d'inflammation du cerveau. Ce bruit de soufflet, synchrone aux pulsations aitérielles, était appréciable partout, mais beaucoup plus distinct au-dessus de Textrémité antérieure de la suture sagittale.
£n poursuivant ses recherches, le docteur américain dit avoir rencontré ce bruit anormal dans plusieurs cas d'hydrocéphale ou d'aicéphalite , chez les enfants qui souffrent de la dentition, et chez deux petits malades atteints de coqueluche, mais seulement au moment où la quinte de toux cessait, et pendant que l'accumulation du sang vers la tête se reconnaissait encore à la rougeur de la face.
Selon lui , ce souffle aurait son siège dans les troncs artériels de la base du crâne, et serait dû à la compression exercée sur ces vaisseaux toutes ïes fois que le cerveau est refoulé par un épanchèrent de liquide, ou augmenté de volume par un engorgement inflammatoire. Le calibre de ces artères étant alors diminué, et le sang ne circulant pins qu'avec difficulté, c'est à cette gêne de la cir-
. (0 The Med. Magas., n° ô, et Gax. mëd., t. ii, n" 2; janvier 1834.
Cnlation, et à l'excès de frottement qui en résulte, qu'il faudrait attribuer le souffle. Ce bruit anormal annoncerait, en conséquence, un étatd'«l^ gorgement ou de compression des organes enci^ phaliques.
Dans un second travail (1), le docteur Fischer a publié de nouveaux résultats à l'appui de ses premières recherches ; et il assure avoir rencontré le bruit de souffle céphalique , non-seulement dans les affections précitées, mais encore dans plusieurs cas Ôl apoplexie et de fracture du crâne.
Plus tard (2) le docteur Whitney, de Newton , a prétendu que ce souffle existait en effet dans huit affections bien distinctes du cerveau ; il croit même avoûr trouvé un nouveau signe d'épanchement cérébral fourni par l'auscultation de la voix sur le crâne : ce serait un timbre chevrotant de la résonnance vocale , tout à fait comparable à celui que donnent les épanchements de la plèvre, et que pour cette raison il nomme égophonie cérébrale.
Sans nier la réalité de ces faits, nous remarquerons qu'à part M. Gendrin, qui a pu suivre, par l'auscultation, jusque dans l'intérieur du crâne, les bruits morbides des artères (3), aucun obser-
(1) Amencan Joum. of the med. sciences, août 1838.
(2) Ibid., octobre 1843.
(3) « Dans un cas d'anéTtysme de Tartère basUaire rapporté par le docteur Whitney, le murmure était rude.